VALÉRIANE
line, Vexaïf/ine, ont été essayés dans le diabète ; d'après Dnjardin-Beaumetz et Bardet, l'exalgine notamment diminue parfois la glycosurie. Néanmoins, comme ces médicaments sont moins actifs, tout en présentant à peu près les mêmes inconvénients que l'antipyrine, et qu'en outre ils sont d'un maniement difficile, leur usage ne semble pas devoir se généraliser. Il en est de même, à plus forte raison, de V cmtiféhrine et du sulfate de thalliiie.
Valériane. — A la classe des nervins appartient la valériane. RoUo et G. -P. Franck l'employaient déjà; leur exemple a été suivi de nos jours, notamment par Trousseau, Bouchard, Dujardin-Beaumetz. Bouchard l'a surtout prescrite pour ralentir les processus d'oxydation et enrayer la polyurie; il la donne à doses massives, 8 à 10 grammes d'extrait, et même beaucoup plus par jour. Lecorché, au contraire, prétend qu'à ces doses la valériane détermine d'habitude des troubles digestifs plus ou moins marqués qui obligent à en suspendre l'usage; il croit préférable de la prescrire à doses faibles, 30 à 60 centigrammes d'extrait par jour, pour pouvoir prolonger suffisamment le traitement et maintenir les deux effets de la médication, c'est-à-dire la diminution du sucre et de l'excrétion urinaire.
D'après notre expérience, la valériane peut prendre place entre le bromure de potassium et l'antipyrine. Comme ces deux substances, mais à un degré moindre, elle est utile dans les formes névropathiques du diabète, où elle enraie la glycosurie et la polyurie; nous la croyons surtout indiquée dans les diabètes légers que nous appelons pseudo-arthritiques accidentels, ceux par exemple qui sont liés à la ménopause. Dans ce cas, elle doit être préférée au bro-
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mure, comme partout où existe une dépression physique et intellectuelle prononcée. A l'instar de l'antipyrine, la valériane influence plus lapolyurie que la glycosurie. Enfin, comme ces deux médicaments, elle est absolument inefFicace dans les formes graves.
Nous l'employons à doses moyennes, -i grammes environ par jour; dans ces conditions elle est très bien tolérée, n'amène jamais de troubles gastriques, alors même qu'on l'associe, ainsi que nous le faisons d'habitude, h de petites quantités d'opium.
Enfin le sulfonal a été expérimenté avec succès dans le diabète par Grocco et par Casarelli ; on né s'explique pas trop que cet hypnotique puisse être utilisé dans un traitement d'aussi longue haleine que doit l'être celui de cette maladie.
§ III — MODIFICATEURS DE LA POLYURIE
C'est sous cette rubrique qu'on pourrait être tenté au premier abord de placer l'antipyrine' et la valériane, qui, le plus souvent, ainsi que nous l'avons vu, n'ont guère d'autre rôle que d'enrayer la polyurie. Mais comme l'eflicacité de ces médicaments est surtout tangible dans les formes névropathiques du diabète, où, en influençant le désordre nerveux qui commande la maladie, ils impriment à celle-ci une évolution favorable, il nous a semblé légitime de les faire entrer dans la catégorie des nervins, à côté du bromure de potassium, dont l'action est à cet égard similaire.
Il en est autrement de la belladone et du seii]le ergoté qui, eux, n'interviennent jamais qu'à titre de modificateurs de la polyurie.