‹ Thérapeutique du diabète sucréChapitre 85 sur 103 · TRAITEMENT DU PHIMOSIS DIABÉTIQUK · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DU PHIMOSIS DIABÉTIQUK

tance sont les soins hygiéniques préventifs ; les diabétiques devront, après chaque miction, s'essuyer soigneusement la verge, et, pour peu qu'il y ait un peu de cuisson, la lotionner avec une solution alcaline au bicarbonate de soude. Des bains de siège fréquents sont également indiqués. Une fois la balanoposthite produite, on fera appel aux bains de son ou d'amidon, aux lotions antiseptiques à l'acide borique ou au sublimé, et de plus on interposera entre le gland et le prépuce une poudre isolante, oxyde de zinc, sous-nitrate de bismuth, borate de soude, etc., sur un morceau de ouate. Rosenthal recommande, dans les cas de balanoposthomycose, l'emploi du dermatol qui supprime le suintement et diminue l'induration des téguments.

Quand l'orifice préputial tend à se rétrécir, ces mesures hygiéniques, bains généraux et locaux, lotions, seront renouvelées plus souvent, et en outre on recourra aux injections sous-préputiales. Dans les cas légers, celles-ci pourront être faites avec de l'eau bouillie ou de l'eau boriquée, mais toujours poussées jusque sur la rainure glando-préputiale ; dans les cas plus intenses avec suppuration, on se servira d'une solution de nitrate d'argent, au deux-centième ou au centième, suivant l'intensité de l'inflammation.

Ces moyens réussissent le plus souvent; mais, lorsque le tissu préputial est devenu absolument scléreux, la question d'une intervention chirurgicale, de la circoncision, se pose. Il faut savoir que celle-ci a parfois déterminé des accidents graves et même mortels (faits de Palle, de Demarquay); on n'y recourra donc qu'en cas de nécessité absolue ou quand l'état général du malade est demeuré satisfaisant, la glycosurie peu abondante.

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