‹ Thérapeutique du diabète sucréChapitre 57 sur 103 · MÉDICATIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

MÉDICATIONS DIVERSES

Innja manu — et il n'est actif qu'à cette condition — l'arsenic porte souvent atteinte aux fonctions digestives. Aussi faut-il surveiller de près l'administration de ces médicaments qu'on emploiera non simultanément, mais l'un après l'autre, pendant quelques jours seulement, en se guidant d'après leurs effets sur la glycosurie, et plus encore sur les fonctions digestives et l'état général. Restent les alcalins qui n'exposent pas aux mêmes dangers, lorsqu'on n'en force pas trop la dose, et qui, en dehors de leurs propriétés antiglycémiques, sont, dans une certaine mesure, indiqués à titre d'agents préventifs de l'acétonémic. A cet effet on peut prescrire deux à trois grammes par jour de bicarbonate de soude, ou des eaux alcalines aux repas.

Les médicaments nervins, bromures et antipyrine, doivent être absolument proscrits; car leur influence sur la glycosurie, assez nette parfois, mais toujours transitoire, est plus que compensée par leur action fâcheuse sur les fonctions digestives et surtout sur le système nerveux. Seule la valériane peut rendre quelques services lorsque la note névropathique est très prononcée.

C'est dans ces cas enfin que la médication antizymotique semble théoriquement le plus indiquée ; mais nous avons en général trop peu de confiance dans les pratiques d'antisepsie intestinale pour fonder grand espoir sur l'usage des agents antifermentescibles, comme l'acide phénique, la créosote et l'iodoforme. Ceux du reste qui en ont eu le plus à s'en louer s'en sont servis dans les formes bénignes du diabète où, grâce ù. l'hygiène, tant de médications comptent dCvS succès.

Enlin, k la période de marasme, toutes les inter-

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ventions perUirbalrices sont à éviter; il n'y a plus d'autre ressource que de chercher à relever l'énerg-ie vitale par les stimulants diffusibles, acétate d'ammoniaque, thé, café, alcools à doses modérées, par les préparations de quinquina et de kola et les inhalations d'oxygène.

C'est donc, en dernière analyse, à l'iiygiène qu'il faut surtout s'adresser, et encore, comme pour ajouter un trait de plus à cet ensemble décourageant, il est souvent impossible d'utiliser tels ou tels moyens dont elle dispose. Si certaines cures hydrominérales, 1 si le séjour à la campagne pendant l'été, dans les | climats chauds pendant l'hiver, présentent une réelle ! utilité, par contre les déplacements sont souvent nuisibles au diabétique. A la période de cachexie avancée, ils sont même formellement contre-indiqués ; car souvent la fatigue d'un voyage détermine l'éclosion soudaine d'accidents acétonémiques qui amènent en quelques jours, voire en quelques heures, un dénouement fatal. L'humanité, aussi bien que l'intérêt bien entendu du malade arrivé à la phase marastique, commande de lui laisser passer, aussi paisiblement que possible, ses derniers jours dans ses foyers, au milieu des siens.

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