‹ Thérapeutique des maladies vénériennes et des maladies cutanéesChapitre 46 sur 58 · VERRUES · texte numérisé non relu

VERRUES

De petites excroissances cutanées, dures, du volume d'un grain de niillot à celui d'un haricot, licniispliériques, formées par l'hypertrophie de l'épidcrme avec lésion du cor[)S papillaire sous-jacent, constituent les verrues. Ces affections ne donnent lieu en général à aucune douleur ; leur durée est habituellement très-longue. Leur siège de prédilection est aux mains [poireau], quoiqu'on puisse les rencontrer sur d'autres régions du corps.

Les verrues sont quelquefois congénitales ; leur surface quelquefois lisse, normale, est cependant en général plus pigmentée que la peau adjacente ; d'autres fois il survient plus ou moins longtemps après la naissance, des poils semblables à ceux de la barbe, qui forment une cs[)èce d'aigrette ; elles constituent alois ce qu'on a décrit sous le nom de nœvus spilus ; ces excroissances verruqucuses s'observent principalement au visage ; leur forme est celle d'un pois chiche, d'où le nom de verrues cicérouiennes que leur avait donné Alihcrt.

Mais le plus souvent les verrues apparaissent dans le cours de la vie. Leur suifacc est parfois lisse, mais plus oi'dinairement muriformc, inégale, rugueuse. Elles sont recouvertes d'un épiderme normal, d'autres fois leur pigmentation est plus foncée; elles sont d'un gris jaunâtre et même d'un noir foncé. Leur forme est en général globuleuse, conique ; quelquefois elles sont pédiculées, — verrue acrochordon (Alihert) ; — ces dernières se voient au cou et aux épaules.

Les verrues peuvent persister toute la vie ou bien, après avoir duré un certain temps, linir par disparaître spontanément.

Leurs causes sont des plus obscures ; quelques auteurs ont considéré l'hérédité comme ayant une certaine iniluence sur

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