CLASSIFICATION DES MÉDICAMENTS DO
très termes, pour exposer le traitement des diverses formes du diabète. Nous ne nous dissimulons pas d'ailleurs que nous nous heurterons dans cette voie à de graves difficultés: car, d'une part, la plupart des auteurs ne s'étant pas placés à ce point de vue, leurs conclusions sont sujettes à caution, et, de l'autre, certains remèdes ont droit de cité à la fois dans la médication du syndrome et la médication, anticausale ; tels les alcalins, utiles aussi bien contre le symptôme glycosurie que contre la dyscrasie arthritique.
Toute classification des médicaments employés contre le diabète sucré est fatalement arbitraire, puisque leur mode intime d'action nous est le plus souvent inconnu. Celle que nous allons suivre a du moins l'avantage, à défaut d'autres mérites, de réunir les agents thérapeutiques qui interviennent! au même litre dans le diabète. ••«•j •• ' ■•
Nous les répartissons en six groupes de la manière suivante :
1° Modificateurs généraux de la nutrition^ dirigés contre la dyscrasie diabétique dans ses éléments principaux : alcalins, opiacés, arsenicaux, iodure de potassium.
2° N'ervins, qui visent l'élément névropathique : bromure de potassium, an tipyrine, valériane. . 3° Modificateurs de la polgurie : nervins et en outre seigle ergoté, belladone, etc.
4° Modificateurs de la glycosurie^ appelés à diminuer la glycosurie, soit en enrayant les fermentations sucrées (anlizymotiques), soit en activant la combustion du sucre dans les tissus (oxygène, chlorate de potasse, ferments, etc.).
. S" Toniques, qui s'adressent h la note adynamique :
quinquina, quinine, fer, amers, huile de foie de ) morue, etc.
6° Médications diverses. Sous ce titre, nous comprendrons quelques médicaments qui ne peuvent pas encore être classés, myrtille, jambul, etc..
Il suffit de jeter un coup d'œil sur cette classification pour constater que les agents thérapeutiques qui s'adressent à tous les éléments du syndrome morbide figurent dans la première catégorie, tandis que sous les autres rubriques se placent ceux qui ne visent qu'un des facteurs de l'entité pathologique, tels que l'hyperglycémie, la dépression nerveuse, la cachexie.
Les premiers sont considérés parLecorché comme des médicaments antidiabétiques complets : dénomination inexacte selon nous puisque, la médication anticausale devant toujours se joindre à celle du syndrome partout où la chose est possible, on ne j saurait considérer comme remplissant toutes les I indications les traitements qui ne s'adressent pas en même temps aux divers éléments symptomati- ■ ques du complexus diabétique et à l'état morbide ' primordial, dont celui-ci n'est que l'expression. Ainsi, pour prendre un exemple, dans le diabète ' arthritique, la thérapeutique doit viser à la fois l'affection diabétique et la dyscrasie arthritique, sous peine de n'accomplir qu'imparfaitement sa mission.
§ Jer — MODIFICATEURS GÉNÉRAUX DE LA NUTRITION
Nous rangeons sous cette rubrique les alcalins, les opiacés, les arsenicaux et l'iodure de potassium. Alcalins. — Les premiers en date dans la théra-