‹ Thérapeutique des névrosesChapitre 11 sur 47 · TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA NÉVROSE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA NÉVROSE

nerveuse, reconnaît pour cause une disposition anatomique spéciale, ou une perturbation fonctionnelle du système cérébro-spinal. Nous n'avons pas à nous en occuper. Quant à la seconde, elle est sous la dépendance d'une affection de l'appareil génital, de telle sorte qu'il sufTit d'en faire i\ temps disparaître la cause pour en obtenir la guérison. Cette variété n'avait pas échappé aux anciens observateurs. Mais elle est beaucoup moins connue des médecins que la précédente, avec laquelle on la confond d'ailleurs presque toujours. Celle-ci en effet ne regarde que le médecin, et ne doit nous occuper qu'au point de vue du diagnostic différentiel, tandis que la seconde est surtout chirurgicale. » L'hystérie génitale se distinguerait par l'absence d'hérédité, l'apparition concordante avec la maladie locale, la localisation primitive des douleurs au bas ventre. « Enfin, tandis que, chezles névropathes, on observe, à partir d'un certain âge, une tendance à l'état stationnaire, ou plutôt une certaine amélioration, le contraire a lieu chez les hystériques ovariennes. Lespremiéres restentgrasses et florissantes; les secondes maigrissent de jour en jour, s'aQ'aiblissent à vue d'œil et laissent concevoir des inquiétudes sérieuses sur l'avenir, d'autant plus qu'aucun traitement ne peut enrayer les accidents, que la malade arrive à la manie du suicide, et que la tuberculose est souvent la conséquence éloignée de CCS désordres longtemps prolongés. C'est alors que le chirurgien doit se hâter d'intervenir, s'il veut empêcher ces accidents de prendre une forme chronique qu'une opération môme ne parviendrait plus à guérir. » Telle était la conclusion logique. En faisant de l liystérie toujours ou dans quelque cas une affection à point de départ utérin ou ovarien, on

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élail amené à l'aire l'exérèse de l'organe incriminé.

Quelques liyslérotomics, de très nombreuses ablations d'ovaires sains (opérations de Battey) ont été faites pour répondre à cette indication. Je cite, sans y insister, les cas de Gaillard Thomas (cinq castrations doubles pour accidents hystériques), de Forel, de Cartens, de Lee, Danson,Van de Veer, Munde, Montgomery, Bruntzel, Spigelberg, Landau, Lippmann, Riesby, Battey, cités par Piche\in dans sa remarquable thèse (i). Sans parler de quelques décès opératoires dus à des accidents septiques, le résultat fonctionnel a été d'ordinaire nul ou passager, parfaitement identique à celui que procurerait toute autre thérapeutique. L'opération, lorsqu'elle réussit, agit par suggestion, et la preuve, s'il en était besoin, c'est que certains chirurgiens, Chiarboni, Gillette (de New-York), J. Israël ont tout aussi bien réussi eu simulant l'oophorectomie, et en se contentant de faire une simple incision superficielle des parois abdominales.

Si la castration agissait comme ablation d'un point hystérogène, il faudrait faire comme Murray, qui, le point hystérogène passant au coccyx après l'oophorectomie, résèque aussi le coccyx. Dans ces conditions, chez les hystériques mâles, la résection du testicule ou du scrotum hystérogène deviendrait une opération logique.

La vérité, c'est qu'il n'y a pas d'hystérie génitale. L'hystérie est une, si)w maieriâ^ incurable par un traitement chirurgical. Ce qui ne veut pas dire qu'une hystérique soit incapable d'avoir de la métritc et de l'ovarite curables opéraloirement, ou que

(1) Sur les ahus (le In cdstration chez la femme. Th. Paris.

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