MÉDICAMENTS INUTILES
hislovique ; ils sont tout k fait inutiles, et comme le dit Biirlureau, leur usage n'est dangereux que parce qu'il fait perdre un temps précieux. Beaucoup sont empruntés au règne végétal : ce sont le tilleul, la menthe, la mélisse, le narcisse des jms, Varmoise, le Icennès, \b. joubarbe , la châtaigne, la loivoine, le gallium h(tei(m,\e giiidechêne,\e s im ulo {h-uhdn coparis coriacea) de notoriété récente, mais qui, entre les mains de Haie White (i) et d'Allen Starr (2), n'aproduit aucun effet durable. Puis vient toute la série des antispasmodiques, raw^j/we, é^/iéîr, valériane, employée sous forme de poudre ou d'extrait, ou à l'état de valêrianate d'ammoniaque, de zinc, de fer ou de quinine, asafœtida, gomme ammoniaque, ail, musc, castoréum; on peut y ajouter V aconit, Vindigo, \a cantharide, Vessence de térébenthine, le benzoate de'soude, etc.
Il en est d'autres qui méritent d'être discutés un peu plus longuement ; ils ont eu successivement leur lourde faveur, et pour plusieurs leur notoriété est de date toute récente ; mais leur action souventnulle, toujours incertaine, le danger même auquel ils exposent en ajoutant à la maladie la possibilité d'une intoxication, font qu'il est inutile de les conserver.
Le nitrate fl argent (3) a été assez en faveur au commencement du siècle, mais n'est plus employé maintenant. Cependant Féré (-i) a obtenu une amélioralion, passagère il est vrai, en l'employant à la dose de 0,06 centigrammes par jour chez un épileptique qui avait résisté aux moyens usuels.
(1) Hale WniTE. Laneel, 1888, t. T, p. 617.
(2) Au.EN Staru. Neva-York ined. record, 1889, p. yi2.
(3) Nilratn d'argent cristallisé'. . . 0,10 cent.
Gomme arabifiuc j ;,;V q. s. pour faire « pil.
Kati distillée )
(■4) FÉRÉ. Lor. ri/., ]). ;;48.
-208 Él'ILEPSIE
Le cuivre a été donné sous forme de cuivre porj)tiyrisé ou de sulfate de cuivre ammoniacal. Fôréol l'a employé avec un certain succès dans la névralgie faciale ôpileptiforme (1).
L'erffotine a paru à Lépine (2) avoir une action très favorable dans un cas d'épilepsie avec congestion cérébrale insolite consécutive à l'attaque ; c'est un moyen auquel on peut recourir, en l'associant au bromure dans les cas d'épilepsie congestive.
L'acide sclérotmique^ administré par Bourneville et Bricon (3) soit en injection hypodermique (-4) jusqu'à la dose de0,06 centigr., soit à l'intérieur jusqu'à la dose de 0,30 centigr., n'a donnéque desrésultats peu encourageants: 3 améliorations seulement sur 12 malades dont 4 traités depuis un an.
La piloccoyine, employée par Challand et Rabow, a été essayée sans succès par Bourneville sous forme de nitrate de pilocarpine (3). Féré n'a pas été plus heureux avec le chlorhydrate. Une injection sous-
(1) Solution anUépiloptique (Trousseau).
Sulfate de cuivre ammoniacal 2 'zv.
Eau 100 "
Sirop de sucre 40
laudanum de sydcnliani 5
2 à 3 cuillerées à café par jour.
Potion contre la névralgie faciale épileptiforme (Feréol).
Sulfate de cuivre ammoniacal 0,13 ccnl.
Sirop de fleur d'oranger 30 gr.
Eau distillée 100
3 à 4 cuill. à chaque repas, le reste dans rintcrvallc.
(2) LÉPINE, Revue de Médecine, 1883, p. 512.
(3) Bourneville et Bricon, Progrès médical, 1884, p. 413. (ij Solut. d'acide sclérolinique jjour inj. hypodermique.
Acide sclcrotinique 0 gr. 30 à 0,60 cent.
Eau distillée 10 gr.
Acide phénique 0,10 centigr.
La seringue de Pravaz contient de 3 à 6 cent. d'ac. sclér. {■'>) Bricon. Du trailcment de l'épilepsie, 1882, p. 212.