‹ Thérapeutique des maladies infectieuses [electronic resource]Chapitre 150 sur 180 · TRENTE-TROISIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

TRENTE-TROISIÈME LEÇON

(28 juin 1888.) ANTISEPSIE GÉNÉRALE

Réfutation des objections théoriques faites à la possibilité de réaliser l'antisepsie générale. — Moyens indirects par lesquels, sans tuer les microbes, nous pouvons les empêcher de nuire à l'organisme. Élimination des poisons solubles qu'ils sécrètent. Abaissement de la température fébrile pour restituer au foie sa fonction destructive des poisons. Inhalations d'oxygène. Stimulation des émonctoires et surtout de la sécrétion urinaire.

Possibilité d'utiliser les microbes eux-mêmes ou leurs produits solubles pour faire des vaccinations.

Antiquité de l'antisepsie générale directe : mercure dans la syphilis, quinine dans le paludisme, acide salicylique dans la fièvre rhumatismale, copahu dans la blennorrhagie. — Quand la guérison d'une maladie infectieuse n'est pas l'œuvre de l'organisme malade lui-même, c'est le résultat d'un médicament spécifique. La plupart des spécifiques sont des antiseptiques.

La recherche du pouvoir antiseptique de tous les médicaments connus sur tous les microbes s'impose à l'heure présente. Parallélisme indispensable entre l'expérimentation et l'observation clinique. Antisepsie générale dans la fièvre typhoïde, quinine à doses élevées : Vogt, Joffroy, Grancher. Mon mode d'administration de la quinine. — Mercure dans la fièvre typhoïde: sulfure noir, onguent mercuriel, calomel, biiodure. — Acide phénique dans la fièvre typhoïde. — Les anti thermiques sont souvent des antiseptiques.

Jusqu'ici nous avons envisagé presque uniquement l'application des méthodes antiseptiques au traitement de lésions siégeant sur les surfaces cutanée ou muqueuses, et dans les cavités closes des séreuses. Déjà pourtant, lorsque je vous ai parlé de l'antisepsie interstitielle, c'était un acheminement vers l'antisepsie générale, vers celle qui se propose de combattre les agents infectieux dans tous les points de [l'organisme à la fois, dans le sang et dans les tissus.

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