TRAITEMENT DU COMA DIABÉTIQUE
Minkowski ca injecté 84 grammes de bicarbonate de soude en une seule fois. Dickinson a été encore plus loin : chez une femme de vingt-cinq ans, dans le coma, il injecle, en une heure et demie,3,180grammes d'une solution aqueuse de chlorure de sodium, de chlorure de potassium et de bicarbonate de soude; la malade reprend connaissance, mais retombe dès le lendemain dans le coma. Nouvelle injection de 1 500 grammes de cette solution dans les veines du pied, suivie d'une amélioration très passagère et mort peu après.
D'autre part, divers médecins ont injecté des solutions alcalines dans le tissu cellulaire sous-cutané; méthode qui, théoriquement au moins, est à recommander.
Malheureusement, abstraction faite d'un cas de Minkowski et d'un autre de Senator, la médication alcaline, sous toutes ces formes, n'a jamais donné de bons résultats.
De même Lépine et Lecorché ont échoué en injectant le sérum artificiel d'Hayem qui contient 5 gr. de chlorure de sodium et 10 grammes de sulfate de .soude pour un litre d'eau, et plusieurs médecins, Hilton Fagge, Kussmaul, Lecorché ont pratiqué sans succès la transfusion sanguine.
Enregistrons enfin deux tentatives infructueuses laites par Senator avec le sozoiodol.
En résumé, la thérapeutique est complètement d'ésarméc contre les accidents comateux de l'acétonémic; c'est une raison de plus pour combattre activement les manifestations moins intenses de cette intoxication qui sont souvent les avant-coureurs du coma diabétique.
Dès que, chez un diabétique, apparaissent des trou-
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Lies dyspeptiques qu'en raison de la réaction urinaire on peut soupçonner d'origine acétoncmique, il laut, par une médication énergique, enrayer le processus d'intoxication, et, à cette fin, activer le jeu de toutes les fonctions excrémentitielles.
Du côté de l'appareil digestif, diverses indications sont à remplir. On doit réveiller l'appétit, d'abord en supprimant le régime exclusif, s'il était suivi jusqu'à ce jour, et en se montrant très tolérant dans le choix des aliments, pour se conformer autant que possible aux goûts du malade, puis en administrant des amers, tels que la noix vomique ou les préparalions strychnées. Dans le but d'enrayer les fermentations intestinales, les antiseptiques, bélol, benzonaphtol, charbon de peuplier, sont à recommander. La constipation devra être combattue, d'autant qu'il faut veiller à ce que les produits toxiques soient expulsés de l'organisme, par des purgatifs répétés comme l'huile de ricin ou le sulfate de magnésie.
Pour peu que les urines se raréfient, on recourra sans tarder aux diurétiques, par exemple à la caféine en injections hypodermiques et aux grands lavements d'eau froide ou enfin, mais en dernier lieu, à la macération de digitale.
Les fonctions cutanées seront stimulées par des frictions sèches ou alcoolisées.
Par contre, de tous les médicaments antidiabétiques, les alcalins seuls devront être conservés; on les administrera môme à aussi hautes doses que le permettra l'état des voies digestives. Les autres, notamment l'opium, les bromures, fantipyrinc sont il proscrire, en raison de leur action dépressive sur le système nerveux.
Enfin au moyen des stimulants ditTusibles et dos
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toniques de louL genre on s'attachera à prévenir, autant que possible, ou à enrayer les symptômes d'asthénie nerveuse, précurseurs des manifestations comateuses.
Alors même que, par cette médication complexe, on est arrivé k faire disparaître les accidents acétonémiques, des rechutes sont toujours à craindre. Aussi le malade devra-t-il être l'objet d'une surveillance incessante. Tout travail fatigant, tout exercice violent, toute occupation qui l'expose à des secousses morales lui seront plus que jamais interdits. La moindre infraction aux prescriptions hygiéniques peut, en effet, donner lieu soudain aux manifestations comateuses qui défient les efforts de la thérapeutique.