‹ Thérapeutique infantile (volume 2)Chapitre 4 sur 58 · TRAITEMENT DES ANGINES AIGUËS · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES ANGINES AIGUËS

lalioli spéciale, liquide, dont le iail faiUa base. H est nécessaire, dans corlains cas, de joindre, au IrailemenL anlisepUque , des décodions opiacées oumucilasineusesqui ont le meillenr effet. On penl employer,' en gargarismes, la décoction de tête de pavot, dans du lait coupé d'eau, ou taire une décoction de figues dans du lait; le malade boit ce mélange qui est très bon et se gargarise en même lemps.

C'est surtout dans les cas où les phénomènes inllammatoires sont très accusés et très étendus, qu'on doit se borner à prescrire ces gargra'ismes émoUients, et rejeter l'emploi des solutions irrllantes, comme le sublimé ou l'acide phénique. (jui nOiVrent que des dangers.

On ne doit pas oublier que cette violence de l'inllammation constitue la meilleure défense de l'organisme contre l'infection, qu'il y a danger ]iour l'intégrité des éléments anatomiques, àl'augmentor par l'application de substances caustiques. Par contre, c'est le cas d'utiliser largâ manu les irrigatious de la gorge qui balayent les exsudais el détendent la mmiueuse très congestionnée. Cette médication est formellement indiquée dans les cas où, par suite de la tuméfaction énorme des amygdales et de la. muqueuse pliaryngée, il existe des troubles respiratoires plus ou moi us inarqués.

En somme, ra[)plication des remèdes que nous venons d'énumérer dépend des indications cliui(jues que le médecin relève chez les malades qu'il a sous les yeux. Il en est qui sont de purs angineux, et (|ui réclament une thérapeutique locale, proportif)nMée aux phénomènes locaux; il en est d'autres où les symptômes génénuix et locaux vont de pair, et ([ui dcmai)denl un trailenieni général (il local : il

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en est d'auLrcs cnrin où, quelle que soit la physionomie de l'angine, elle s'efface devant la sévérité des phénomènes généraux : cela se voit dans les formes hyperinfectieuses de certaines angines à streptocoque, par exemple, ou dans les angines secondaires à des états généraux de gravité variable. Ici malheureusement, le traitement général et le traitement local échouent le plus souvent.

Vapiéiés it'an^incs. — Ces considérations cliniques priment toutes celles qu'on peut tirer des ■formes anatomiques classiques des angines ou des formes bactériologiques. Cependant, on doit reconnaître qu'en général les angines érythémateuses, ou les angines dites herpétiques, réclament un traitement moins énergique que les angines à exsudais pultacés ou pseudo-membraneux. C'est ici qu'on doit surtout insister sur les irrigations qui entraînent, sans traumatisme, des fragments pultacés ou membraneux, et qui détergent ceux qui restent en place. A moins de fausses membranes peu adhéreutes, nous sommes peu partisan de l'ablation quand même des fausses membranes dans les angines pseudo-membraneuses. L'application répétée des topiques antiseptiques à la surface externe de ces membranes est sufTisante pour les imprégner; nous avons pu vérifier le fait sur des fausses membranes cutanées, de nature diphtérique, il est vrai ; mais, qu'inqiorte! les fausses mend^ranes, imprégnées de sul)stances antiseptiques, exigent un contact prolongé de ces substances, qui, déposées sur une muqueuse nettoyée, ne tardent pas à être dégluties. Lorsque les fausses membranes sont trop épaisses, il ne faut pas hésiter à les enlever : ellesprovoquenl alors des tronhics douloureux dans l'acte de la dé-

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