MALADIES DE LAPPAREIL GÉNITO-URINAIRE
cliauds. D'autre part, les enveloppements dans le drap mouillé ont pu produire d'excellents résultats dans certains cas de néphrites infectieuses aiguës.
Quand la crise aiguë est passée, lorsque la diurèse devient suffisante, il est utile de cesser l'usage des médicaments et de soumettre ses malades au régime lacté exclusif.
La surveillance de la convalescence doit être des plus rigoureuses; le malade gardera le repos absolu, évitera le moindre relVoidissement afin de ne pas s'exposer à une récidive fâcheuse.
L'alimentation exclusivement lactée durera trois semaines environ; elle ne sera modifiée que très prudemment. L'examen journalier des urines sera sous ce rapport notre meilleur guide. L'alimentation ordinaire ne doit être reprise que lorsque toute trace d'albumine a disparu. C'est à cette condition seulement que les néphrites aiguës guérissent sans laisser aucune trace. La moindre négligence facilite les rechutes et transforme une lésion aiguë et guérissable en une maladie chronique, fataleiuent progres- ■ sive.
IVéplifîtes e!«i*onî«iues.
La néphrite n'est jamais chronique d'emblée chez les enfants; elle est toujours précédée d'une période aiguë, coïncidant le plus souvent avec une maladie infectieuse.
Le passage à l'état chronique peut s'effectuer d'une façon directe, sans rémission; quelquefois la maladie aiguë semble guérie, l'albumine a disparu, et ce n'est que plus tard, soit à l'occasion d'une rechute, soit à la suite d'un refroidissement, souvent
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même sans cause appréciable, qu'apparaissent, lentement et progressivement, tous les symptômes du mal de Bright.
Quand on a acquis la certitude qu'une lésion aiguë s'est définitivement transformée en néphrite chronique, il est inutile de continuer la médication employée pendant la période inflammatoire. Le régime alimentaire, en particulier, doit être modifié complètement, les enfants atteints du mal de Bright restent surtout justiciables de soins hygiéniques.
Le régime lacté absolu, si utile au moment de la période aiguë, perd de son efficacité dans le traitement des néphrites chroniques. Les enfants qui sont condamnés, pendant un temps prolongé, au régime lacté absolu, finissent par éprouver pour le lait un dégoût insurmontable. Ils s'anémient, et leurs fonctions digestives s'altèrent; ils sont sujets à divers troubles dyspeptiques, et bientôt leur état général s'aggrave du fait de cette alimentation.
Le lait, en effet, ne contient que de faibles proportions de matériaux azotés; aussi son usage est-il précieux pendant la période inflammatoire, où il faut surtout s'efforcer de produire le minimum de déchets, et de conserver l'intégrité de l'appareil digestif. C'est en quelque sorte un aliment d'épargne, permettant au malade de se soutouir sullisamment, pour atteindre la fin de la crise aiguë; mais il est insufiisant pour lui permettre de résister pendant les mois et les années que peut durer le traitement de la néphrite chronique.
Tout l(! monde est d'accord aujourd'hui pour recommander le régime mixte, comme base de l'alimentation du brightiqiH'.
Li' fond de l'aliinentation esl, toujours le lait, auquel
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on ajoute des potages avec pâtes cuites, du pain, du riz, certains légumes verts, les haricots, les petits pois, des fruits verts, des crèmes et des plats sucrés. Si le malade supporte bien ce régime pendant un certain temps, sans aucune modification dans le taux de son albumine, on peut lui permettre de prendre tous les deux ou trois, jours un peu de viande légère, du poisson à chair tine. Il faut toujours suivre exactement les indications fournies par l'urine, noter soigneusement jour par jour, sa quantité, sa teneur en albumine. Si l'albumine augmente, si la quantité d'urine diminue dans les vingt-quatre heures, on est averti qu'il se fait une nouvelle poussée inflammatoire ; il faut alors revenir, pour quelque temps, au régime lacté absolu.
Lorsque le régime mixte remplace le régime lacté absolu, il y a tout d'abord une légère augmentation d'albumine; mais celle-ci revient rapidement à la quantité habituelle, et même peut descendre à un taux inférieur. 11 faut donc réserver l'usage exclusif du lait pour les cas où il y a menace d'intoxication urémique. Le malade en relire alors des bénélices immédiats et certains, qu'on n'aurait jamais pii acquérir, si l'organisme avait été débilité pendant des périodes de tolérance par le régime absolu.
On a beaucoup discuté pour savoir si les œufs conviennent aux brightiques. 11 est aujourd'hui acquis que les onifs cuits, donnés de tom])s en temps, peuvent faire partie de l'alimentation de cesmalades, pourvu qu'ils puissent les digérer; par conire, on excluera, d'une façon formelle, le bouillon et les oxiraits de viande, à cause de leur teneur [vo]t riche en nudières extractives rl en sels de polasse, les viandes rouges, les alinumis fermcMilés. certains
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léçmnes verts tels que les épinards, l'oseille, les asperges. Parmi les boissons, on . défendra le vin pur, les vins médicamenteux, la bière forte. Outre le lait, on permettra le vin coupé avec de l'eau minérale, la bière légère, le thé très léger.
En môme temps, les malades seront astreints à prendre des précautions hygiéniques très rigoureuses. Il devront éviter soigneusement le froid et porter des vêtements de flanelle et de laine. On conseillera un climat chaud et sec, la vie au grand air, les exercices très modérés, surtout si la dépuration urinaire se fait d'une façon à peu près normale. Des frictions sèches sur tout le corps, favoriseront le fonctionnement normal de la peau.
L'administration des médicaments et surtout des narcotiques devra être surveillée d'une façon très étroite. Les préparations opiacées peuvent engendrer des accidents très graves, parce que ces alcaloïdes, déjà dangereux chez les enfants, passent difficilement à travers les reins altérés, s'accumulent dans le sang et causent rapidement des intoxications. 11 en sera de même pour l'iodure de potassium, le mercure, l'acide salicylique, l'atropine, l'antipyrine, l'aconit.
D'une façon générale, chez les enfants atteints du mal de Bright, le médecin doit se montrer extrêmement sobre de médicaments actifs.
Traitement iiHMlicanicntènx : Malgré CC régime
alimentaire, et en dépit de toutes les prescriplions hygiéniques, il arrive un moment où robstruclion du rein se complète, où l'intoxication urémiquo devient menaçante.
Mais avant l'éclosion des accidents toxiques, il est encore possil)l(i, au moyen d'un certain nombre