PERTES DE SEMENCE
J'ai dit en quoi consiste la véritable perte de semence nocturne involontaire; et, quoique ce sujet soit en dehors de mon cadre, je ne veux pas laisser, à propos d'une affection sur laquelle il est si souvent consulté, le praticien sans un mot de renseignement.
Quoique la spermatorrhée s'établisse quelquefois, et persiste chez des jeunes gens sains, tempérants, de bonne constitution et d'habitudes hygiéniques régulières, on la voit surtout sévir sur ceux qui, mal développés, anémiques, névropathiques, exmasturbateurs, vivent assis ou se livrent à des travaux intellectuels excessifs. Beaucoup de candidats au baccalauréat, aux écoles spéciales, ne voient cesser leurs pollutions qu'après avoir conquis le titre ou la place objet de leurs efforUvtrop assidus.
La dyspepsie, qui est une des conséquences ordinaires de la spermatorrhée, peut aussi l'engendrer. Il y a là une distinction assez difficile et très-importante à faire.
Remonter la constitution, mettre ordre aux conditions morbigènes, dont une enquête minutieuse lui aura révélé l'existence, tel doit donc être le premier soin du médecin. Mais cela ne suffit point ; il est des agents médicamenteux spéciaux contre la pollution nocturne, il est aussi des modifications particulières à introduire dans le genre de vie du spermatorrhéique. J'ai consigné, pour abréger, ces deux ordres de remèdes dans l'ordonnance suivante :
N°55. — « Boire matin et soir un demi-verre d'eau (ou d'infusion de valériane, froide), avec une, et plus tard deux, puis trois cuillerées à bouche de
Eau distillée . 500 grammes.
Bromure de potassium 18 »
« Avant chacun des deux repas, prendre deux pilules ferrugineuses de Vallet.