‹ Thérapeutique des névrosesChapitre 37 sur 47 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LK TRAITEMENT · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LK TRAITEMENT

lliix hémorrhoïdaii-e, la privation d'un excilaiiL liahiluel, thé ou café. Ces causes, malgré leur valeur el leur fréquence, ne peuvent faire adopter la théorie en faveur dans l'école anglaise, qui place la migraine sous la dépendance de l'état du foie et surtout de l'estomac. Du côté du système nerveux, ce sont les émotions morales, les fatigues intellectuelles, un réveil brusque, les influences extérieures les 'plus variées : le grand air ou l"air confiné, le soleil, un ciiangement de climat, de température. Du côté 'des yeux, c'est la fatigue oculaire avec ou sans fatigue cérébrale ; des vices de réfraction et d'accommodation, comme l'astygmatisme et la myopie. De là parfois des migraines vraies qu'il faut distinguer des fausses migraines d'origine oculaire, constituées par de la céphalée, de l'insomnie et des vertiges. Ce peut être aussi l'odeur de certaines plantes, de certains produits, un bruit inaccoutumé, un grincement désagréable. Enfin, chez les femmes, il n'est pas rare de voir la migraine coïncider avec l'époque des règles, surtout lorsqu'elles sont rares et pénibles, et disparaître complètement à la ménopause.

Traitement. — Malgré son pronostic bénin, la migraine vulgaire, avec ses douleurs cruelles et. la gène qu'elle apporte aux actes de la vie sociale, vaul la peine qu'on essaye de la combattre. La migraine ophtlialmiquc est moins négligeable encore, depuis que les travaux de Féré et de Charcot ont montré qu'elle pouvait laisser après elle des désordres graves et permanents. Par contre, si, sauf cette exception, le pronoslic de la migraine est exempt de ]»i'éoccupations sérieuses, il est peu favorable au point de vue d'une guérison rapid(i et durable, surl'>iit quand la nôvro.se est héréditaire, et qu'on n'es)

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pas mailre des causes occasionnelles qui ramèneni les accès.

On s'est demandé pourtant s'il fallait traiter la migraine. Tissot, qui a écrit un long chapitre sur les métastases de la névrose, disait « que c'est un vrai malheur de ne plus avoir la migraine ». Trousseau craignait les substitutions réciproques de lamigrainc et de la goutte ; il n'était pas loin d'attribuer ;i hi guérison d'une migraine l'apparition, chez un de ses malades, d'une goutte franche puis atonique, et plus tard d'une hémorrhagie cérébrale qui finit par l'emporter. Liveing admettait que les divers étals morbides dépendant de l'arthritisme ou de l'hérédité nerveuse, qu'il constatait chez un môme malade, n'étaient que des transformations de la même affection, et craignait de provoquer des formes plus graves en faisant disparaître une forme inofiensive. C'est là une crainte, qui, pour être fausse dans son exagération, n'en contient pas moins une petite part de vérité. 11 n'est pas rare en effet que la migraine, en s'épuisant comme elle le fait d'habitude avec l'âge, soit remplacée par une manifestation autre et plus grave (le ladiathèse. Pour ma part, j'ai souvenir d'un migraineux invétéré ayant une hérédité migraineuse el arthritique des plus chargées, qui vit ses accès s'éloigner vers l'âge de soixante ans; à ce moment apparaissent des coliques néphrétiques suivies bientôt d'un calcul vésical; quelques années plus lard, les accès prennent lin; alors se montre une induration valvulaire de nature athéromaleuse, et le malade meurt bientôt d'une affection cardiaque. On peut donc accepter ce principe, que, la migraine étant la manifestation habituelle d'une diathôse, mieux vaul encore avoir celle-lâ que beaucoup d'autres; d'oii

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