‹ Thérapeutique du diabète sucréChapitre 72 sur 103 · TRAITEMENT DU COMA DIABÉTIQUE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DU COMA DIABÉTIQUE

enrayer la dyscrasie acide. Or, lorsque l'empoisonnement est rapide et le danger imminent, quelle médication ne serait pas devancée par les événements dans son eflfort pour accélérer les oxydations organiques, et en particulier celle du sucre? On ne peut donc que recourir à un traitement purement palliatif, dirigé à la fois contre l'asthénie nerveuse et contre la dyscrasie acide.

Pour lutter contre la tendance comateuse, on fait appel aux stimulants généraux, tels que l'acétate d'ammoniaque, les alcools à haute dose, les injections d'éther et de caféine : médication banale qui demeure ici sans aucune efflcacité.

Aussi le traitement du coma diabétique se résumet-il aujourd'hui dans l'emploi des alcalins, destinés à enrayer l'intoxication acide. Or on peut les introduire dans l'organisme par trois voies; l'estomac, les veines, le tissu cellulaire sous-cutané.

En donnant par la bouche des quantités considérables de sels alcalins les plus divers, bicarbonate, acétate, tartrate de soude, enfin du citrate de soude, recommandé par Reynolds, on n'a jamais enregistré ques de insuccès. Il était facile d'ailleurs de le prévoir ; car, ainsi que les recherches récentes de Freudberg le prouvent, il faudrait, pour obtenir un changement appréciable dans l'alcalinité du sang, administrer plus de 60 grammes de bicarbonate do soude par jour.

On pouvait espérer de meilleurs résultats, soit en introduisant directement dans le sang des doses massives de sels alcalins, suivant la méthode de Dickinson et de Stadelmann, soit en les administrant simultanément par diverses voies. La médication intm-veineuse a été employée larga mmiu. Ainsi.

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