‹ Thérapeutique des maladies vénériennes et des maladies cutanéesChapitre 31 sur 58 · MILIAIRE · texte numérisé non relu

MILIAIRE

Bien que quelques auteurs aient, à diverses époques, considéré la miliaire comme une affection proprement dite, comme un exanthème spécial, il est cependant aujourd'hui généralement admis qu'elle constitue seulement une éruption secondaire. « Depuis que la suetfe est nettement distinguée, en même temps que le diagnostic général a acquis un plus grand degré de précision, il n'est plus question de maladie ni d'épidémie miliaires. » (Ernest Besnier, article MzVmzVe du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales.)

En effet, la miliaire survient comme manifestation secondaire dans la plupart des maladies fébriles, et surtout dans les maladies infectieuses : typhus, scarlatine, fièvre puerpérales, et dans le rhumatisme, etc.

Elle se manifeste le plus souvent en même temps que les sudamina, et s'accompagne comme eux de sueurs profuses. Elle siège principalement au niveau du pli des aines, autour du cou et sur la poitrine en avant des aisselles. Elle est caractérisée par la formation très-rapide de petites vésicules acuminées, d'abord transparentes, dont le sommet devient blanchâtre quelques heures après leur apparition ; bientôt, toute la vésicule prend la même coloration. Ces vésicules reposent sur une base rouge, érythémateuse, et, lorsqu'elles doivent disparaître, la desquamation se fait en bloc, et il reste à la place qu'elles occupaient une surface constituée par les lamelles épidermiqucs plus profondes, entourées d'un cercle formant une collerette très-peu étendue et comprenant une couche d'épiderme excessivement mince.

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