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HYGIÈNE PHYSIQUE DU DIABÈTE

mal après la douche, et, par conséquent, n'en retirent aucun bénéfice. D'ailleurs, aux uns c'est l'eau froide, aux autres l'eau chaude qui réussit le mieux. En général, la douche chaude, suivie d'un massage vigoureux, comme on le fait à Aix en Savoie, donne les meilleurs résultats.

Plus utiles d'ordinaire que l'hydrothérapie sont les bains tièdes ou plutôt frais, peu prolongés, mais renouvelés fréquemment, deux ou trois fois par semaine. On assure ainsi le bon fonctionnement de la peau et on la maintient dans un état de propreté absolue; condition indispensable chez le diabétique dont le tégument cutané est exposé aux éruptions et aux ulcérations qui manifestent une remarquable torpidité, ou aux inflammations qui revêtent souvent un caractère gangréneux. On se trouvera bien, surtout chez les diabétiques asthéniques, de mettre dans le bain des substances aromatiques stimulantes comme la teinture de benjoin. Lorsque la peau est le siège de démangeaisons, les douches tièdes et les bains gélatino-sulfurés préparés par exemple avec 30 grammes de sulfure de sodium et oOO grammes de gélatine sont très utiles.

Quant aux bains de vapeur, ils doivent être formellement interdits aux diabétiques ; rien n'est plus illogique, pour des raisons que nous avons mentionnées plus haut, que de suractiver ainsi brusquement la fonction sudorale, ce qui se fait toujours aux dépens de la fonction rénale.

Disons enfin que les diabétiques doivent porter, été comme hiver, des vêtements de dessous en Ilanelle ou en tissu de laine pour se garer des refroidissements et, pour le même motif, se tenir en hiver dans des chambres convenablement chauffées.

HYGIÈNE PSYCHIQUE DU DIABÈTE Gl

I mais où le renouvellement de l'air soit assuré.

II. Hygieue psychique. — L'origine du diabète est souvent d'ordre cérébral ; la neurasthénie est un des attributs de la maladie ; c'est assez dire quelle importance y présente l'hygiène psychique.

Bouchardat a résumé ses desiderata pour le diabétique dans les termes suivants : « Combattre ses passions, éviter la colère, les préoccupations tristes, la contention d'esprit trop soutenue ; éviter aussi le désœuvrement. Pour cela, il convient de régler son temps, afin d'avoir pour chacune des heures des occupations déterminées qui utilisent alternative-ment les forces du corps et de l'esprit. En un mot, , vivre autant que possible en paix et en joie, avec des

II habitudes journalières sagement ordonnées ». On ne saurait mieux dire ; mais, ainsi que le fait remarque)- Lecorché, cela est plus facile à prescrire que facile k exécuter. En tout cas, comme les soucis, les préoccupations, peuvent, non seulement augmenter la gly cosurie, mais encore déterminer des accidents do coma diabétique, il faut, quand la chose n'est pas impossible, faire abandonner au malade les professions ou les carrières qui l'exposent à des chocs soudains, l'amener surtout à renoncer à la politique, au jeu, aux spéculations de bourse. Il doit, dit excellemment Lecorché, se borner à une vie tranquille, suftisamment active pour l'occuper, assez uniforme pour ne pas le préoccuper: En outre, comme au diabétique, « ce colis fragile, » il faut épargner tout heurt, toute secousse, les personnes de son entourage devront s'attacher à lui éviter, dans la mcsur.^ du possible, les émotions vives qui pourraient très rapidement aggraver son état.

Que la guérison survienne, ces prescriptions n'en

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