‹ Thérapeutique infantile (volume 2)Chapitre 16 sur 58 · DYSPEPSIE DES ENFANTS AU-DESSUS DE DEUX ANS · texte numérisé non relu

DYSPEPSIE DES ENFANTS AU-DESSUS DE DEUX ANS

s'imposent un nouveau surnienage, qu'ils croient salutaire et s'adonnent à des exercices gymnastiques excessifs. Le médecin doit s'efTorcer de combattre cette hygiène déplorable. S'il y réussit, il est probable que tous ces symptômes digestifs s'amenderont et disparaîtront. Les eupeptiques, les amers, les toniques du système nerveux, l'hydrothérapie, les frictions, les bains froids, lui seront d'un grand secours.

Nous n'envisageons ici, naturellement, que les cas les plus simples, les troubles fonclionnels de la digestion. (Voir plus bas la dilatation de l'estomac, à laquelle on pourrait ajouter l'atonie et la dilatation de l'intestin.)

Au point de vue duchimisme stomacal, on trouvera descas avec hyperacidité, d'autres avec hypoacidité, des hyperpepsies, des hypopepsies. iNous n'insisterons pas ici sur les détails du traitement qui convient à ces formes, et qui n'ont rien de particulier à l'enfance.

Tous les symptômes secondaires, éructation, pyrosis, crises gastralgiques, entéralgies, constipation ou, au contraire, selles fréquentes, suivant de près le repas, putridité gastro-intestinale, tympanismc, llatulence, seront traités en conséquence conmie chez l'adulte.

Cette dernière forme df; licntérie est assez souvent < > bsorvée, notam 1 1 ic ii t d e 7 à ] o ans, sans qu'on puisse toujours en découvrir la cause occasionnelle.

Certains enfants ont eu aupai-avant de la diarrhée plus ou moins chronique ; d'autres sont des névropathes; d'autres enfin n'ont aucune tare. Chez certains, elle est liée à des troubles stomacaux, dus à riiypcracidité de la sécrétion stomacale. Quoi qu'il

TIIKRAPEUTIQUE r.NFA.NTILK.— T. II. g

en soil, les selles suivent de près les repas, avec ou sans coliques, et la nulrilion générale en souffre; il

y a lieu d'aviser.

Le traitement pharmaceutique doit s'inspirer des causes probables de cette lientérie et des symptômes concomitants. Aux hyperchlorhydriques purs, il faut prescrire les alcalins terreux à haute dose ; aux névropathes, atteints d'hyperacidité et d'anémie, il y a lieu de se préoccuper de l'état général et de prescrire, en outre, des antispasmodiques et des toniques réparateurs. Si l'atteinte portée à la santé générale résulte d'une infection digestive,lapratique d'une antisepsie intestinale s'impose ; mais ces considérations causales remplies, on restera en présence d'un hyperexcitabilité musculo-nerveuse des tuniques

intestinales, qu'il faut combattre pharmaceuliquementet par le régime. L'opium administré aux repas, sous forme de laudanum, est ici des plus utiles. On pourra y ajouter des eupeptiques dans les cas où les selles sont formées d'aliments non digérés. Quant au régime, il convient d'être très sévère ; et, sans passer en revue les aliments les uns après les autres, on peut schématiser uile ^)i'l?scriplion : les repas seront peu copieux, plus répétés, quatre ou cinq par jour; les aliments, devront être mieux mastiqués ou préparés sous forme de purée, alin de ne pas exciter les contractions intestinales et de faciliter la digestion. Les œufs, la viande hachée, les purées épaisses, les boissons tièdes, peu abondantes, l'infusion de tl]^^, par exemple, doivent être surtout conseillés,car ce&, aliments consliluont la base de cenonveau régime. L'utililé du luit pur est plus douteuse.

On ne devra pus oublier que certains troubles digestifs peuvent èire d'origine hépatique, principa-

DILATATION Dli l'eSTOMAC

lement cliez les enfants plus âgés, porteurs delésions cardiaques congénitales ou non et méconnues.

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