EXPULSION DES CALCULS
de fer (Buckler, Lothromps) et les autres prétendus lithontripliques.
3® FAVORISER l'expulsion DES CALCULS
Jusqu'au moment où les calculs ont provoqué de douloureuses coliques ou, du moins, de sourdes Couleurs, la lithiase biliaire demeure ignorée. L'ictère indolent permet de la soupçonner: il n'autorise aucune affirmation. Il semble donc impossible de chasser les calculs sans provoquer, au minimum, une Crise, une colique hépatique. Si, en réalité, Texpulsion du sable biliaire peut s'effectuer sans souffrances, on sait que tout traitement actif des cholélîthes suscite des spasmes et des accès douloureux. Je réserve la question de la colique hépatique, dont j'aurai à m'occuper tout à l'heure, n'examinant ici que les phénomènes mécaniques de la progression des calculs.
Et d'abord cette progression est-elle toujours désirable?
Certain calculs, surtout chez les personnes âgées, persistent indéfiniment dans la vésicule à l'état latent, ne causant ni douleur ni contraction expulsive. Contre ces calculs bien tolérés il n'y a pas à diriger de médication. Mais plus souvent, à un moment donné, les calculs s'engagent dans le canal cyslique et les coliques commencent. Si l'on était certain de pouvoir les chasser immédiatemen t par des pressions réitérées, du massage, de l'électrisation, il faudrait se hâter, malgré les souffrances exaspérées par de telles manœuvres, de les précipiter dans la direction du duodénum. Mais d'abord le succès de celte médication serait incertain ; ensuite on sait que les calculs
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sont multiples et qu'il est impossible de leur communiquer à tous rimpulsion libératrice. Cest donc aux procédés de douceur qu'on aura recours.
Notre médication a parfois pour effet de retarder la marche des calculs cystiques et même de favoriser leur retour vers la vésicule. La fausse sortie promet, pour Tavenir, de nouvelles coliques. Ce que les malades nous demandent avant tout,c'est de les préserver de ce jeu de va-et-vient des calculs.
Pour ce qui concerne les calculs des canaux hépatiques les procédés de douceur constituent évidemment la thérapeutique idéale.
Si nous voulons agir sur l'intestin, il faudra se défier des purgatifs violents etdes grandes irrigations. Les lavements froids, d'après la méthode de Krull, provoquent souvent de pénibles coliques; Chauffard conseille de s'en abstenir chez les sujets soupçonnés de lithiase ou d'angiocholite calculeuse.
Parmi les cholagogues, que j'ai énumérés ailleurs et dont je ne reproduirai pas ici la liste, il faut choisir ceux qui peuvent s'administrer d'une façon continue et prolongée sans troubler la nutrition.
Le sallcylate de soude est du nombre. Dujardin- Beaumelz prescrit à la fin du repas une cuillerée à dessert de la solution suivante :
Eau 250 gr.
Salicvlate de soude 15 —
Le même médicament peut être administré en lavements plusieurs jours de suite, à la dose de 6 grammes.
Lépine reproche aux salicylates de congestionner le foie. Il leur préfère les benzoates et l'acide benzoïque.
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lymphatiques du foie, et même dans la vésicule biliaire, la glycérine administrée par la voie gastrique. Or, nous savons que ni les chylifères ni les vaisseaux lymphatiques de l'estomac ne se rendent au hile du foie ; ils vont aux ganglions mésenlériqueset aux ganglions périgaslriques.
D'autre part, les physiologistes démontrent que la glycérine n'apparait ni dans le chyle ni dans le sang, même lorsqu'on en fait ingérer de fortes doses ; on retrouve seulement dans l'urine un corps qui réduitla liqueur de Fehling et parait représenter le premier aldéhyde de la glycérine (Plosz). Injectée directement dans la veine porte, elle n'est pas arrêtée par le feie (Roger). On sait enfin qu'elle n'est pas cholagogue. Comment donc enlraînerait-elle les concrétions? Comment pourrait-elle tluidilier la bile? Chauffard lui reproche de provoquer passagèrement de l'excitation cérébrale et une demi-ébriété.
J'enregistre, au nom de l'empirisme, les succès de Ferrand, mais je conteste à la glycérine le titre usurpé de « médicament par excellence » delà cholélithiase.
Vhuile d'olive préconisée dans la colique hépatique est conseillée, à titre de médicament d'usage quotidien, par quelques médecins : un verre à bordeaux tous les malins; on l'additionne de quelques gouttes d'essence de menthe.
Voléafe de soude a été prescrit, comme succédané de l'huile d'olive et de la glycérine, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme par jour, en pilules.
Au même titre. Chauffard recommande ïhuile de Haarlem^ dont le principe actif parait être l'essence de genévrier; il en donne deux perles seulement toutes les semaines, pendant l'interruption éphémère