‹ Thérapeutique des maladies vénériennes et des maladies cutanéesChapitre 8 sur 58 · BLENNORRHAGIE AURICULAIRE · texte numérisé non relu

BLENNORRHAGIE AURICULAIRE

deux OU trois fois par jour, selon l'abondance de la suppuration.

Si la source du pus semble être dans un point plus élevé que celui auquel le tampon ainsi porté peut atteindre, on le remplacera par une mèche, dirigée avec le porte-mèche, ou par une injection faite avec la seringue à injection uréthrale ordinaire. Si, au moyen de cette seringue, on ne peut pas pénétrer à une profondeur suffisante, on introduira d'abord à la hauteur voulue une sonde en gomme élastique de 8 à 10 millimètres; et c'est par l'orifice de cette sonde, laissé à l'extérieur, qu'on poussera l'injection.

Quatre ou cinq injections, espacées à trois jours d'intervalle, et faites avec une solution de nitrate d'argent à 1/50 me paraissent le meilleur mode d'emploi.

Blennorrhagie auriculaire .

D'après Linche, cette maladie est caractérisée par l'abondance extrême, l'odeur particulière de l'écoulement, sa coloration blanc jaune, l'augmentation rapide de sa consistance, la rougeur qui envahit uniformément le derme du méat auditif, sans être accompagnée d'un gonflement considérable, enfin, par la faculté qu'a l'écoulement d'irriter et d'excorier les parties voisines.

Lentin etReil, en Angleterre, confirment par leur observation l'opinion du médecin allemand.

Si l'on se trouvait en présence, ce qui ne m'est jamais arrivé, d'un cas semblable, quelques injections, d'abord faiblement caustiques, puis astringentes, détersives, feraient la base du traitement.

Blennorrhagie buccale.

Quelques auteurs, dignes de foi, décrivent une inflammation de la face interne des lèvres avec rougeur, dépolissure de

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la muqueuse, gonflement de l'organe, survenue après un contact suspect. La cautérisation est le meilleur moyen à employer.

HERPES RÉCIDIVANT DES ORGANES GENITAUX

Je définissais ainsi, en 1865, cette maladie : « Herpès preputialis : Etat fluxionnaire intermittent, qui reparaît tous les deux ou trois mois, sous forme d'un groupe de vésicules, de cinq à six jours de durée ; il succède souvent aux chancrelles, plus rarement à la blennorrhagie^ »

Depuis lors, ces idées ont été développées avec un talent magistral par M. le D'' Doyon dans une monographie qui a fixé la science et à laquelle notre collaboration actuelle m'autorise et m'invite à faire de larges emprunts.

Chez quelques sujets, trois ou quatre semaines après la lin d'une blennorrhagie, plus fréquemment d'une chancrelle, on voit apparaître près du siège de la lésion primitive, une rougeur accompagnée de prurit. Sur cette plaque rouge, un peu élevée, un peu villeuse, se dessinent 5, 4 ou 5 petites saillies très-rapprochées, qui bientôt deviennent des vésicules, pleines d'un liquide transparent. Elles se rompent, ou bien, en grattant, le malade les rompt; le liquide épanché forme alors une croûte, sous laquelle la légère érosion, que surmontait la vésicule, parcourt ses périodes et se cicatrise, la maladie n'ayant duré, en moyenne, que cinq ou six jours.

C'est tout; et cela paraît bien peu, n'est-ce pas? Oui! mais, comme le disait Madame de Sévigné à propos de quelque chose d'analogue, cela reviendra encore dans deux mois; puis dans deux mois encore ; et ainsi de suite pendant plusieurs années, et toujours, soyez-en sûrs, au moment le plus

* Résumé de j^alholocjie et tlicrapeiitique des maladies vénériennes et syphilitiques, page 7.

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