GAVAGE
ment, on relire lenleinent le lube et on recommande aux malades de faire pendant ce temps des mouve-
;ments de déglutition. D'ailleurs toutes ces précautions deviennent inutiles au bout de trois à quatre séances; les malades s'habituent bientôt à introduire et à retirer eux-mêmes l'instrument.
Ce procédé thérapeutique est rapidement suivi de succès. La nutrition s'améliore, la dépression et les phénomènes nerveux disparaissent, l'appétit renaît, et les malades demandent bientôt à prendre d'autre nourriture. Il faut bien se garder de le leur interdire, tout en ayant soin de leur indiquer le ré-
.gime minutieux qu'ils doivent suivre.
GOITRE EXOPHTHALMIQUE
(maladie DR Graves ou de Basedoav)
Descpîpiion clinique. — Trois phénomènes cardinaux consliluent depuis la description magistrale de Trousseau la triade symptomatique de la maladie de Graves : la tachycardie, le goitre, l'exophthalmie.
La tachycliardie ne manque pour ainsi dire jamais; elle survient par accès d'abord, mais peut devenir continue. Les batlements du cœur sont non seulement rapides, mais forts, sans toutefois donner constamment au malade la sensation de palpitations, quelquefois arythmiques. Il s'y joint souvent des souffles, la plupart du temps vers la base, et anémiques, assez souvent vers la pointe, et extra-cardiaques, dus à la locomotion ampliliée du cœur, mais quelquefois liés incontestablement à des lésions organiques. La matité cardiaque est fréquemment augmentée temporairement, en rapport avec de simples troubles fonctionnels; mais parfois la dilatation temporaire du cœur reste plus ou moins permanente; et enfin, mais le plus rarement, il existe une altération matérielle du cœur définitive. Avec la fréquence du pouls coïncident des pulsations violentes au niveau des- carotides et des vaisseaux thyroïdiens, faisant un curieux contraste avec la faiblesse du pouls radial; c'est le signe d'une excitation vasculaire spéciale à la région cervicale.