‹ Thérapeutique des névrosesChapitre 42 sur 47 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

être le phénomène capital de la maladie, et non le tremblement. 2» localisation anormale ou mode d'envahissement spécial des symptômes; ainsi le tremblement peut rester longtemps limité à un membre, une extrémité; 3° présence de phénomènes rares ou surajoutés : par exemple : attaques vertigineuses apoplectiformes ou épileptiformes, sans élévation de température, en général de pronostic assez bénin, dues à l'ischémie transitoire de l'encéphale (1); troubles psychiques intermittents toujours dépressifs, qui s'améliorent parallèlement avec les troubles moteurs (2) ; tuméfaction des articulations sensibles au moindre contact (3). Le rhumatisme semble être le point de départ de l'affection dans cette forme qu'on a nommée rhumatismale.

Quelle que soit la forme, la maladie de Parkinson est essentiellement grave; elle conduit lentement mais fatalement à la mort. Après une durée de lo, 20 ou 30 ans, il se produit des troubles de nutrition qui aboutissent à une cachexie mortelle, à moins que la fin n'ait été hâtée par une maladie intercurrente.

Traitement. — De nombreux essais ont été tentés pour guérir ou améliorer la paralysie agitante et quelques-uns paraissent avoir été couronnés de succès. Mais il y a bien des réserves à faire sur ces cas exceptionnels qui remontent à une époque où les travaux de l'École de la Salpêtrière n'avaient pas encore nettement délimité la maladie. Il semble exact que celle-ci guérit quelquefois, qu'elle présente aussi parfois des améliorations ou des rémis-

(1) Martha. Th. Paris, 1888.

(2) Ball. Encéphale, 1882.

(3) Lhiron-del. Th. Paris, 187.3.

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