LÉGUMES — POTAGES 4J
concerne les choux de toute espèce, choux-fleurs, choux de Bruxelles, les asperges qui, prétend-on, produisent parfois chez l'homme sain une glycosurie passagère, et enfin les salsifis qui renferment un peu plus de ^ de sucre.
On a tout spécialement recommandé les légumes riches en acide oxalique, épinards, oseille, qui, d'après Coustantin Paul, enraient la glycosurie. A ce titre on peut aussi prescrire le cresson, qui facilite l'ingestion de la viande chez certains malades qui en sont dégoûtés.
Les salades de tout genre sont également utiles à ce point de vue; elles renferment d'ailleurs fort peu de sucre. On doit les préparer avec plus d'huile que de viuaigre, et, si possible, y ajouter des œufs durs. . Enfin il importe de remarquer que les légumes conservés n'ont pas la même composition que les légumes frais; ainsi, d'après Kœnig, les haricots verts ne renferment, frais, que 3 à 8 % d'amidon selon la saison, tandis que, conservés, ils en contiennent parfois jusque io % . C'est dire que ces conserves ne doivent pas être recommandées.
Autant que possible les légumes doivent être bouillis longtemps à grande eau, puis égouttés; on les débarrasse ainsi en grande partie de leurs éléments sucrés ou transformables en sucre.
Foiagcs. — Après ce que nous avons dit des aliments solides, il est inutile d'entrer dans de longs détails au sujet des potages ; il va de soi que toute soupe, toute bouillie, à la pomme de terre, aux pâtes alimentaires, est nuisible, et qu'il faut se borner aux bouillons gras additionnés ou non d'œufs pochés, ctaux juliennes dont les navc'.s elles carottes seront exclus.
oO UYGIÈNE ALIMENTAIRE DU DIABÈTE
Laît. — Réyi^i, de Donkm.— Le régime lacLé rend tant de services, eo médecine qu'an ne saurait s'étonner qu'il ail trouvé des défenseurs dans le diabète sucré. La diète lactée exclusive a été en effet préconisée par un médecin anglais, Donkin, qui a ete même jusqu'à prescrire le lait écrémé, c'est-àdire débarrassé des principes gras qu'il accuse, très mdûment, d'augmenter la glycosurie. Il commence par donner de 4à6 pintes de lait par jour et en élève progressivement la dose jusqu'à 12 pintes ila pinte équivaut à SCS grammes). L'ébuUition modifiant la caséine, le lait ne doit être pris que tiède. Donkin prétend que ce régime réussit dans presque tous les cas et que, lorsqu'il ne fait pas disparaître la glyco- •surie, il l'amende au moins, tout en améliorant l'état général.
Que penser de la diète lactée exclusive ? A priori elle est irrationnelle. En effet, sans parler de la suppression des matières grasses par l'écrémage, qui met l'économie en déficit au point de vue des aliments respiratoires, elle introduit dans le corps une notable proportion de matière sucrée, puisque le lait renferme 48 pour 1,000 de lactose. Il est vrai que les avis sont très partagés au sujet des transformations du sucre de lait dans l'organisme, certains auteurs prétendant qu'il est dédoublé dans l'économie et ainsi assimilé, d'autres au contraire soutetenant qu'il s'y transforme en glycose. Il semble qu'ici il faille tenir compte de l'idiosyncrasie, tous les sujets ne se comportant pas de la même façon à l'égard de la lactose.
En fait, les succès signalés par Donkin n'ont pas été confirmés par la plupart des médecins qui ont suivi ces errements; le plus souvent même on a