‹ Thérapeutique des névrosesChapitre 22 sur 47 · V. s. a. pour inject. hypodermiques · texte numérisé non relu

V. s. a. pour inject. hypodermiques

(•;) Ann. de la Soc. mcd. de l.icr/e. n" 2. 1893.

SOLL'TION m-: l'I10?lMlATE DE SOUDE. — GLYCÉRINE 123

A leur Loiir, Halipré et. Tariel (1), internes de Gombaiilt à Ivry, n'injectent plus que de la glycérine neutre diluée dans trois parties d'eau bouillie, et cependant ils constatent sur de vieux hémiplégiques et de vieux tabétiques des résuUats également favorables : assouplissement des membres contractures, augmentation de l'énergie musculaire, mémoire plus lidèle,etc.

Que peut-on donc conclure parmi tant de résultats contradictoires? C'est que les liquides extraits des glandes et des divers organes peuvent être en efi'et dans quelques circonstances des modificateurs importants de la nutrition. Dans les affections nerveuses en particulier, ils paraissent exercer quelquefois une action dynamogénique sur divers troubles fonctionnels des centres nerveux; mais il faut mettre de côté les nombreux succès dus purement à la suggestion du médecin ou du malade, et se rappeler que la neurasthénie plus spécialement est une maladie dont, on a pu dire qu'on y voit tout échouer ou font réussir. Dureste tousles essais tliérapeutiques tentés Jusqu'ici dans toutes les directions ont été trop hâtifs, et ils exigent une expérimeiUation de contrôle impartiale et métliodique.

Trîiitemcnt spécial do linéiques roi'incs de nctiras-

thénie. — Dans l'étude générale des médications de la neurasthénie, on a montré chemin faisant leurs applications aux diverses formes do la névrose. Il reste à parler de quelques formes, chez lesquelles la prédominance do certains symptômes ou la gravité des manifestations appellent des indications thérapeutiques spéciales; ce sont la neurasthénie

'"(1) Semaine médicale, 2;; février 189:î.

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gasLro-inlesLinale , la neurasthénie génitale de l'homme et celle de la femme, enfin la neurasthénie grave qui est presque toujours féminine.

1" Neurastliénie g-astro-intestinale. — Dans la forme légère, le traitement'général dirigé contre l'épuisement nerveux suffit souvent à lui seul ; dans la forme grave, il faut lui associer un traitement local dirigé spécialement contre les troubles digestifs.

a) La première indication est de combattre la constijmlion qui est presque constante. L'emploi systématique des purgatifs est inefiicace et même nuisible, des purgatifs salins surtout, qui, agissant par spoliation séreuse, aggravent la déchéance nutritive. Mieux vaut, si l'on est obligé d'y recourir, employer la rhubarbe, le podophylle, l'aloès etc., qui excitent les fibres musculaires de l'intestin. On peut aussi recourir aux lavements froids, huileux ou glycérines. Mais, si la constipation est habituelle, rien ne vaut le massage ou l'électrisation. Le massage est pratiqué au réveil du malade, pendant .qu'il est au lil, et dure 20 à 30 minutes ; il consiste en pressions el frictions d'intensité progressive, exercées sur le grus intestin, de la fosse iliaque droite à la fosse iliaque gauche, en suivant le cours des matières el toujours clans le même sens, h'éladrisaiion peut se faire suivant différents procédés. Dans la franldinisalion il suffit souvent de tirer une série d'étincelles de la fosse iliaque gauche pour provoquer unegarde-robt'. On emploie plus fréquemment les les courants galvaniques^ en produisant de temps en temps des interruptions ou le renversement du courant, ou surtout les courants faradiques. Le pôle positif, représenté l)ar une large pla(iue, reste lixé dans la région lom-

MÎURASTUÉME GASÏRO-INTESTI.NALIÎ 12a

Ibaire, lamlis (lu'oti promène le pùle négaLif siu- le ilrajeldu gros inleslin en déprimant la paroi. Au I besoin un lavement d'eau tiède salée, que le patient a soin de conserver. facilite la localisation du courant sur le gros intestin. Dans les cas rebelles, Duchenne de Boulogne fait pénétrer un des pôles dans le rectum, sous forme d'une tige métallique terminée par un bouton et enveloppée d'une sonde percée de trous à son extrémité libre; le malade a pris au préalable un lavement d'eau tiède légèrement salée. L'autre pôle est promené autour de l'anus ou sur la paroi abdominale. Ces séances durent environ 5 minutes, et doivent laplupart du temps être continuées longtemps.

Si une colite glaireuse complique la constipation opiniâtre, certains lavements médicamenteux modifient favorablement la muqueuse intestinale : lavement, au sous-nitrate de bismuth, lavement au chlorate de potasse à la dose de G grammes pour oOO grammes (Bouveret). Le salol, le benzonaphtol peuvent aussi être utiles à la condition d'être longtemps continués.

Pour Ventéroptose^(\\n se montre fréquemment chez, les atoniques anciens et amaigris, la sangle hypogastrique de Glénard répond àl'indication principale : soutenir la paroi du ventre relâchée et augmenter ainsi la tension abdominale.

/») Un régime spécial est nécessaire; il doit être réglé sur les indicationssuivantes : atonie musculaire lie l'estomac, insulTisance sécrétoire avec diminuliiiii habituelle de l'acide chlorhydrique et par suite facilité des fermentations secondaires. Aussi le point important est la réductionciuantilalive des aliments ; les repas doivent être éloignés pour ne pas solliciter

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