‹ Thérapeutique du diabète sucréChapitre 75 sur 103 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Complications pulmonaires.

PhtMsie diabétique. — Koch a démontré qu'un milieu de culture sucré est favorable à la puUulation du microbe de la tuberculose. Ainsi s'explique, mais en partie seulement, la fréquence de la pbthisie au cours du diabète; car il faut également tenir compte de l'épuisement vital qui livre l'économie sans défense à l'invasion bacillaire. En effet, la tuberculose s'observe surtout dans le diabète grave et chez des individus soumis à des privations ou qui se trouvent dans de mauvaises conditions hygiéniques. Ainsi, Irès répandue dans les milieux hospitaliers où, par exemple, Griesinger a vu mourir tuberculeux quarante-trois diabétiques sur cent, elle sévit beaucoup moins dans la classe aisée, d'après le témoignage de Durand-Fardel, de Brouardel, et de bien d'autres cliniciens.

Il est généralement admis que les chances de phthisie sont d'autant plus grandes que le diabétique est plus jeune : corollaire naturel de la gravité de la maladie dans la première période de la vie. Mais cette formule n'est exacte qu'à partir de l'adolescence ; car c'est surtout entre quinze et trente ans que survient la tuberculose.

De même on a exagéré la rapidité de son évolution en disant qu'elle affecte presque toujours la forme

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subaigïie ou galopante. Non seulement chez les vieillards elle peut présenter une allure lente, mais même chez les adultes elle subit parfois des temps d'arrêt et procède alors par poussées successives, qui font traîner la maladie pendant huit, dix mois et même dav- ntage.

Ç33 considérations générales nous amènent à dire que, contrairement à certains errements trop répandus, il ne faut pas perdre de vue le diabète au point de vue thérapeutique, alors qu'apparaissent des symptômes de tuberculose ; car la recrudescence de la glycosurie à la suite de la suppression du régime ou de la médication antidiabétiques imprimerait à l'affection pulmonaire une marche plus rapide. D'ailleurs n'est-on pas souvent induit en erreur par des manifestations bronchitiques que l'on attribue indûment à un début de phthisie, tandis qu'il ne s'agit que d'un simple catarrhe sans gravité?

Le traitement doit donc être dirigé à la fois contre le diabète et contre la phthisie, mais en ménageant plus que jamais les fonctions digestives. Aussi, parmi les médicaments antidiabéliques, en est-il peu qu'on puisse utiliser : les alcalins à faible dose, les arsenicaux et les sels de quinine sont seuls à recommander. Il n'y a aucune raison de modifier le régime alimentaire; cependant on augmentera le plus possible la ration des graisses, telles que les huiles elle beurre, car ici surtout les éléments respiratoires sont utiles. A ce titre également on doit prescrire l'huile de foie de morue, la lipanine ou la glycérine. En cas de troubles digestifs, le lait constitue une précieuse essource.

Quant au traitement de la tuberculose elle-même, il semblerait a 2n-iori qu'il faille surtout songer aux

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