SEIZIÈME LEÇON
(15 mai 1888.) VACCIl^ATIOA" PAR VIRUS ATTÉAXÉS
La vaccination contre une maladie infectieuse par inoculation locale est en
réalité le résultat d'une imprégnation générale de l'économie. — Il ne s'agit
pas de la difTiision de microbes migrateurs, mais du transport d'une matière
soluble vaccinante fabriquée par les microbes. Immunité par inoculation de virus atténués. • — Procédés d'atténuation
divers : vieillissement des cultures, chaleur, oxygène, lumière, dessiccation.
action des antiseptiques, passage du virus n travers des espèces animales
différentes.
Inconvénients résultant de la possibilité de complications tardives à la suite
des vaccinations par virus atténués. — Expériences qui montrent la réalité
de ces complications. Résumé des divers procédés de vaccination.
Je vous ai montré ce qu'on doit à Tempirisme dans la découverte des vaccinations; c'est lui, vous ai-je dit, qui nous a appris qu'une maladie peut préserver contre une autre et que la même maladie inoculée avec toutes ses qualités, toute sa virulence, peut garantir contre les atteintes ultérieures du même agent infectieux. Parmi les maladies qui confèrent l'immunité contre elles-mêmes, j'ai appelé particulièrement votre attention sur la variole et la péripneumonie épizootique. Dans ces deux cas, la maladie est atténuée; mais le virus qui a servi à l'inoculation ne l'était pas.
Si un virus fort peut à volonté donner une maladie bénigne, cela tient : ou à ce que, par un artifice d'inoculation, on a produit une maladie locale avant l'apparition de la maladie générale (c'est le cas pour la variole); ou à ce qu'on a localisé la