‹ Thérapeutique des névrosesChapitre 15 sur 47 · PARALYSIES · texte numérisé non relu

PARALYSIES

ordinaires; mais il en est parfois qui résistent des années à toute la thérapeutique. Un procédé très simple et très efTicace, quand la paialysieest récente, c'est de provoquer une crise convulsive par la pression d'une zone spasmogène ; son inconvénient, c'est que la paralysie disparue peut être remplacée par une autre ou par une autre variété d'accident. La sugf/estion hijpnotique trouve là, comme je l'ai déjà dit, son indication préférée. Du reste la suggestion à Vétat de veille peut souvent réussir, ainsi que toutes les excitations psijchiques qui mettent en jeu la suggestibilité du sujet. Les uns trouvent leur guérison dans une substance inerte qu'on leur donne avec solennité, pilules de mie de pain, d'orviétan; les autres la rencontrent après une frayeur intense, une vive colère; d'autres encore vont la chercher près d'une relique vénérée, dans la piscine de Lourdes (1), comme les convulsionnaires autrefois sur le tombeau du diacre Pàris (2). C'est de cet ordre de moyens qu'il faut rapprocher le procédé du dgnamomètre, que Charcot emploie pour les monoplégies brachiales. Le patient doit, de sa main paralysée, faire efi'ort sur [ instrument plusieurs fois par jour, en notant les progrès qui peuvent se produire. Cette manœuvre éveille dans l'esprit les représentations kinesthéliques qui ont trait au membre paralysé, hnfaradiscdion agit très rapidement, et sans qu'il soit nécessaire d'employer un courant capable de mettre enjeu la contractilitô musculaire. Enfin les aimants peuvent avoir le même succès; et comme c'est un moyen très simple, c'est à lui qu'on pourra tout d'abord recourir.

(1) L. Lassrrre. Les épisodes miraculeux de Lourdes. Paris, 1886.

(2) Carré ds Montgeron. Loc. cil.

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r) Contractures. — T(nil ce qui a élé tliL des paralysies peut se redire des conLraclures. Comme cellesci et plus eucore, elles pcuvenlou céder aux moyens les plus simples, ou résister pendant des années à toutes les interventions, pour cesser brusquement sous l'innuence d'une émotion, d'un remède charlalanesque; les moyens de traitement, eux aussi, sont identiques. J'insiste seulement sur un moyen qui parait plus spécialement efficace, c'est le massage. Si l'effleurage pratiqué légèrement suffit parfois, il faut d'ordinaire recourir au massage général des muscles ou local des tendons, et en même temps faire exécuter des mouvements passifs à toutes les jointures du membre atteint. Il est rare ([ue la contracture ne cède pas lorsque le massage est immédiatement appliqué. En revanche, si elle date de quelque temps déjà, à plus forte raison si elle est ancienne, celui-ci échoue fréquemment. D'où ce précepte de Charcot « qu'il ne faut pas laisser traîner les contractures », sous peine de les voir s'installer pour longtemps. Inutile d'insister sur Y intervention rhirarf/icale qui a été parfois appliquée d'une façon bien inopportune à de vieilles contractures ; elle n'est indiquée que dans les cas bien rares où la contracture s'est compliquée de rétraction libro-tendineuse.

. d) L'anorexie est le seul accident hystérique qui puisse compromettre l'existence du malade; aussi mérile-t-ellc toute l'attention du médecin. Des deux formes sous lesquelles elle se présente en clinique, l'une offre moins de gravité; elle apparaît au cours d'une hystérie à symptômes multiples, et partage souvent la mobilité des autres phénomènes. L'autre est primitive, seul symptôme

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