MUGUET
seront traités en conséquence.
Ktoiuatlte dlplitéi-HKIue-
confondu avec elle nnc forme de -^«" « J"';^^™^ membraneuse qni se développe en P»f ™ lanEue et, il est vrai, dans le cours des d.pl.teries pTarTngo-laryngées. Mais on ne rencontre ces cas que dans les diphtéries associées au streptocoque, en r alité, elles sont sons la dépendance de celn,-CK Nous n'av „s d'ailleurs rien à ajouter au vartem ot de cette variété, qui n'ait déjà été d,t pins haut a propos de la stomatite ulcéro-membraneuse 'Torsquon a affaire à la stomatite d;?"-"'-!vraie, à bacilles de Lœlller, le traitemen se confond avec celui de Tangine avec laquelle el e coex.ste. (Voir traitement général de la diphtérie.)
Le parasite du mu[/uet n'appartient plus au même .enre botanique que ceux des autres stomatite. ; c es un champignon qui exige certaines conditions pour se développer, au premier rang desquelles .1 convient de ranger l'acidité préalable de la salive et l'état de débilitalion ou de cachexie des sujets atteints.
Chez les tout jeunes enfants, cette acidité des produits buccaux est déterminée surtout par la fer-
meiitalion laclique du lail, qui séjourne dans la bouche, après les teLécs. Celle fermenlalion est elle-même due à l'absence de soins hygiéniques, à la malproprelé. el à l'usage chez les enfanls nourris au biberon, de lelines mal entrelenues, el de récipienls malpropres. On peut, dans ces conditions, observer de véritables épidémies dans les crèches ou dans les asiles. Il y a donc, de ce chef, des mesures de prophylaxie à prendre. Le traitement topique esl basé sur les conditions de vie dn parasite, c'est-à-dire sur l'emploi de médicaments alcalins: bicarbonate de soude, et surtout borate de soude, dont la présence, dans les cultures artificielles, arrête le développement du champignon.
Il faut détacher les parcelles blanchâtres qui constituent le muguet, laver la bouche avec de l'eau de Yichy, par exemple, ou avec une solution alcaline légère à 2, 3 0/U au plus, et faire des attouchements avec un collutoire boraté à l/oO.
On a également employé l'eau de chaux, l'eau oxygénée, le permanganate de potasse à 1/20U, la liqueur de Van Swieten même dans les cas rebelles.
Le muguet n'est, le plus souvent, qu'un accident dans le cours de maladies générales graves, ou à la suite de troubles gastro-intestinaux, dont l'importance prime d'ailleurs la thérapeutique.
Xraîtemeiit «les iiiigines niques (1).
Les anciennes distinctions clini([ues el anatomiques entre les diiïérenles formes d'angines aiguës ont perdu, ;iu point de vue du traitement, beaucoup
(1) On U-ouvcra le U-aileiiieiii do l'angine dinhléritique ;ui cliapitro consacré à la diphlcrie.
TltAlTEMliNT DliS ANGINES AlCUKS 13
de leur importance, depuis que nous savons que, toutes, elles sont dues à l'action de microorganismes pathogènes sur la muqueuse du pharynx et des amygdales. Elles conservent cependant une certaine valeur, en raison de leur gravité respective, et partant, en raison des indications qu'elles soulèvent pour une intervention plus ou moins active. 11 y a donc lieu de considérer le traitement médical comme s'adressant à toutes les variétés d'angines, sauf quelques indications particulières propres à cliacune d'elles, et qui dépendent de la forme analomique et des phénomènes septiques locaux ou généraux.
La thérapeutique îles angines aiguës tire donc ses indications :
a) de la nature parasitaire des angines;
h) des phénomènes infectieux qui peuveni en éti'e la conséquence ;
c) des phénomènes réactionnels, locaux, subjectifs ou oitjectifs. et des (roubles fonctionnels qui en résultent.
Traieeiiicist »nlîse2il'<iuc local des aiii>-incs. —
il consiste dans l'emploi des lavages des irrigalions de la. gorge, rarement des gargarismes, sauf chez les enfants d'un certain âge, des attouchements avec dos collutoires antiseptiques.
Les lavages entraiuent les mucosités et les produits inllainmaloires de la sui-face muqueuse, riches im microbes et (iu loxines ; ils dégagent les cryptes aniygdaliennes des amas d'épitliéliiim mort, qui les obstruent et ipii provoquent la doidcur au moment de la déglutition; ils favorisent par ce nettoyage l'action des substances antiseptiques plus concen- Iri'es des collutoires.
Malheureusement, leur emploi n'est pas toujours facile, surtout au début; mais, leur action sédative est tellement manifeste que, contrairement à ce qu. se passe dans certaines interventions thérapeutiques, les enfants les acceptent volontiers lorsqu'on a réussi à pratiquer les premiers.
On fait maintenir l'enfant sur les genoux d une personne énergique, assis bien en face du médecin et en plein jour, les jambes prises dans une serviette ■ou un drap. L'aide, du bras gauche, maintient contre lui et verticalement le buste de l'enfant ; de sa mam droite, appliquée sur le front, il immobilise la tete du patient contre sa poitrine et lui imprime une direction convenable, légèrement penchée en avant Un protège les vêtements de l'enfant avec un tablier imperméable, et on fait tenir une cuvette sous son menton. On emploie, pour les lavages, un simple irrigateur ou une seringue; il faut veiller à ce que la quantité du liquide soit sutfisanle et que 1 orihce de la canule d'écoulement, non en verre, ne soit ni trop grand, ni trop petit : si l'écoulement est trop abondant, l'enfant suffoque et se révolte; s il est insignitiant, on s'expose à provoquer des mouvements de déglutition, ce qui est peu important, ou a faciliter la pénétration du liquide dans le larynx, ce qui est plus ennuyeux pour le patient.
L'irrigation, ayant surtout un elYet mécanique, en raison du peu de temps pendant lequel le liquide reste en contact avec la muqueuse, et de la faiblesse du titre chimique des solutions employées, est plus aseptique qu'antiseptique. On peut se servir d'eau pure bouillie et tiède, 35° à 38°, ou d'infusions diverses à saveur agréée par l'enfant comme linfusion d'eucalyptus, de thym, de tilleul, etc. ; ou de
TRAITEMENT DES ANfilNES AIGUËS 15
solutions alcalines, qui onL l'avaantge de mieux détergerles muqueuses, comme le chlorate de potasse, le borax à 3 ou 4 0/0, ou entin des solutions antiseptiques faibles comme l'acide borique à, 4 0/0, l'acide salicylique, les solutions phéniquées faibles à 1/200 (à surveiller), le chloral à 3 ou à 4 0/0, les solutions mercurielles à 1/2000, à 1/3000, etc.
Outre l'immobilité de l'enfant, il est difficile d'obtenir l'écartement des mâchoires; on y parviendra cependant en se servant d'un coin en bois ou de l'écarteur Legroux. L'injection doit être poussée vigoureusement, à plein jet; on arrive à faire une irrigation complète, un quart de litre et plus, sans reprise ; on la renouvelle suivant les indications cliniques du cas qu'on soigne. Il est prudent de ne pas en exagérer le nombre, certains enfants devenant, au bout d'un certain temps, d'une susceptibilité incroyable,et présentanlà chaque tentative nouvelle des réflexes nauséeux, d'une violence particulière. On doit les éloigner du moment des repas, afin de ne pas provoquer des vomissements alimentaires.
Immédiatement après, doucement et sans écouvillonnage, on touche la muqueuse au moyen d'un tampon de ouate hydrophile, imbibée d'un des nombreux collutoires antiseptiques, qu'on peut formuler, et qui doivent être de préférence à base de glycérine plutôt que de miel ou de sirop. L'acide phénique et le sublimé, désagréables et irritants, lesalol agréable aux enfants en général, le naphtol camphré, le chloral, les phénols sulforicinés, la résorcine, etc., sont autant de médicaments qu'on peut employer.
Les gargarismes sont d'un usage restreint chez les enfants; leur action est d'ailleurs peu étendue au delà de l'isthme du pharynx; ils peuvent cependant
16 TRAITEMENT DES MALADIES TLUSE DIGESTIK
contribuer à faire l'antisepsie de la cavité buccale.
Certains auteurs ajoutent, à cette antisepsie locale, l'usage des. antiseptiques généraux : quinine, ijenzoate de soude, ou celui des antiseptiques intestinaux. Les uns et les autres ont certainement, selon les cas, des indications qu'il faut saisir. Celles-ci ressortissent aux phénomènes infectieux, cpi peuvent compliquer l angine : mauvais état général, frissons,
lièvre, albuminurie, etc.
TraîtejMcntaïKiseplîqiie général. — Les phénomènes infectieux sont dus à la propagation de l'infection aux ganglions voisins, à des manifestations infectieuses à dislance, ou sur l'état général.
L'adénite sous-maxillaire doit èlre combattue par les moyens ordinaires et, en particulier, par les frictions mercurielles, loco dolnili, l'enveloppement ouaté, les compresses antiseptiques. Quant aux phénomènes infectieux concomitants, lièvre, accidents nerveux, état saburral des voies digestives. diarrhée, troubles fonctionnels du foie et des reins, lisseront traités par les moyens habituels et, en particulier, par l'antisepsie générale et intestinale. Lorsqu'ils sont très prononcés et s'accompagnent d'dlbuminu-rie, on doit se garder d'employer comme topiques locaux des substances trop dangereuses, l'acide phéiiique et le suijlimé par exemple.
liidîcmioMs eliiiifuics. — La douleur dans les angines est parfois très vive : elle existe toujours, s'exaspère sous l'inlluencc des mouvements de la dégliilition, surtout des mouvements à vide. Elle peut se conii)lii|uer de douleurs auriculaires, lorsque la trompe dMiustache est prise, et qui réclament une intervention spéciale, ou enlin d'endolorisscment de loute la région cervicale. Elle nécessite une alimen-