‹ Thérapeutique du diabète sucréChapitre 56 sur 103 · DIABÈTE MALIN · texte numérisé non relu

DIABÈTE MALIN

est encore plus à redouter; la vie en plein air. les promenades à pied ou en voilure sont très avantageuses; on doit recourir aux frictions, au massage, mais avec ménagement, de manière à ne jamais entraîner de déperdition des forces ; enfin, à leur défaut, l'aérothérapie proprement dite (inhalations d'oxygène, bains ou inhalations d'air comprimé) peut donner de bons résultats.

Quant à l'intervention médicamenteuse, il faudrait lui demander bien peu de chose, n'était son action suggestive, dont on doit toujours tenir grand compte, même auprès des malades qui se targuent du scepticisme le plus absolu à cet égard.

C'est surtout aux agents reconstituants et toniques qu'on s'adressera. Les préparations ferrugineuses, notamment les eaux martiales bicarbonatées, le quinquina, sous forme d'extrait et surtout de sulfate de quinine à petites doses renouvelées de deux heures en deux heures, sont généralement bien supportés. On facilite leur absorption, tout en activant les fonctions digestives, au moyen des eupeptiques, tels que la noix vomique, la strychnine, la pepsine, la pancréatine. Enfin, dans les cas où l'estomac vient à, se fatiguer de toute médication, on peut recourir aux injections hypodermiques de phosphate de soude, mais en procédant avec l'asepsie la plus rigoureuse en raison de la vulnérabilité de la peau chez les diabétiques.

Quant aux médicaments cardinaux du diabète, alcalins et surtout arsenic et opium, leur action est bien aléatoire. Médiocrement efficaces à doses faibles, les préparations opiacées, la codéine môme, dépriment l'énergie vitale et afiaiblissent l'appétit lorsqu'on les emploie h doses fortes. De même, donné

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