VALEUR DES COMMÉMORATIFS
pothèse d'un diabète arthrilique en se fondant sur cette donnée que jamais il n'apparaît dans ces conditions. Mais, est-il nécessaire de le dire, le diabète chez l'arthritique n'est pas toujours un diabète arthritique.
De même il faut se rappeler que, si des troubles nerveux peuvent à eux seuls déterminer l'éclosion du diabète, les cas sont plus nombreux où ils ne jouent que le rôle de causes occasionnelles sur un terrain qui y est préparé par une influence morbide dyscrasique.
On devra ensuite chercher à préciser le mode de début et V ancienneté la maladie. L'invasion brusque est surtout le fait des diabètes purement nerveux et malin, tandis que celui d'origine arthritique entre presque toujours insidieusement en scène. Dans ce dernier cas il est souvent difficile, sinon impossible, de déterminer à quel moment l'affection a débuté. Quand l'on y arrive, cette donnée rapprochée de l'état actuel du malade fournit une indication très utile. Il est clair, en effet, qu'un diabète qui, quoique de date ancienne, n'a pas déterminé un dépérissement notable rentre dans les variétés bénignes ; inversement, des signes nets de cachexie chez un individu frappé depuis peu de temps entraînent un pronostic sombre, qu'il y ait eu ou non traitement antérieur; car, dans le premier cas, l'insuccès de l'intervention thérapeutique est patent, et, dans le second, on doit se souvenir que la médication antidiabétique a en général d'autant moins de prise qu'on y recourt plus tard.
Enfin le médecin devra s'enquérir du genre de vie, sédentaire ou actif, de la profession du malade, enfin de son mode habituel d'alimentation: autant de con-
DIABKTES GRAS ET MAIGRE li'
dilions qui doivent innuer sur ses prescriptions hygiéniques.
Passons maintenant à l'examen du malade, en laissant de côté les épiphénoniènes et les complications du diabète dont nous étudierons le traitement dans un chapitre spécial.
Il faudra d'abord rechercher avec soin non seulement les symptômes révélateurs d'une déchéance organique dont la signification pronostique ne demande pas à être soulignée, mais aussi tous les stigmates, soit de l'arthritisme, soit du nervosisme, qui, alors même qu'ils ne suffisent pas à déceler l'origine du diabète, doivent être pris en considéralion au point de vue du traitement. Enfin l'analyse attentive de l'état moral du malade vient renseigner sur les chances de succès d'une diète sévère qui demande de sa part un réel effort de volonté.
C'est ici le cas de rappeler la distinction qu'on a cherché à établir entre le diabète gras et le diabète maigre qui seraient, le premier, habituellement bénin, le second, malin. Il est peu de conceptions qui aient donné lieu à plus de malentendus. Dire que la conservation de l'embonpoint chez un diabétique de vieille date, en témoignant de la faible intensité du processus de dénutrition, a une signification favorable, c'est émettre une vérité de sens commun. La distinction entre les diabètes gras et maigre n'a d'importance réelle que lorsqu'elle concerne des individus à la phase initiale de la maladie. Envisagée à ce point de vue, elle mérite d'être conservée en ce sens que l'obésité étant l'apanage habituel de l'arthritisme permet d'augurer et d'espérer que cette dyscrasie commande l'affection. Mais on ne saurait aller plus loin, car le diabète névropathique ou arthritique
CARACTÈRES UROLOGIQUES
n'est guère plus sévère chez les individus maigres que chez les obèses eL, d'un autre côté, chez c ûfc
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faut pas oublier que parfois, àlapériode cachectique ous ces symptômes s'atténuent dans des proportions 1res notables. En ce qui concerne le taux de la glycosurie. Il doit être interprété dans le même sens - car on n assiste jamais dans les diabètes nerveux et arthritique à une élimination quotidienne de sucre dépassant iOO à 150 grammes. Toutefois, comme dans certains diabètes malins la glycosurie reste relatn^ment modérée, de 50 à 100 grammes par jour pendant tout le cours de la maladie, on ne saurai! voir dans ce symptôme « le thermomètre de l'intensité du diabète >, à l'exclusion des phénomènes concomitants.
L'analyse de l'urine doit d'ailleurs être faite d'une manière complète; elle révèle d'ordinaire une augmentation plus ou moins accusée de ses divers principes constitutifs. L'élévation du chiffre des chlorures est en rapport avec l'alimentation exagérée; au contraire l'élimination des phosphates et des sulfates est sous la dépendance de la décomposition dans l'organisme des matières albuminoïdes em-