‹ Thérapeutique Des Présentations Persistantes Du FrontChapitre 17 sur 29 · DO · texte numérisé non relu

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Première grossesse en 1883. Présentation du siège. Version par manœuvres mixtes. Transformation en sommet, forceps.

Deuxième grossesse en 1884. Accouchement provoqué à huit mois à la Pitié. Accouchement spontané d'un garçon petit, mort quatre jours après.

Troisième grossesse en 1886. Accouchement à terme. Présentation du siège, fille de 42 livres, morte paraît-il pendant le travail.

Quatrième grossesse en 1888. Accouchement à terme.Présentation du siège, enfant mort et macéré.

Cinquième grossesse en 1890. Accouchement à terme.Présentation du siège, enfant mort pendant le travail.

Sixième grossesse en 1894. Deux applications de forceps en ville. Symphyséotomie, enfant mort quatre-vingt-quinze heures après.

Le 12 juin, on constate que l'enfant est vivant, se présente par le siège, le dos à gauche.

Le 27 juin, le fœtus se présente par l'épaule droite, dos en avant.

Début du travail le 2 juillet à 5 heures du soir ; le fœtus se présente par l'épaule droite, dos en avant. Mile Roze pratique une version par manœuvres externes, et met une ceinture eutocique.

À ce moment la dilatation est comme une pièce de 2 francs. Une poche flasque fait hernie dans le vagin. À 7 h. 1/2 du soir la dilatation est complète. La tête est à ce moment mal fléchie, on atteint les deux fontanelles.

À 7 h.35, M. Pinard pratique une symphyséotomie, il suit la cicatrice de J'incision de la première symphyséotomie : les os sont écartés d'environ 4/2 centimètre.

L'incision postérieure est plus difficile en raison des adhérences de l’opération antérieure, et dans toute la surface postérieure de la symphyse il existe une adhérence intime entre les tissus fibreux postérieurs, la vessie, et le vagin en bas. Cette adhérence est extrêmement mince, et le doigt introduit dans le vagin n'est séparé d'une sonde introduite dans la vessie et du doigt dans la plaie, que par une membrane résistante mais très mince ; il est donc impossible de sectionner à ce niveau, et malgré cela on atteint avec l'écarteur de force 4 cent. 1/2 d’écartement, À ce moment, la main introduite

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dans l’utérus ne peut fléchir la tête ; une application de forceps ne peut également pas la fléchir. On peut constater que le segment inférieur de l’utérus s’est resserré autour de la tête, comme une poche qui se contracte irrégulièrement autour d’elle, et le forceps, au lieu de la fléchir, la défléchit à tel point qu'il existe bientôt, à mesure que les tractions sont faites, très peu énergiques, une variété frontale de la présentation de la .face. En même temps, la bride cicatricielle postérieure à la symphyse se tend quand on veut engager la tête, et l'instrument est immédiatement retiré.

Comme le forceps appliqué sur cette variété frontale causera fatalement la mort de l'enfant et fait courir également des risques à la femme, M. Pinard introduit la main gauche à la recherche d’un pied ; il sent autour de la tête cette résistance musculeuse considérable dont il a été parlé plus haut, et immédiatement au-dessus d'elle un anneau de contraction très difficile à repousser. Néanmoins, avec lenteur, la main peut vaincre cette résistance, et arrive sur un pied, qu'elle saisit et amène dans le vagin avec les plus grandes difficultés. C’est le pied postérieur, le pied gauche. Comme le fœtus, malgré de fortes tractions, n'évolue pas, M. Pinard, puis Mlle Roze vont chercher l’autre pied. En même temps, M. Varnier, relevant la tête, la force à sortir de cette poche contracturée, et l’évolution se fait ainsi difficilement. Très grandes difficultés pour l'extraction des bras, pour l'extraction de la tête également. Le fœtus a de la tendance à tourner le ventre en avant, cela rend difficile l’introduction des doigts dans la bouche ; on y parvient, et pendant que M. Varnier appuie sur la tête du fœtus, M. Pinard et Mlle Roze tirent sur le cou en arrière ; la tête s'engage par la manœuvre de Champetier de Ribes. Délivrance artificielle par Mile Roze. M. Pinard reconnaît l'existence d'une rupture de l’attache du vagin à l'utérus, rupture assez large, permettant l'entrée de trois doigts, mais n'intéressant en rien ni l'utérus ni la vessie et située à gauche et en avant. Comme il n'y a aucune hémorragie on fait un tamponnement de la cavité vaginale.

Cette femme, à part quelques élévations de température aux environs de 38° les premiers jours, n’a pas présenté d’accidents impor-

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