‹ Thérapeutique des maladies vénériennes et des maladies cutanéesChapitre 48 sur 58 · PARASITES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

PARASITES VÉGÉTAUX

FAVUS

Le favus [tinea favosa, lupinosa) est une affection contagieuse caractérisée par des croûtes d'un jaune soufré, arron-

FAVUS. , 817

dies, plus ou moins épaisses, sèches, pulvérulentes, d'une odeur de souris, déprimées en godet à leur centre et dues à la présence d'un parasite végétal (açhorion Schœnleinii) . Ces croûtes peuvent être isolées, disséminées (favus dispersus), ou être confluentes (favus confertus) .

La teigne faveuse débute souvent d'une façon insidieuse par une rougeur érythémateuse plus ou moins étendue, de forme circulaire, et sur laquelle il se fait une légère desquamation furfuracée. Ainsi que l'a noté M. Bazin, il survient une éruption pustuleuse discrète qui précède l'apparition des godets faviques. Les cheveux deviennent ternes, ils sont plus secs et plus cassants. Peu de temps après on voit survenir sur le tégument de petits points jaunâtres avec une dépression centrale traversée par un poil. Cette dépression centrale a la forme d'un godet, elle constitue un des signes les plus caractéristiques de la teigne faveuse.

M. Bazin admet trois variétés de la teigne faveuse : la variété urcéolaîre, qui est isolée, discrète : c'est la forme, de début ; on l'observe à la périphérie des éruptions faviques ; la variété scutifonne, nummulaire [porrigo sciitulata) ; enfin la variété squarreuse [porrigo sqiiarr osa). Ces variétés ne sont pas admises par tous les auteurs ; M. le professeur Hardy, notamment, considère que les différences que présentent les deux dernières au point de vue de la forme tiennent simplement à l'âge du parasite.

L'examen des cheveux donne les résultats suivants : à mesure que les godets faviques se développent, les cheveux sont plus rares, ils sont décolorés, d'une couleur gris-souris, atrophiés, amincis, fragiles.

Les croules faviques exhalent une odeur fétide que l'on a comparée à celle de la souris, à celle de Turine du chat, de moisissures, de matières animales en macération.

La présence du parasite, des applications irritantes, les grattages du malade donnent parfois naissance à des érup-

81S AFFECTIONS PAIlASTÏAinES.

lions concoTnilnntos : iiiiprlij^o, cclliyinn, (^l(;., donl l(!s srcn''tioiis viciinciil so joindin; ;mx croiUes J.iviques cl coiilrihiuviil, d.uis cerl.iiiis CMS, ;'i iciidic lo diagnostic plus ou moins dillicile. On('l<ni('l'ois Jiussi on y tonconln; on (jUiinlilô considrialde des ponx, doid, la présence augmenlc encore l'irrilalion du cuir chevelu.

Quelle que soil la région du cor|)s occupée par le favus, celui-ci présente toujouis les pliénoniènes cara(;téristi(pi(îs (pie nous avons signalés. Toutel'ois, c'est au cuir <;li('v(dn (pi'on le rencontie le |)lns liahitucllement, mais on jx^it l'observer aussi [tartout où il (îxiste d(;s poils. Localisé le plus souvent h la tête, il est l'réqiuînt de voir le l'avus se propager sur les autres régions du corps par l'action du grattage. Ainsi il n'est pas rare d'observer le favus des ongles. Cette variété a été parfaitement décrite par M. l>azin qui en a Irnuineusenuîrrt expli- (pié la geiu'îse.

Au bout d'un lenqis plus ou moins long, les eroûles perdent cciltc dépression cnpnlirorine et la coloration jaunrdrc qui les caractérisent; elkis pâlissent, devieinient rugU(!US(!s, irrégulières, tombent en partie, entraînant avec elles vnie partie des cheveux et laissent à découvert des surfaces lisses, rouges, enniimmées, déprimées en certains ])oints. A cette période, la pa[Mll(' (pii a élé atLiTinte par le parasiLc; s'atrophie et il arrive un moment où, sous l'inlluencc l'avi(jue, le poil se détache , le follicule se détruit et il y a calvitie définitive.

Nous n'entrerons pas dans \v, détail des phénomènes (pii caractérisent la marche du favus et des désordres ([u'il produit sur le chev(!uetsur la papille pylilëre : on les tiouvera admirablement décrits dans l'ouviage de M. l^azin. [Leçons Ihéoriqueè et diaù/ues sur les affecl.ioiis cutanées parasitaii'cs.)

Toutefois, si la teigne (^st récente et si les cheveux n'ont pas encore subi d'altération giave, ils peuvent se re])roduirc dans les mêmes conditions où ils existaient auparavant. Il

FAVIIS. SI!)

importe donc do ooimnoncer toujours lo liiiilouioul aussilol, quo possiMc.

La Loif^iio |)(îu(. ii,uôiir spoulaïu-uiciil, ; sa dui'oc, dans ci' cas, est très-longue. Auliel'ois surtout il iTétait p.is rare de voir des adultes (|ui en étai(Mit alTcctés (l(![)uis louv (Mdani^e. . La i^'uérison s'opère alors par la chute des cIk^vcux et Tatropliie consécutive des rollicnles pileux, puis du cuir clievelu; mais le plus souvent ou voit ralTec'tion se i^énéraliscr vi le favus passer suc.cessiveuieut d'un point à un aidée juscpi'à ce que l'alopécie soit (;ouq)lète.

M. lia/in, le |)reuiier, a démontré (pic l<' l'avus n'existe pas seulement dans les ci'oûles l'aviipies, mais «pi'on lrouv(^ le ])arasite sur l;i racine, sur le l)ull)e (M. jiis(|ue dans l'épaissiMU" du cheveu.

Depuis les nMuaiwjiiahles travaux de M. lia/iii, on |)eul dire que la teigne laveuse n'(!st plus une uialadie grave, et juènu^ de toutes les teignes c'est la plus l'acile à guérir. La guéi'ison d'ailleurs, sera d'autant plus rai)i(l(î (pic ralTcction est de date plus récente et occupcî des régions plus liniité(^s.

I,a teigne laveuse s'ohserve plus rré(jneinnient dans l'cnl'aiice et rad(desc(!nc(* ; on la rencontre .iiissi plus souvent chez les gairons (jue clur/, les (ilhîs, ce (|ui peut tt>nir ;"i ce (|iic. che/, les preiuiers ou échange j)lus volontiers, entre camarades, hvs coifrurcs et les ohj(!(s de toilette;.

Si clic sévit plus dans les classes pauvr(\s <pie <'he/, les personnes aisées ou riches, il Tant l'attrihiicr uni(pi(Mn(Mit à ce que les soins d(! |)roprcté l't d'hygiène sont uiieux ohs(>rvés che/. les seconds et les contacts accidentels moins répétéis. Elle est aussi plus fréquente dans les campagnes <pie dans les villes.

Quant à rinociilation, doiil, nous n'avons pas à nous occuper ici, elle réussit toujours ainsi (pu; l'ont dénioutré his (!Xpéricnccs di; MM. IJa/in et Del'lis (;t d'aiilrcis ohseivateurs.

Traitement. — Autrefois h; tr;iit(!m(!iit de la teigne laveuse

était exclusivement empirique ; il ne pouvait du reste en être autrement en raison de l'ignorance où l'on était de la véritable nature de cette affection. Des théories erronées ou confuses sur la pathogénie de la teigne avaient naturellement donné naissance à des méthodes de traitement imparfaites ou incomplètes : aussi la guérison était-elle, dans la plupart des cas, incertaine ou du moins extrêmement tardive.

On épilait, il est vrai, depuis longtemps (à Paris, les frères Mahon employaient depuis plusieurs années divers procédés épilatoires, à Lyon et dans d'autres villes on avait et on a en- '^ore recours à la calotte), mais comme on employait indifféremment l'épilation pour toutes les maladies du cuir chevelu, il était très-difficile de pouvoir apprécier les résultats.

C'est à M. Bazin que revient l'honneur d'avoir le premier posé les règles scientifiques du traitement de la teigne. Le voici tel qu'il se pratique à l'hôpital Saint-Louis :

On commence par nettoyer la tête des croûtes qui la recouvrent, à l'aide de cataplasmes de fécule, de lotions émollientes, de bains. Immédiatement après la chute des croûtes on commence l'épilation (M. Bazin la fait précéder d'une application d'huile de cade, qui a pour but de rendre l'arrachement plus facile, partant moins douloureux) . On coupe les cheveux en les laissant d'une longueur de deux centimètres environ ; on. les arrache alors avec une pince à mords plats, soit isolés, soit deux ou trois à la fois. 11 faut au moins trois ou quatre jours pour terminer l'épilation du cuir chevelu en entier. Chaque séance dure environ deux heures, avec de nombreux intervalles de repos. Pendant l'épilation, on fait des lotions avec une solution de sublimé :

Eau dislillée. . 200 »

Sublimé 1 «

Alcool S. Q. »

Quand l'épilation est terminée, on laisse reposer les ma-

FAVUS. ■ 821

lades pendant deux ou trois jours, en faisant dans l'intervalle des onctions avec du saindoux, ou, si l'irritation est trop vive, en appliquant des cataplasmes d'amidon ou de fécule de pomme de terre. Puis on fait chaque jour, matin et soir, une friction avec la pommade au turbitli au 50*.

Quand les cheveux sont repoussés assez longs pour pouvoir être saisis de nouveau avec une pince^ c'est-à-dire au bout de trois semaines k un mois, on pratique une nouvelle épilation. Notons en passant que la première épilation surtout est douloureuse, les autres le sont beaucoup moins.

On répétera une troisième et même une quatrième fois l'épilation, si cela est nécessaire et à peu près à la distance d'un mois.

Pour le favus des ongles, on coupe ou on lime la substance unguéale jusqu'à ce qu'on soit arrivé à la matière favique, que l'on attaquera alors par les lotions de sublimé.

Le favus du corps sera traité par l'épilation et les bains de sublimé ; en général, une seule opération suffit.

Dans le favus circonscrit du cuir chevelu, il n'est pas nécessaire d'épiler toute la tête ; des épilations partielles suffisent si l'on a soin d'enlever les cheveux dans un certain rayon autour des plaques cryptogamiques. La plus grande résistance des cheveux indique toujours que l'on est parvenu sur un terrain sain.

La durée moyenne du traitement de la teigne faveuse, à l'hôpital Saint-Louis, est de quatre à cinq mois ; quant aux récidives, elles paraissent assez rares, surtout si on les compare à celles de la teigne tondante.

Enfin — et c'est un des points les plus importants du traitement de cette maladie — à quels signes peut-on reconnaître qu'un sujet est guéri de son favus? Nous renvoyons pour la discussion de cette question au chapitre de la teigne tondante, afin d'éviter des répétitions.

TRICHOPHYTIE

(herpès CIRCmÉ, HERPÈS TONSURANT ET SYCOSIS.)

Ces trois affections sont dues au même parasite, le trichophyton, qui a été découvert par Gruby, en 1859. C'est M. Bazin qui, le premier, a fait savoir que ces trois maladies, que l'on considérait avant lui comme distinctes, voire même comme non parasitaires, étaient caractérisées par un seul et même champignon; et il les a décrites sous le nom de teigne tonsurante, en précisant avec soin les différences que les variétés de siège peuvent imprimer â l'aspect extérieur de la maladie.

M. Ilardy, partant du même principe, a groupé ces affections sous le nom générique de Irichophytie , tout en les décrivant séparément sous les désignations de tricliophytie circinée, tonsurante et sycosiqiœ.

Quelque défectueuses que soient les expressions de herpès circi7ié, herpès ionsurani et sycosis, nous croyons cependant devoir les conserver, comme étant encore employées par la plupart des médecins.

1° Herpès circiné. — Il se présente sous forme de petites taches rouges, arrondies, légèrement saillantes. Ces taches sont rugueuses et le plus souvent recouvertes de petites squames épidermiques : il se fait parfois aussi de légères poussées vésiculeuses, que leur existence éphémère ne permet pas toujours de reconnaître. Ces taches, à mesure qu'elles s'étendent par leur périphérie, guérissent au centre, tout en conservant leur forme circulaire. Elles forment alors des anneaux plus ou moins ronds, de dimensions variables, dont le bord un peu rouge s'élève légèrement au-dessus du niveau de la peau, tandis que le centre se rapproche graduellement du plan normal. Parfois', on trouve deux ou trois anneaux

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■concentriques, à développement successif et de nuances variées — herpès iris parasitaire, de M. Bazin — (que cet auteur recommande de ne pas confondre avec l'herpès iris de Bateman, qu'il considère comme une artliritide, variété de l'hydroa bulbeux). L'évolution s'accompagne d'une démangeaison plus ou moins vive.

L'herpès circiné peut se développer sur toutes les parties du tronc; on le rencontre surtout à la face, à la nuque, aux avant-bras, sur la poitrine, les épaules, dans la région inguinale. C'est aux grattages du malade qu'il faut le plus souvent attribuer le transport de la maladie d'un point à l'autre ; il en est ainsi notamment pour le dos de la main dans les éruptions parasitaires de la face.

2° Herpès toiisurant. — Je crois devoir réserver le nom d'herpès tonsurant ou teigne tondante à la localisation du trichophyton au cuir chevelu.

11 commence par du prurit et des rougeurs érythémateuses, sur quelques parties du cuir chevelu. Les cheveux sont décolorés, ternes, secs, friables, brisés à quelques millimètres du cuir chevelu et en général engainés dans un mélange de squames épidermiques et de spores qui les fait paraître plus courts qu'ils ne le sont en réalité. Si on cherche à les arracher à l'aide d'une pince, suivant l'intensité de la lésion, ils se cassent soit vers l'extrémité de la pince, soit dans leur partie intra-dermique. Les cheveux de la plaque sont enchevêtrés les uns dans les autres et présentent un aspect broussailleux caractéristique. Il se forme ainsi, après une certaine durée de la maladie, des plaques arrondies assez semblables à une tonsure ; mais au début, il a fallu beaucoup d'attention pour constater la présence de quelques cheveux rompus au milieu de ceux qui sont encore indemnes. En ces points, le cuir chevelu est légèrement tuméfié, sa coloration est plus foncée, elle devient bleuâtre, ardoisée ; très-souvent ces places sont" recouvertes d'une couche épaisse de squames qui leur don-

lient une apparence pityriasique. Elles forment des disques ou des arcs de cercle plus ou moins réguliers, de dimensions variables, qui s'accroissent du centre à la périphérie. Dans certains cas rares, on observe des poussées vésiculeuses ou pustuleuses, qui donnent à ces plaques l'aspect d'un eczéma ou, d'un impétigo. Il est facile de comprendre que la présence du parasite peut déterminer des éruptions variées, suivant les individus. Il y a, en général, plus d'une plaque d'herpès tonsurant sur le cuir chevelu; la réunion de plusieurs plaques donne souvent lieu à des surfaces irrégulièrement étendues, mais conservant toujours une forme circulaire qui est le caractère commun à toutes les plaques d'herpès tonsurant.

5^ Sycosis parasitaire. — Le sycosis parasitaire survient dans la dernière période de l'herpès tonsurant. Certains malades peuvent rester indéfiniment à la période herpétique ou pityriasique, même lorsque l'affection a son siège à la face. Chez d'autres, au contraire, la lésion passe très-rapidement à la période tuberculeuse ou sycosique, et cela sans qu'on connaisse les conditions qui président à ces différences.

Le sycosis parasitaire peut débuter soit par des éruptions érythémateuses de différentes formes, soit par des vésicules, des pustules et même des papules. Dans ce dernier cas on retrouve presque toujours, dans le voisinage, des arcs de cercle ou des disques érythémateux ou herpétiques qui sont un des meilleurs éléments de diagnostic de la nature parasitaire du sycosis.

Quelle que soit la lésion cutanée symptômatique produite par la présence du parasite végétal, le poil s'altère bientôt, il devient terne, sec, cassant, se recouvre d'une espèce de duvet blanchâtre, cryptogamique qui l'enveloppe à sa base et lui forme une gaîne amiantacée plus ou moins complète.

Mais à ces altérations succèdent bientôt d'autres phénomènes : c'est à ce moment que se développe en réalité l'affec-

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tion connue sous le nom de sycosis. Il se produit alors une véritable éruption pustuleuse ; ces pustules sont recouvertes de croûtes, elles occupent la base des poils, parfois elles sont disséminées dans la barbe, d'autrefois elles se réunissent par groupes et forment des plaques plus ou moins étendues. Dans d'autres cas, au lieu de pustules, ce sont de véritables nodosités, rouges, volumineuses dont la présence détermine un aspect inégal, mamelonné. L'inflammation est quelquefois très-vive; aussi la présence des pustules, des nodosités et des éruptions furonculeuses (surtout lorsque les parties sont ulcérées) donne à la face un aspect repoussant. — C'est le follicule pileux qui est évidemment le point de départ de la maladie. Les poils sont altérés, ils se détachent alors et parfois même tombent facilement. Si à cette période on recherche le champignon, il n'est point rare de ne pas le rencontrer. Que s'cst-il donc passé dans ce cas? M. Bazin Fa, croyonsnous, expliqué d'une manière péremptoire : « Une sécrétion purulente assez abondante a lieu, dit le savant raonographe des Maladies cutanées parasitaires , dans le follicule dont les parois sont enflammées dans toute leur étendue. Le pus sécrété joue, à l'égard du champignon qu'il baigne, le rôle d'un agent parasiticide. Le cryptogame est donc détruit, au moins en très-grande partie ; et il est, sinon impossible, au moins très-difficile de trouver des spores sur les poils. » C'est ce fait important, capital : destruction plus ou moins complète du parasite par le pus , si bien mis en lumière par M. Bazin, qui permet de comprendre certaines guérisons spontanées du sycosis.

Dans certains cas les diverses affections dont nous venons d'esquisser rapidement les caractères principaux, se rencontrent sur le même individu; la coexistence d'une ou de plusieurs de ces éruptions n'a rien d'étonnant puisqu'elles reconnaissent toutes pour cause le même élément morbide, le trichophyton.

L'herpès circiné, l'herpès tonsurant et le sycosis parasitaire n'exercent pas d'influence directe sur la santé générale. Abandonnés à eux-mêmes ils peuvent, il est vrai, guérir spontanément, mais en provoquant l'alopécie du cuir chevelu ou de la barbe ; il importe donc , surtout à ce dernier point de vue, d'agir aussitôt que possible.

La teigne tondante est une maladie de l'enfance , on ne la rencontre pas habituellement chez l'adulte. Le sycosis parasitaire attaque presque exclusivement l'homme ; l'herpès circiné se rencontre à peu près indifféremment chez l'homme, la femme et l'enfant.

Si dans les teignes il est nécessaire , comme nous l'avons déjà dit, d'isoler les malades, cette précaution est surtout indispensable quand il s'agit de sujets , d'enfants atteints de trichopliytie et notamment de la teigne tondante. Il faut, du reste, avoir soin de tenir la tête des malades toujours recouverte, soit d'un bonnet soit d'un topique adhésif, afin d'empêcher la contagion.

Traitement. — De même que pour la teigne faveuse, la thérapeutique de la trichophytie repose tout entière sur la destruction du parasite. Au début, notamment dans l'herpès circiné, alors qu'il n'existe encore qu'une ou deux plaques d'herpès, on pourra employer un traitement abortif à l'aide du crayon de nitrate d'argent que l'on passera sur les parties malades. Quoique la lésion soit cependant encore assez superficielle, il faut cautériser énergiquement si l'on veut détruire le parasite ; aussi ce procédé a-t-il l'inconvénient de laisser quelquefois des cicatrices. M. Gailleton recommande d'employer, à cette période de la maladie, un emplâtre de Vigo qui agirait tout à la fois comme parasiticide et comme moyen de protection en empêchant la dissémination des spores; mais, on le sait, rien n'est plus capricieux, plus variable que l'effet local à attendre de l'emplâtre de Vigo.

Mais l'emploi de l'épilation est jusqu'à présent le mode de

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traitement le plus rationnel et le plus efficace auquel on puisse avoir recours; on y ajoutera, bien entendu, l'usage des préparations parasilicides pour détruire dans les follicules les éléments parasitaires qui n'auraient pas été entraînés avec les cheveux. Les lésions trichophytiques peuvent , il est vrai, guérir sans que l'on ait recours à l'avulsion des poils , mais on doit considérer l'épilation comme indispensable dans un certain nombre de cas et dans tous comme abrégeant notablement la durée du traitement. Depuis longtemps, du reste, l'épilation était un des éléments essentiels du traitement Mahon. La thérapeutique, d'ailleurs, variera suivant la nature des éruptions provoquées par le trichophyton. Quelques auteurs avaient aussi fait mention antérieurement de l'épilation pour la cure des teignes, mais c'est à M. Eazin que revient l'honneur de l'avoir érigée en méthode rationnelle. Avant d'épiler, il fait presque toujours recouvrir la tête ou toute autre partie malade d'une couche d'huile de cade pour faciliter l'opération et la rendre moins douloureuse.

L'herpès circiné guérit quelquefois spontanément. Le plus souvent on peut obtenir sa guérison dans l'espace de deux à sept semaines , à l'aide de moyens divers tels que : la pommade au turbith (1 à 3 gram. sur 50 gram. d'axonge), au soufre (2 gram. de soufre sublimé pour la même quantité d'excipient), des lotions au sublimé (1 gram, sur 100 à 500 gram. d'eau distillée), etc.

M. Hardy emploie de préférence dans ces cas une pommade sulfo-alcaline comme celle usitée contre la gale :

Dans l'herpès circiné — quand il existe sur des régions autres que le cuir chevelu et la barbe et qu'il occupe des surfaces étendues — l'épilation n'est pas toujours nécessaire, et l'on peut se borner aux frictions et aux lotions parasiticides. Du reste, dans les affections parasitaires de la face qui ne sont pas encore arrivées à la période sycosique, M. Bazin

s'abstient de l'épilation, à moins que la lésion ne soit trèslimitée et restreinte à deux ou trois petits cercles.

Dans la localisation du tricliophyton au cuir chevelu, il importe de pratiquer l'épilation aussitôt que possible et sur toute l'étendue des surfaces affectées. L'épilation à la pince est souvent alors très-difficile et il est même des cas où il est impossible de saisir un seul cheveu sans le casser. Aussi M. Gailleton^ conseille-t-il de lui associer l'emplâtre de Baumes, qu'il applique immédiatement après. Toutefois nous pensons, contrairement à notre savant confrère, que l'on doit conseiller l'épilation à la pince dans les premières périodes de la Irichophytie tonsurante, alors qu'il y a encore des cheveux, et non, comme il l'indique, lorsque la maladie est déjà avancée ; il ne reste plus, en effet, à ce moment, que des cheveux brisés presque au niveau du cuir chevelu, par conséquent impossibles à saisir, ou des poils follets extrêmement friables. L'emplâtre agglutinatif de Baumes peut, dans ces circonstances, rendre de très-bons services et on doit le préférer à l'épilation à la pince.

Dans cette variété de la trichophytie, l'avulsion des poils est indispensable, bien que la guérison soit spontanée, soit à l'aide d'autres moyens, puisse s'observer ; mais dans ces cas elle n'a lieu qu'après un temps très-long.

Dans la teigne tondante, l'épilation présente des difficultés que l'on ne rencontre ni dans la forme sycosique de la trichophytie, ni dans la teigne faveuse. Les poils étant extrêmement friables, il est fort difficile de ne pas les casser en en faisant l'avulsion; aussi plusieurs épilations très -soignées sont-elles nécessaires pour arriver à enlever tous les cheveux malades.

On doit aussi avoir soin d'épiler les cheveux qui entourent la plaque trichophytique, afin de ne laisser autant que pos-

* Des affections cutanées produites par le trichophyton, p. 24.

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sible aucun parasite dans le voisinage ; c'est-làune précaution non pas absolument indispensable, mais dont l'utilité paraît très-rationnelle, s'il est vrai, comme on l'admet généralement, que la propagation de la tricliophytie a lieu par les follicules pileux.

L'épilation se fait par petites surfaces, en ayant sqin de la faire suivre chaque fois d'une lotion parasiticide, de sublimé au 3 ou 4 centième que l'on applique avec une petite éponge ou une brosse douce. On recommence ainsi plusieurs fois jusqu'à la fin de la séance. Ces lotions de sublimé sont continuées, matin et soir, pendant deux ou trois jours après que l'épilation est terminée ; puis ou les remplace par des onctions avec la pommade au turbith.

Quelques heures après l'épilation, on fait une onction avec la pommade cadique :

Axonge 20 grammes.

Huile de cade 2 »

(Bazin.) ou mieux, avec la pommade au turbilh :

Axonge. 15 grammes.

Huile d'amandes douces. ... ) ^ ^

(jlycerine )

Turbith minéral. .... 0. 50 cenfigr.

(Bazin.)

M. Hardy emploie de préférence la pommade sulfo-alcaline.

A quel moment faut-il cesser l'épilation? C'est-là un point fort important, et sur lequel M. Bazin a donné des indications très-précises :

Après chaque épilation, dit-il, les cheveux se reproduisent avec des altérations de moins en moins prononcées. Au début ils étaient frisés, coudés, tortillés sur toute l'étendue des plaques malades ; maintenant on voit successivement diminuer

le nombre de ceux qui sont altérés jusqu'à ce que tous présentent l'aspect normal. L'apparence rugueuse, qui était due à l'érection des follicules malades , s'efface aussi graduellement. En même temps, la coloration brunâtre , ardoisée du cuir chevelu, disparaît complètement. C'est là un symptôme en quelque sorte pathognomonique de la guérison et auquel on doit attacher une grande importance.

Dans le sycosis , la première indication à remplir est de combattre, si elles sont intenses, les affections concomitantes, les phénomènes inflammatoires. Dans ce but on aura recours aux préparations émollientes , comme pour le favus : cataplasmes de fécule, de pomme de terre, lotions émollientes, bains , purgatifs légers ; on institue ensuite l'épilalion que M. Bazin commence en général dès le début, après application préalable d'huile de cade. En même temps, on fait des lotions ou des onctions parasiticides.

Souvent, comme nous l'avons déjà indiqué, la suppuration qui a envahi le folHcule pileux a fait disparaître le champignon ; néanmoins l'épilation est encore nécessaire, car il faut enlever le poil qui agit alors comme corps étranger et contribue puissamment à entretenir la folliculite.

L'épilation joue donc encore ici le principal rôle, mais elle n'est pas toujours aussi simple et aussi facile qu'on pourrait le supposer. J'ai vu plusieurs malades chez lesquels l'épilation était presque impossible, tant les souffrances qu'elle provoquait étaient cuisantes. Chez un sujet entre autres que j'ai observé dans le service de M. Lailler , on avait essayé, mais sans succès, tous les anesthésiques locaux: éther pulvérisé, mélanges réfrigérants , applications émollientes et calmantes, etc.

En raison de toutes ces circonstances il est bien difficile, sinon impossible, de déterminer d'une manière précise la durée du sycosis. D'une manière générale, il est bien évident qu'elle sera surtout en rapport avec le genre de traitement

TRICHOPHYTIli. 831

employé. Si l'on se borne aux lotions parasiticides , la mentagre peut durer indéfiniment , toujours un temps plus long que si on y adjoint l'épilation préalable.

Mais si avec l'épilation aidée de préparations parasiticides on obtient toujours la guérison de la teigne tondante, il est certain aussi que dans quelques cas cette épilation est difficile à pratiquer. A Paris, à Lyon, etc., dans les grands centres en un mot, où se trouvent des hôpitaux spéciaux, on a sous la main un personnel nombreux, intelligent, habitué à se servir des pinces épilatoires ; mais dans les petites villes, dans les campagnes, croit-on qu'il soit facile de trouver des personnes aptes à faire cette délicate opération ? Le premier venu ne peut pas savoir épiler et il faut non-seulement de l'adresse, mais une certaine habileté pour épiler convenablement un teigneux. La calotte est un moyen douloureux et dont l'application n'est pas toujours facile. Aussi ce mode de médication ne saurait-il être considéré comme le dernier mot du traitement des teignes , et on doit regarder comme un véritable progrès le moyen qui permettrait de guérir ces affections sans avoir recours à l'épilation.

C'est, du reste, vers ce but que paraissent tendre les recherches des dermatologistes modernes.

Après de nombreux et méthodiques essais, M. Lailler a remplacé l'épilation par la rasure. Après avoir fait raser les plaques dans une étendue un peu plus considérable que la lésion elle-même, il fait pratiquer matin et soir sur les parties malades des onctions avec une pommade composée avec parties égales d'axonge et de chlorure de sodium. Ces frictions déterminent au bout de quelques jours une inflammation de la peau, une dermite qui détruit le parasite et amène ainsi la guérison ; la durée du traitement paraît être la même que par les procédés ordinaires ; toutefois sous l'influence de la pommade au chlorure de sodium les cheveux repousseraient mieux

M. Lailler a encore essayé une pommade plus irritante, avec l'huile de croton au quart, au tiers et même à la moitié. Il faut qu'elle ait une certaine consistance, qu'elle ne amie pas, afm d'éviter toute irritation sur les parties voisines. Appliquée sur les plaques rosées, celles-ci deviennent animées, rouges, enflammées, il survient une dermite parfois même assez intense. C'est là du reste un des inconvénients de cette préparation, sur lesquels M. Lailler a appelé l'attention; la dermite pourrait en effet, si elle persistait trop longtemps, entraîner à la longue l'oblitération des follicules pileux et par suite une calvitie partielle. Cette pommade n'est appliquée que deux ou trois fois au plus et d'une manière successive. En un mot, il ne s'agit que de provoquer une poussée, aussi dès que la pustulation apparaît, M. Lailler a soin de faire cesser le remède.

La pommade à l'huile de croton paraît du reste favoriser l'épilation, les cheveux se détachent plus facilement ; aussi M. Lailler emploie-t-il de préférence aujourd'hui ces deux méthodes combinées dans le traitement de la teigne tondante.

Un autre remède populaire, en Angleterre, est l'application de l'encre noire, qui agit par l'acide tartrique qu'elle contient. Balmanno Squire conseille de laver les plaques avec de l'acide acétique dilué ou avec du savon mou et d'essuyer ensuite avec un linge rude. Selon lui, ces remèdes agissent en dissolvant les squames et les couches superficielles de l'épiderme, et détachent ainsi avec les cellules, les produits parasitaires qui se développent sur eux.

On a proposé encore contre la teigne tondante la pommade de phénate de soude au 6% sans épilation (Bourbier). Des solutions concentrées de borax ; des lotions avec l'hyposulfite de soude (16 grammes sur 200 grammes d'eau). On a conseillé aussi de raser autour d'une tache une zone de cheveux sains et de faire sur la surface ainsi mise à nu une friction énergique avec l'huile de goudron ou une autre essence

TRIGHOPHYTIE. 85 ">

hydrocarbonéc. Alors on recouvre la plaque d'une poudre composée de tannin, d'iode et de gomme arabique, que l'on humecte avec quelques gouttes d'huile et que l'on applique énergiquement à l'aide d'un bouchon de liège, en frottant fort. On répète cette application plusieurs fois de suite jusqu'à ce que la plaque ait été recouverte d'une couche de pâte épaisse de 5 millimètres environ et on laisse sécher. Cette croûte doit rester en place trois ou quatre jours, puis on fait une nouvelle application. L'avantage de ce mode de traitement serait de n'exiger que des pansements rares, de ne pas irriter et d'éviter l'auto-inoculation {'m PractUioner, 1874).

Le docteur Dyce Ducluvorth conseille pour la teigne tondante le traitement suivant : couper les cheveux très-courts ; deux fois ou au moins une fois par jour, bien savonner la tête avec du savon de pétrole et ensuite la laver avec de l'eau chaude. Une fois sèche, chaque place malade est frottée avec une éponge imbibée de la solution suivante :

Acide acétique . 1 gramme.

Eau de roses 10 »

Sur le reste de la tête on fait des onctions avec de l'huile.

L'auteur a renoncé à l'épilation qui est souvent très-diflicile sinon impossible et parfois très-douloureuse (in Saint Bartholomew Hosp. reports, vol. X, 1874).

Enfin, le docteur Gee recommande contre la teigne tondante la méthode suivante : couper les cheveux très-courts ; laver le cuir chevelu avec de l'eau chaude et du savon deux fois par jour; faire une friction énergique avec une pommade au sulfo-cyanure de potassium, en ayant soin de ne pas essuyer (in Lancet, février 1874).

La durée de la teigne tondante, quel que soit le mode de traitement employé , est toujours longue. Elle peut varier de huit mois à deux ans; période assez prolongée, il est vrai, mais qui sera loin de paraître démesurée à ceux qui

8ôi AFFECTIONS PARASITAIRES.

se rappellent la lenteur et l'insuffisance des méthodes anciennes.

Enfin, à quels signes peut-on reconnaître qu'un individu atteint de favus ou de tricliophytie est complètement guéri ? C'est là, on le comprend, une des questions les plus importantes à résoudre ; le renvoi dans sa pension ou dans un asile d'un enfant encore malade, pouvant avoir, au point de vue de la contagion, les plus grands inconvénients.

Tant que l'on trouve des cheveux courts, d'inégale longueur, se cassant par la traction, que les tonsures ne sont pas entièrement recouvertes, il faut être très-prudent, trèsréservé sur son jugement et tenir les malades en ohservation jusqu'à ce qu'il ne reste pas le moindre doute sur une guérison complète. Le retour du cuir chevelu à son apparence normale est également une très-précieuse indication.

PITYRIASIS VERSICOLOR

A côté du favus et du trichophyton, qui donnent lieu à desaffections cutanées variées dont le siège le plus hahituel est au cuir chevelu et dont un des traits caractéristiques est la pénétration du pai'asite dans les follicules pileux (teignes), il existe une affection parasitaire (le pityriasis versicolor) produite par un autre parasite végétal, le microsporon furfur, découvert en 1846 par Eichstedt.

Ce parasite, épidermophijton de M. Bazin, a son siège presque exclusif dans l'épiderme ; on le trouve quelquefois,, mais rarement, sur les poils follets (Bazin).

Le pityriasis parasitaire, pityriasis versicolor, se présente sous l'aspect de taches de nuances et de formes variées. Elles sont en général jaunâtres, café au lait, quelquefois hrunes et môme noirâtres. Dans d'autres circonstances, leur coloration est si peu marquée qu'on a quelque peine à les

PITYRIASIS VERSICOLOR. 835

(lisliiiûoer de la teinte des tissus environnants. Ces taclies sont de dimensions et de configurations extrêmement variables. Parfois ce sont de petits points isolés disséminés sur différentes parties du corps ; d'autres fois elles ont l'étendue d'une pièce de cinq francs, de la paume de la main ; elles peuvent même recouvrir le tronc tout entier. Leurs contours sont en général irréguliers, sinueux, comme ceux d'une carte de géographie ; ils ne présentent jamais cette disposition annulaire, circinée, en arcs de cercle, des autres affections parasitaires. Sur ces plaques il se fait, soit spontanément, soit par le grattage, une exfoliation de squames épidermiques petites, minces, plus ou moins foncées, et renfermant en grande (juantité des éléments parasitaires.

Ces taches s'observent sur toutes les régions du corps, mais leur siège de prédilection est au tronc et au cou.

Le pityriasis versicolor s'accompagne habituellement d'un léger prurit. C'est une affection qui récidive avec la plus grande facilité. Ces récidives ont été expliquées différemment par les auteurs. D'après M. Bazin, cela tiendrait à ce que le cryptogame n'a pas été complètement détruit, à ce que des germes auraient échappé aux agents parasiticides.

M. Hardy, tout en admettant la nature parasitaire de l'affection, pense que le parasite n'est, dans ce cas, qu'un phénomène accessoire se développant secondairement sur des squames d'une maladie dartreuse. Cependant, jusqu'à démonstration plus complète de l'opinion de M. Hardy, celle de M. Bazin paraît la plus conforme à l'observation des faits.

Trailement. — Détruire le parasite est encore ici l'indication fondamentale. Les préparations mercurielles ou sulfureuses suffisent pour obtenir la guérison. On les emploie sous forme de lotions, de pommades ou de bains.

Le sublimé fait en général disparaître assez rapidement le pityriasis versicolor, en solution à la dose de 1 gramme sur

M. Hardy se sert soit de la pommade sulfureuse suivante :

Axonge 50 grammes.

Soufre sublimé 2 n

soit de la pommade oxygénée ou nitrique :

Axonge 50 grammes.

Acide nitrique 10 à 12 gouttes.

Les bains avec frictions savonneuses rudes ou des bains additionnés de sublimé donnent égalem.cnt de bons résultats.

M. Besnier a recours à des frictions avec le savon ponce faites dans le bain.

M. bailler, dans le cas où la plaque pityriasique est peu étendue, a obtenu dos guérisons par des applications de teinture d'iode répétées trois ou quatre fois, à quelques jours d'intervalle.

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