‹ Thérapeutique des maladies du foieChapitre 60 sur 103 · PAS DE LITHONTRIPTIQUE CONNU · texte numérisé non relu

PAS DE LITHONTRIPTIQUE CONNU

gulier, dont les alcalins, le chloroforme, Télher et la térébenthine sont les agents les plus efficaces

« Voici, pour ma part, comment je dirige le traitement. Lorsqu'un individu est sujet aux coliques hépatiques, je lui prescris de prendre huit jours de suite, chaque mois, un ou deux verres d'eau minérale naturelle alcaline de Vichy ou de Fougues ; puis je le laisse reposerpendantune autre semaine. La semaine suivante, il prend, au commencement de chacun des deux principaux repas, soit des perles d'éther, soit des perles d'essence de térébenthine, soit des capsules gélatineuses contenant chacune à peu près 12 gouttes d'éther et 6 d'essence de térébenthine. Le malade en prend ainsi 2, 3, 4 ; suivant la tolérance, on peut porterladosejusqu'àlO et 12 dansles24 heures. Huit autres jours de repos et reprise des boissons alcalines. Cette médication devra être prolongée pendant quatre, cinq et six mois, alors même que tous les accidents seraient complètement passés. »

L'opinion de Durand- Fardel est à rapprocher de celle de Trousseau : « L'idée que la bile contenue dans la vésicule puisse devenir assez alcaline ou assez éthérée pour dissoudre les calculs me paraît impossible à soutenir. »

Mialhe s'exprime delà façon suivante : « La dissolution des calculs biliaires et vésicaux par l'administration des médicaments spéciaux de nature alcaline est une illusion thérapeutique que nous avons partagée longtemps. Une étude approfondie des phénomènes physiques, chimiques et physiologiques qui ont lieu dans l'économie animale pendant l'administration de l'eau de Vichy nous a conduit à modifier nos convictions à ce sujet. »

L'expérience est facile à faire in vitro. Si Ton main-

UNE L!:::/V. STANFO^f^ "^''VERSlïY

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tient des calculs biliaires dans un mélange de té zm\ benlhine et d'éther, on les voit au bout d'un certa^ai temps devenir friables et finalement se dissou(k- Jt Mais Faction est lente. D'autre part, les expérien ^3ei prouvent que la térébenthine ne passe danslakz>i7e qu'en petite quantité ; quant à l'élher, il est difficile de savoir s'il traverse jamais le parenchyme hépatiq ue.

On peut en dire autant du chloroforme, qui, à l'exemple des deux précédents remèdes, dissout les matières grasses.

Le vaUria7iate d'amyîe, ou élheramyl-valérianique, dissout la cholestérine à la tepipérature du corps humain, c'est-à-dire à 37", presque aussi bien que rélhersulfurique.S'ilfaut2 gr. 20 d'éthersulfurique pour dissoudre un gramme de cholestérine, il faut 4 gr. 50 de valérianate d'amyle ; ce corps laisse bien loin derrière lui le chloroforme, puisque 20 grammes de chloroforme ne dissolvent pas plus d'un gramme de cholestérine.

Le valérianate d'amyle bout à 188** seulement, tandis que le chloroforme boutà60°,8 et l'éther sulfurique à 35°, 6; il est donc moins volatil que ces deux corps et moins prompt à s'échapper de l'organisme.

Aussi l'a-t-on préconisé comme lithontriplique. H aurait l'avantage d'être, en outre, anesthésique et antispasmodique. Une dose de 30 à 60 centigrammes serait calmante. Il faudrait augmenter les doses pour dissoudre les calculs.

Or, une augmentation suftisante des doses n'étant pas compatible avec la survie des malades, je dis que, dans l'état actuel de la science, nous ne possédons pas encore un lithontriptique digne de ce nom.

Inutile de citer l'iodure de potassium (Trousseau), le choléate de soude (Schiff, Dôbney), le succinaie

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