Ô8 HYGIÈNE PHYSIQUE DU DIABÈÏK
des mouvements actifs assez intenses, mais en recommandant soigneusement aux malades de ne pas précipiter l'allure pour éviter une transpiration trop abondante. Sur le même rang se placent l'équilation, les jeux de paume ou de boule, exercices qui ont 1 avantage de se faire en plein air, ou l'escrime et par-dessus tout le billard, précieuse ressource dans la mauvaise saison ou après les repas. Restent enfin certains travaux manuels, moins attrayants peutêtre, et où partant l'excès est moins à craindre comme la menuiserie, le jardinage, ou les opérations de fendre, de scier, de tourner le bois.
Pour les femmes nous ne pouvons que nous associer aux conseils de Bouchardat : <c Nous leur prescrivons, dit-il, les travaux les plus actifs de ménage, notamment ceux qui commandent l'action des jambes, plutôt que la station sans marche. Nous insistons sur l'utilité des jeux qui mettent tout le corps et surtout les bras en mouvement, tels que le billard, les jeux de volant, de paume, le piano à pédale, la danse, sans oublier les travaux actifs du jardinage. »
Tous ces exercices ne sont de mise que chez les diabétiques encore résistants, en les proportionnant à leurs forces, et en évitant toujours l'excès de fatigue qui se traduit par la diminution de l'appétit et l'amaigrissement ; chez ceux qui sont en voie de consomption, ils offriraient de graves inconvénients. A ces derniers on ne peut guère que conseiller la vie et les promenades en plein air qui stimulent l'appétit, régularisent le processus nutritif, et activent les fonctions respiratoires. Un médecin de Hambourg, Dïiring, inventeur d'une méthode de traitement très connue en Allemagne, faisait de ce genre d'exercices un élé-