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TRAITEMENT DES MALADIES DE L'APPAREIL GÉNITO-URLNAIRE

Mépîn-îtes aîgiaës infectieuses.

Les néphiites aiguës ont presque toujours pour origine une maladie infectieuse et, en particulier, une fièvre éruptive.

C'est par [es reins que s'éliminent en majeure partie les toxines sécrétées par les microbes. Ce passage anormal, de matières éminemment irritantes, à travers le llUre rénal, entraîne toujours une certaine inflammation du parenchyme. Cette inflammation, le plus souvent, est peu intense ; elle peut disparaître au moment de la convalescence et ne laisser aucune trace. Mais, dans certaines maladies infectieuses, ce passage des toxines retentit d'une façon beaucoup plus vive et entraîne des lésions plus profondes. Les néphrites de la scarlatine, de la diphtérie, des infections cl streptocoque, répondent à des conqilications fort graves, parfois mortelles.

La thérapeutique des néphrites aiguës a bénéficié, d'une façon milahle, des d(mnées nouvelles fournies ]»ar la huctériologie. Il esl possible aujourd'hui, par nn I riiilcmeni préveiUif, d'éviter ou du moins d'atténuer les complications rénales dans certaines maladies iid'eclieuses.

Les néphrites aigni's pouveni se diviser en deux catég(n-ies : les unes, hénignes et passagères, sont

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rarement dangereuses (rougeole, oreillons, variole, pneumonie, fièvre typhoïde) ; les autres, plus graves, constituent une complication redoutable et fréquente de la maladie infectieuse.

Dans les néphrites bénignes, l'évolution de cette complication est silencieuse, et n'est mise en évidence que par l'examen attentif des urines. Pour prévenir tout danger, il suffira de favoriser l'élimination des poisons microbiens, ou de les détruire à leur point d'origine.

La première indication sera remplie à l'aide de purgatifs légers et répétés : ils ont pour but d'empêcher les toxines de séjourner trop longtemps dans les voies digestives et dépasser de là dans la circulation générale. Leur action sera complétée par l'usage des antiseptiques intestinaux, le napthol, le benzonaphtol, la poudre de charbon. Les lavages antiseptiques des cavités naturelles, bouche, fosses nasales, conjontives , compléteront les mesures préven lives.

Les antiseptiques généraux, le sulfate de quinine, lebenzoatede soude, le salicylate de soude, ne seront prescrits que dans les infections graves.

Il ne faut pas oublier que l'élimination des médicaments est aussi entravée que l'élimination des toxines, d'où la nécessité de surveillei- les fai])les doses qu'on administrera.

L'alimcnlation sera très surveillée.

Le régime lacté s'impose toutes les fois que l'examen dos urines permet de constater la présence do l'albumine.

Dans les néplirilfîs aiguës graves, les lésions rénales sont plus profondes et plus durables. L'inflammation passe le plus souvent inaperçue, au moment

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de la période fébrile ; c'est à peine si les urines sont légèrement albumineuses.

L'albuminurie franche et l'anasarque n'apparaissent en général qu'au début de la convalescence.

C'est surtout dans les maladies susceptibles de présenter ces néphrites intenses, cjue le traitement préventif doit être observé dans toute sa rigueur. L'inflammation sera d'autant plus profonde et plus tenace, qu'on aura pris moins de précautions pendant la période fébrile.

Dèsl'apparition de l'œdème, il faut chercher à provoquer le plus vite et le plus largement possible la décongestion rénale, au moyen des révulsifs locaux. Dans les cas légers, on appliquera des cataplasmes sinapisés, des ventouses sèches sur la région lombaire.

Mais, dans la néphrite scarlatineuse, l'anurie et l'anasarque surviennent rapidement; aussi les accidents urémiques sont-ils immédiatement menaçants. 11 ne faut pas hésiter à pratiquer une véritable saignée locale au moyen de ventouses scarifiées, placées à la région lombaire ; quatre ventouses suffisent, dût-on les renouveler deux ou (rois Jours plus tard.

Pour prévenir les accidents urémiques, il est utile de provoquer une diurèse abondante. Le lait est le meilleur de tous les diurétiques : on le donnera par petites quantités à la fois, et coupé avec une eau minérale alcaline. Le régime lacté intégral sera continué aussi longtemps que l'cedèmc persistera. Si, malgré le régime lacté et les révulsifs, l'œdème augmente, en même temps que la quantilé des urines émises diininiio, il faudra recourir à un traitement nu'dicamenleux aciif.

On s'adressera, ])our forcer l'obstacle rénal, aux médicaments susceptibles d'augnienler la tension

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sanfi;uine. C'est à la digitale qu'il convient de donner la préférence, parce que ce médicament accroît rapidement la force des impulsions cardiaques.

Mais son usage peut offrir de graves inconvénients. Elle est souvent mal tolérée par l'estomac; en second lieu, sa seule voie d'élimination étant le rein, elle s'accumule dans l'organisme, lorsqu'il y a anurie , et produit des accidents d'intoxication. Il faut donc donner la digitale pendant deux ou trois jours seulement et à faible dose. Pour précipiter son action diurétique, il est également utile d'administrer en même temps un léger purgatif drastique.

Lorsqu'on cessera l'usage de la digitale, si l'anurie persiste, on aura recours à la caféine. Ce médicament est précieux en ce qu'il n'offre aucun danger d'accumulation. Son action complète admirablement celle de la digitale.

L'extrait de muguet et le slrophantus sont également de bons diurétiques ; mais leur action est moins rapide et moins certaine ; ces médicaments sont à recommander lorsque l'état des voies digestives ne permet pas l'usage de la digitale.

Dans les néplii itcs scarlatineuses, i'anasarque et l'anurie surviennent avec une telle brusquerie que la digilale n'a pas le temps d'agir. JJans c(>s cas pressants, on a précf)nisc l'usage des bains chauds. Ils agii'aient en pr(ivo(|iiant une d iapliorèsc abondante. C)n les donne à une l('inp(''ralnre de.'iCià 'AH": le malade doit y séjourn((r an inoins une lieur(; ; au sortir du [)ain, il sera, enveloppé de couvertures chaudes. I/adminisI ration de, boissons sudoriiiqucs chaudes; qMcl(|U(>IV)is niéinc une h'gèrc dose de pilocarpino coni|»létoiil a vanlageusement l'action des bains

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