DESCRIPTION CLINIQUE
Le goitre est ovdinairement petit et plus prononcé ; à droite. L'élément vasculaire y joue le rôle prinicipal; il se manifeste par l'expansion systolique de lia tumeur et par un frémissement vibratoire superficiel. La tumeur présente des alternatives de gonllement et d'atTaissement en rapport avec la circulation cardiaque.
Les troubles fonctionnels font défaut; cependant les goitres à battements amènent souvent de la gêne respiratoire et rendent difficile le décubitus horizontal. Bien plus rarement, des congestions subites de la tumeur compriment la trachée ti mettent le malade en danger imminent de suffocation.
L'exoplithalmie, presque toujours symétrique, plus marquée souvent d'un côté, est sujette à des variations de même ordre que le goitre. Elle est due à une propulsion du globe de l'œil et non pas à sa distension. La pupille est normale. Les changements de rapport et de forme du globe oculaire amènent dans les cas intenses quelques troubles de la vision : fatigue rapide, presbytie ou myopie, et parfois hyperesthésie rétinienne etphotophobie, dues soità l'état de la circulation rétinienne, soit surtout à l'exaltation du système nerveux. Poussée à, son maximum, la lagophthalmie entraîne des troubles trophiques de la conjonctive et de la cornée : sécheresse de la muqueuse, épiphora, conjonctivite, et plus rarement uuc inllammation cornécnne qui peut aboutir à la perforation.
Quelques troubles accessoires sont intéressants à signaler : rinsallisancc do convergence des axes oculaires (signe do Mœbius), et le défaut d'harmonie entre les mouvements de l'ujil et de la paupière supérieure (signe de Oraefe).
136 GOlTliK EXOPUTIIALMIQUE
A ces trois symptômes fondamentaux s'ajoutent d'auti-es phénomènes moins essentiels et moins constants du côté du système nerveux ou des viscères.
Phénomènes nerveux. — Du côté des centres nerveux, ceslV insomnie, l'émotivité et Yallèration du caractère. Les troubles psi/chiqiies sont T^avïois assez accentués pour aboutir à la mélancolie, au délire chronique ; ils n'appartiennent pas à la maladie de Basedow, mais à la dégénérescence mentale concomilan te.
Ce sontaussides phénomènes d'excitation -.crampes muscidaires, secousses des muscles du visage et des membres supérieurs, beaucoup plus rarement des accès hystériformes ou é^nleptiformes, qui le plus souvent relèvent d'une névrose coïncidante. Le plus important de ces signes par sa constance et sa valeur diagnostique est le tremblement. D'après Marie, ses oscillations sont régulières et rapides, surtout horizontales ; lorsqu'il est peu marqué, il fautlerechercher aux extrémités des membres supérieurs en faisant étendre les mains ; lorsqu'il est très prononcé, « il semble que le malade se trouve dans un état de vibration perpétuelle; qu'il soit debout ou assis, tout son corps est agité d'une trémulalion continuelle. »
Moins souvent, ce sont des parali/sies : elles aussi se rattachent souvent à une névrose parallèle qui est surtout l'hystérie. Elles sont ordinairement flasques, avec perte des rédexes tendineux, affectent surtout la forme paraplégique. Les plus intéressantes par la lumière qu'elles jettent sur la nature de la névrose sont \cs])arali/sics des nerfs oculaires, coUes du nerffacicd, du trijumeau.
Parmi les troubles sensitifs, ce sont Vhijjjeresthcsie de