‹ Thérapeutique des névrosesChapitre 32 sur 47 · MÉDICAMENTS INUTILES · texte numérisé non relu

MÉDICAMENTS INUTILES

cutanée de I centigramme environ produisait avec les sueurs une chair de poule généralisée, et quelques minutes après, un accès.

La coqm du levant et son alcaloïde, la picrotoxine ont été introduits par Planât (1). A sa suite, Crichton Browne (2), Amagat (3), Couyba (4), Hanibursin (o), ont publié des résultats qui permettent de lui reconnaître une certaine utilité. Couyba en particulier obtient une amélioration très notable chez un enfant de neuf ans, épileptique invétéré, traité déjà sans succès par les bromures et d'autres médicaments. La coque du Levant se prescrit en teinture aux doses de 2Û à 60 gouttes (6) ; la picrotoxine à la dose de 2 à 10 milligrammes. Ramskill a démontré qu'à celle de 15 à 20 milligrammes, elle produisait infailliblement une attaque. Enfin dans les traitements prolongés il est bon de la suspendre par intervalles, pour éviter l'accoutumance et l'intoxication.

Le curare a eu aussi une faveur passagère. Employé d'abord par Thiercelin (7), puis par Benedikt, Voisin et Liouville, qui pensaient améliorer ainsi les accidents consécutifs à l'attaque, il paraît avoir donné d'assez beaux résultats entre les mains de Kunze el

(1) Planât. Recherches physiol. et thérap. sur la picroloxinc. Joiirn. de Thérap., 187.').

(2) CRIc^TO^•-BRO^v^•E. Essais physiologiques sur la picrotoxine. Jirit. ined. journal, 18T'j.

(3) Amagat. Antagonisme de la picrot. et du chloral. Joiirii. de Thérap., 1876, p. S43.

(4) Couyba. Epilcpsie. Traitement et guérison par la picrntoxine. .Journ. de Méd. et de Chir. prat., 1880, p. 214.

(lj;HAMiiunsiN. Bull, de l'Ac. Koyale de Belgique, 1880, p. 91. (6) Teinture anti-épilcptique (Planât).

Coque du levant lOC gr.

Alcool rectifié 500

(7) Acad. des Sciences, nov. l86fl.

d'Edlefsen. Bourneville et Bricon (1) sont loin d'avoir obtenu des résultats aussi satisfaisants. Du reste c'est un médicament dangereux. Rosenthal a observé après uneinjectionde 1 centigramme des symptômes graves d'intoxication, et d'autre part les expériences de Fran- (•ois Franck démontrent qu'il modifie les convulsions musculaires sans influencer les phénomènes internes, circulatoires et autres. On l'emploie en injections hypodermiques à la dose de Icentigramme (2).

Vo'pium et la morphine n'ont aucune influence sur la marche de la maladie; tout au plus peuvent-ils calmer un moment les accès. Cependant, associés au bromure, ils ont rendu des services à, Nothnagel et à Rosbach dans des cas d'épilepsie réflexe liée à l'irritation d'un nerf périphérique, et à Rosenthal dans des accès sériels accompagnés d'une vive agitation (3).

Il en est de même du ddoraï, du sulfonal (4). Ils peuvent exercer sur l'attaque un effet sédalif ; mais très i-arement ils en diminuent la fréquence et l'intensité. Leur action est nulle sur le petit mal.

f^es mêmes remarques sont applicables à Vantij))/rine (S) et à ses succédanés, Vantiféhine (6), Vacctanilide (7) Leur influence sur la fréquence des accès esl bien douteuse malgré le succès récent de M. CallAn- (lerson(8) qui supprimait les attaques, chez un enfant

(1) Archives de Neurologie, 1885, t. VIII.

(2) Solut. pour inj hyioodcrmique (Rosenthal)-

Curai^e 0,(i3 cenùgi-.

Alcool absolu 3 à 4 gouttes

Eau distillée 3 gf-

(3) VVze?2. Méd Presse, n" 6, 1867.

(4) EssON. Th. Paris, 1890.

(5) Lemoine. Gaz. Médicale Paris, déc. 1888. (()) Hamilton. N.-York med j'oiirn., 28 mai 1888.

(7) Fauue. C. n. Soc. liioi, 1887, p. 401. Ludy. K.-York med. joiirn., 29 oct. 1888.

(8) M. Cali.-Andeuson . wer/c/o»)-». o/'//(e »?erf. Se. 1891 , p. ISo.

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