CHAPITRE VI
Traitement tlii diabète dans l'enfanee et dans l'adolescence.
• Ôans l'élat actuel de la science, il est impossible • d'expliquer pourquoi presque toujours le diabète chez l'enfaut et chez l'adolescent revêt les allures les plus malignes. Règle générale : moins l'individu est avancé en âge, plus la maladie offre de gravité : audessous de trente-cinq ans, elle pardonne bien rarement ; car on ne peut guère attribuer aù diabète ces états morbides caractérisés par une légère glycosurie et des troubles digestifs qui se produisent, plus souvent qu'on ne le pense généralement, chez les nouveau-nés.
Chez l'enfant surtout, le diabète affecte presque toujours une marche rapide, sinon aiguë, et, en outre, la fréoiuence des complications gastro-intestinales, comme des accidents comateux, y rend dangereuse toute intervention médicamenteuse active. Les seules indications qu'on puisse jusqu'à un certain point remplir sont de soutenir l'appétit et de relever les forces. A ce titre les préparations de fer et de I quinquina, l'huile de foie de morue surtout, rendent «des services; les frictions, les bains stimulants sont •également utiles ; enfin les préparations arsenicales I peuvent être employées, mais seulement dans la
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seconde enfance, lorsque l'étal des voies digeslives le permet.
La médication pharmaceutique n'a donc qu'une efficacité très problématique ; l'impuissance de la thérapeutique est d'autant plus accusée qu'on ne saurait songer ici à instituer un régime antidiabélique sévère. Chez l'enfant à la mamelle, force est de s'en tenir à la nourriture au sein ; chez l'enfant sevré l'alimentation se composera surtout de viandes, d'œufs, d'eau rougie, et enfin de lait en proportion modérée. Plus le malade avance en âge, plus son régime se rapproche de celui du diabète chez l'adulte.
Quant au diahete des adolescents, il ne donne lieu à aucune considération spéciale; au point de vue diététique et médicamenteux, il ne se différencie guère des formes graves de l'adulte; l'arsenic, les reconstituants, ferrugineux, quinine, huile de foie de morue, y tiennent la première place. On arrive quelquefois à l'enraver en faisant séjourner les malades au voisinage de la mer ou dans des climats de moyenne altitude pendant l'été et dans les pays chauds pendant l'hiver.