‹ Thérapeutique infantile (volume 2)Chapitre 38 sur 58 · URÉMIE · texte numérisé non relu

URÉMIE

Ils sont souvent accompagnés de vomissements, qui peuvent devenir incoercibles ; ces vomissements sont dus à la présence d'une certaine quantité d'urée dans l'estomac. Ils s'amendent rapidement lorsqu'on lave l'estomac avec une solution de bicarbonate de soude légèrement chaude. On peut également employer contre les vomissements l'eau oxygénée, l'eau chloroformée, l'acide lactique, la créosote à la dose de II à III gouttes dans un verre d'eau.

Il faudra éviter, dans le cours de l'urémie, l'usagedes médicaments toxiques s'éliminant par les reins : la digitale, le strophantus, les opiacés, sont formellement contre-indiqués.

Dès que le fonctionnement des reins est rétabli, il faut débarrasser au plus vite l'organisme de toutes les toxines accumulées dans le sang. Ce sont les purgatifs drastiques qui remplissent le mieux cette indication; ils ont en outre l'avantage de stimuler la sécrétion urinaire. Les purgatifs les plus usités sont le séné, la coloquinte, et surtout la scammonée, à la dose de 15 à 30 centigrammes et mêlée à un ou deux centigrammes de poudre de calomel.

Le traitement des accidents urémiques dus à une néphrite chronique est absolument identique. On s'abstiendra cependant des révulsifs et de la saignée ; car, dans la néphrite chronique, l'organisme est trop profondément atteint, le malade trop affaibli |)0ur supporter une émission sanguine quelconque; il sufnrad'appliquer des ventouses sèches et de légers catnpiasmes siiiapisés.

Il faudra chercher à tonilier le conir, toujours att(îiiil, i;n pareil (;:is, alin d'augmenter sa force contractile et de l'aider à surmonter l'oijstacle rénal. La caféine, qui ne présente aucun danger d'accumu-

204 MALADIES DE l'aITAHEIL (^ÉNITO-URINAIRE

lalion, est le médicament cardiaque par excellence dans la période urémi([ue du mal de Briglil. La caféine peut être adminislrée par la voie hypodermique, à la dose de 10 à 20 centigrammes k la fois ; on peut en donner jusqu'à soixante centigrammes par jour aux enfants de 2 à 4 ans, et un gramme à partir de 5 ans.

ILiitliiase rénale.

La guérison de la lithiase dépend de la connaissance exacte de la nature des calculs et de l'appropriation d'une thérapeutique spéciale à chacune de ces variétés. (Dujardin-Beaumetz. )

La lithiase se divise en deux grandes classes, la lithiase acide et la lithiase alcaline. La première est la plus fréquente dans l'enfance, et en particulier, la gravelie oxalique ; la gravelle urique est plus rare.

La lithiase oxalique est toujours le résultat d'une alimentation défectueuse ; elle se manifeste chez les enfants soumis prématurément à un régime azoté excessif; trop souvent, en effet, sous prétexte de suppléer à un allaitement insuflisant, les parents donnent à leurs enfants des soupes, des bouillies, des biscuits, de la viande même.

L'assimilai ion défectueuse de ces aliments a pour consé(|uence l'accumulation dans l'organisme de matériaux non azotés et la formation de dépôts oxaliques dans le bassinet.

Dès les jU'crnicrs sympUnues de la gravelle, il faul, a\'ant toul Irailciucnl, modilier le régime alimentaire (!(• rcninnl et ne lui donner que du lait. S'il est élevé au sein, ou surveillera l'alimeritation de la

LITIIIASIl RÉiNALU:

nourrice, en réduisant les aliments azotés ; s'il est élevé au biberon, le lait sera alcalinisé avec un peu d'eau de Vichy. Si ces simples mesures hygiéniques ne suffisent pas à enrayer la lithiase, il faudra recourir aux diurétiques, pour favoriser l'expulsion des calculs (eaux minérales de Contrexéville ou de Vittel, tisanes diurétiques.)

La gravelle urique est beaucoup plus rare. Les sables uriques sont fréquents chez les nouveau-nés ; mais, leur apparition est de très courte durée. Chez les enfants plus âgés, la lithiase urique est la consé- ([uence de la diathése arthritique héréditaire.

Le traitement le plus efticace, consiste dans l'emploi des alcalins, afin d'empêcher l'acidité exagérée de l'urine, et de favoriser la formation des calculs uriques. Le bicarbonate de soude s'emploie à la dose de 0 gr. oO à 1 gr. 50 par jour. Parmi les eaux minérales il faut choisir celles qui sont faiblement chargées de bicarbonate : Vais (Saint-Jean) Vichy (Célestins, Haulerive).

L'usage des boissons légèrement diurétiques favorise l'élimination des graviers. Les eaux de Vittel, Contrexéville, Evian, sont les plus employées.

La médication liygiôni(iuc a également une importance considérable dans la gravelle urique. 11 faut interdire les aliments trop excitants et trop nourrissanls: les viandes rouges, le gibier, l'oseille, les légiimos verts, li' vin, la l)i("'r(!.

La, lithiase alcaline est très rare dans l'enfance; elli; est due le plus souvent ;i la, ftirmentalion amniouiacahi des uriiKiS sous l'inlluence de Jiiicro-orgariism(!s. L'infection est généralement ascendante et a, iHK! ()rigiM(( vésicale ; (tn la combaltra en ré|)élaid, les lavages de la vessie ave(; des li(iuides anli-

TlllillAPEUTlQUE INKANTILE. — T. II. 13

206 MALADlliS m LAIM-AREIL GÉ.NITO-UHINAIHE

septiques à l'acide borique, à la résorcine ou au permanganate de potasse.

L'antisepsie des voies urinaires supérieures est plus difficile à réaliser; on peut cependant employer certaines essences : térébenthine, boldo, santal, ou quelques médicaments antiseptiques, absorbables et non irritants, tels que l'acide borique, le benzoate de soude, la résorcine, le salol.

Les bains chauds peuvent calmer les crises de colique néphrétique chez les enfants. Ils diminuent la congestion rénale, favorisent la diurèse, et placent le malade dans une sorte de torpeur et de résolution, très favorable à l'expulsion des calculs. Dans l'intervalle des bains et pour prolonger leurs effets, on pourra appliquer de larges cataplasmes très chauds sur la région lombaire, ou sur le flanc présumé atteint.

L'emploi des diurétiques est le meilleur moyen de favoriser l'expulsion des calculs. L'excrétion abondante de l'urine détermine sur le calcul une pression de plus en plus forte, qui peut aboutir à sa chute dans la vessie. Ce sont les eaux minérales de Vittel, d'Evian et de Contrexéville qui. sous ce rapport, constituent les boissons diurétiques les plus efficaces.

Accidents de la lîtliîase i-énale.

Colîfiue néphrétique.

Calmer la douleur et favoriser la sortie du calcul : telles sont les deux grandes indications à remplir en présence d'une colique néphréticiuc.

Les narcotiques et en particulier la morphine, sont avantageusement employés chez les adultes ; ils

HÉMATURIE

ne sauraient être prescrits sans une extrême sur- A-eillance chez les enfants.

La piqûre de morphine est tout à lait contre-indiquée quand l'enfant a moins de dix ans; à partir de cet âge il sera permis d'injecter très prudemment, en plusieurs fois, un demi-centigramme de morphine.

La belladone est moins dangereuse et peut être prescrite, à partir de cinq ans, à la dose de XXX à XL gouttes de teinture alcoolique; elle diminue le spasme de l'uretère et par cela même facilite la progression du calcul.

Chez les jeunes enfants, le seul médicament à employer est le chloral, à la dose de 0 gr. 50 à 1 gr. 50 en lavement; on peut l'associera une légère dose de bromure de potassium ou d'analgésine.

îlémalMi'îe.

Les hémorragies rénales sont le plus souvent d'origine calculeuse, et doiventêtre étudiées à l'occasion des complications de la lithiase. Elles peuvent encore survenir, mais rarement, dans la tuberculose rénale, dans certaines tumeurs sarcomatenscs, enlin dans les maladies infectieuses à l'orme hémorragique : scarlatine, variole.

En présence d'une hémorragie rénale, la médication sera tout il la fois symptoiiiatique et causale.

L'enfant, atteint d'Iiém.'durie, sera mainl('nu dans le décnbitus dorsal, et au repos absolu; en même temps on appliquera, au niveau de la région loml)air(!, un sachet de gl;ice.

Si riiéiiiorragie persiste, on administrera des astringents, le lanuiti à la dose de ."jO centigrammes

208 MALADIES niî l'appareil GÉMTO-inU.NATKE '

à 1 gramme, VexlraiL de ralanhia, le seigle ergolé.

L'ergoLine, sous forme d'injeclionshypodermiques, a une action rapide el efficace. Chez les jeunes enfants, on peut injecter 30 à 40 centigrammes d'ergo- Line Yvon en deux ou trois fois; chez les plus âgés, la dose peut être plus élevée, 50 centigrammes à 1 gramme.

Hémoglol>înui*îe.

L'hémoglobinurie est l'émission d'urines conlenantla matière colorante du sang, mais ne contenant pas de globuhis rouges ou en contenant très peu. Chez les enfants, l'hémoglobinurie peut se montrer sous deux formes principales : la maladie de ^Vinckel el l'hémoglobinurie paroxystique.

La maladie de Winckel est une affection apyrélique, épidémique, des nouveau-nés, caractérisée par de l'ictère, des selles bilieuses et des urines hémoglobinuriques, et amenant la mort en deux ou .trois jours. Elle serait peut-être le résultat d'une infection par le coli-bacille. Pour enrayer une semblable épidémie, il suffirait de stériliser l'eau employée aux lavages de la bouche des nouveau-nés.

L'hémoglobinurie paroxystique a été quelquefois signalée chez les enfants. Elle semble, d'après Comby et Courlois-Sutrit, être une inanifeslalion de la syphilis héréditaire. Il serait important, par suite, d(> soumettre les enfants au traitement mixte, ou au traitement ioduré simple qui est souvent suflisani . 11 est nécessaire, (Ml ouli'e, de prendre des i>ré("aulions ]ioiir (|u'iis ne ]iuisseiil pas se refroidir et n'aient pas à iair(> des travaux trop pénibles, car le froid et la l'aligne sont les grandes causes occasionnelles des

INCONTINENCE d'uUINE 209

accès d'hémoglobinurie. Si le traitement antisypliilitique ne rénssit pas et si l'on trouve dans les antécédents personnels ou héréditaires de l'enfant, non pas la syphilis, mais le paludisme, on devra, à l'exemple des médecins anglais, traiter la maladie par la quinine.

Enfin, si l'hénioglobinurie a anémié les malades, on pourra leur faire prendre des préparations ferrugineuses ou arsenicales.

Incontinence d'urine.

L'incontinence d'urine est une anomalie purement fonctionnelle, sans lésion matérielle des voies urinaires; elle est due uniquement à des troubles de la motilité.

Cette infirmité survient le plus souvent au début de la deuxième enfance et peut se prolonger jusqu'à la puberté ; clic est presque toujours nocturne. Toutefois nous signalerons une incontinence d'urine, plus rare que la précédente et caractérisée par des besoins fréquents et impérieux d'uriner, suivis d'émissions involontaires.

Trousseau attril)ii;iit l'incontinence à l'irritabilité excessive et a la tonicité exagérée des fi])res musculaires de la vessie, et la rapportait à une névrose vésicale. OUivicr est également d'avis que l'incontinence est souvent (rorigin(! névropatliiqae, et se rencontre particiil ièi'einen I ehe/. des sujels atteints d'une, faiblesse cojigéiiilali! du sysième lu'i'venx.

(iiiyon, ail contraire, n'altaclie pas une grande, !mi)ortaiice à l'irrilntioii vésicale, et se ])réoccupe davantage <le l'alonie du spliiiicter vésical. « C'est une (;[)iiiion vi'aisemblable, mais elle n'explique pas

210 MALADIES IJE l'aITAOEIL GÉNlTO-UHl.NAlliE

Lout, cl une observalion soigneuse des faits démontre que, dans beaucoup de cas, la vessie et l'urèthre ne peuvent pas être mis en cause. (Ollivier). » Certains auteurs pensent qu'il s'agit simplement d'un rêve mictionnel.

De ces deux théories, diamétralement opposées, découlent deux indications thérapeutiques : l'une, préconisée par Trousseau, vise l'irritabilité vésicale; l'autre, conseillée par Guyon,se propose de combattre l'atonie du sphincter. Avant d'adopter l'un ou l'autre de ces moyens, il est prudent d'essayer, lout d'abord, un traitement moral et psychique, puisque l'incontinence est le plus souvent d'origine psychopathique.

Il faut rendre confiance à l'enfant, éviter de lui infliger des punitions, et lui persuader que son infirmité est guérissable. Toutes les nuits, on le réveillera à la même heure pour le faire uriner, de façon à prévenir toute émission involontaire : l'enfant subit ces réveils avec une réelle docilité, et s'habitue ainsi à uriner à la même heure. Quelques prescriptions hygiéniques compléteront ce traitement purement psychique; les boissons, par exemple, seront données en petite quantité, notamment dans la soirée.

L'hydrothérapie, les bains de siège froids, les douches périnéales peuvent être avantageusement conseillés; en Allemagne, on a vanté le massage méthodique du ]iérinée. Ces divers moyens peuvent être insnlfisants et pi'éliider à une Ihérapeutique ]ilus active.

Ij'essenlic'l esl de reconnaître l'origine du mal ; si I incniiliiicnce esl un simple phénomène réflexe parlant (l(> la vessie, (1(> l'iirèllire on du rectum, l'indi- '■alidn causale esl facile à remjdir et permet d'espérei-

incointinelNcic d'likine 211

un succès décisif. Si on se trouve en présence d'un enfant nerveux, dont l'incontinence parait due à une faiblesse constitutionnelle, cette infirmité devra disparaître avec le développement complet, vers la vingtième année (OUivier).

L'indication locale est de diminuer l'action des éléments musculaires, qui contribuent à expulser l'urine et à augmenter l'action de ceux qui la retiennent. Les résultats obtenus, dans ces derniers temps, par la suggestion hypnotique, tiennent du merveilleux. Peut- on espérer, avec l'hypnotisme, enrayer l'excitation des fibres lisses de la vessie et soumettre à l'action de la volonté suggérée des éléments qui échappent à l'action de la volonté normale. Ollivier(l), sans trop compter sur les heureux effets de cette pratique, estime qu'elle peut être tentée, par cela même qu'elle n'est pas nuisible.

Suivant Trousseau, l'incontinence tient à l'irritalion de la musculature vésicale, ou à l'atonie du sphincter; il faut calmer la première au moyen de la belladone, et agir c(jntre la seconde avec la strychnine.

L'enfant prend le soir, imiuédialement avant de se coucher, une pilule cnnteiianl 1 centigramme «l'extrait de l)clladone ; on augmente la dose, successivement, jus([u'à 10, 1') et même 20 centigrammes. C(! traiiiMiient est poursuivi, pendant un mois ou deux, même en cas de siu^cès.

Au Ii(!U (le la Ixil ladont^, cl pour les raisons que nous venons d'exposer, nous pi'(^scrir()ns la, strychnint! (atonie du spliin('ter) :

(1) Lcroiifs clini'iiic.s sur Les mal(i<lics des cnfanls. Oi.mviKii, 1889.

212 MALADIES UE l'aI>I"A1!E11, GÉMTO-UHINAIRE

Su-op simple 10" grammes

Sulfate de strychnine 0 gr. 05

: une cuillerée à café de ce sirop conlient 2 milligrammes et demi de sulfate de strychnine.

Aux enfants de 5 à 10 ans, on peut prescrire deux cuillerées à café ; on suspend 24 heures et on donne trois cuillerées; on peut en donner six en surveillant les crises intermittentes.

Ces diverses médications ont donné entre les mains de Trousseau cjnelques bons résultais ; hàlonsnous d'ajouter qu'ils ne sont pas constants.

Plusieurs autres substances ont été également préconisées dans le but de diminuer Tirrilabilité vésicale ; mais aucune ne vaut la belladone. Citons jechloral (Bradbury), le valérianate d'ammoniaque, le bromure de potassium (Warburtoni. M. Freund, de Vienne, a signalé une exagération du tonus musculaire des membres inférieurs, chez les enfants atteints d'incontinence, et vante les bons effets de l'extrait iluide de Rhus aromalica. à la dose de X à XL gouttes par jour.

M. lloUaday, de Hampsden Sydney, aurait obtenu de bons résultats avec la phénacétine à la dose de 2,"> centigrammes. 11 rcconuuande de la faire prendre en une seule fois, au moment du coucher.

Parlons maintenant ilu Irailemenl électri(iue : ce traitement est couramment conseillé et souvent avec un réel succès. Le ju'ofesseur Guyon. dès 1872, précisa sa technique.

l)e|)nis longtonqis, on avait eni]iloyé les courants continus piuir le Irailemenl de l'incontinence, mais d'une laçoii iiulii'ccle, en a|i])li([iuinl les élcclrodes aux ri'gions vertébrale, pubienne, i)érinéale rectale

INCOTINI^NCK d'lMUNE 213

(Grapengeisser el Guevsainl, Onimus eL LegTOS,Ullzmann).

Guyon, le premici-, s'est servi d'un explorateur électrique, porté clans l'urètlire, et a pratiqué l'électrisalion inductive directe du sphincter uréthral.

L'instrument dont il se sert se compose d'une lige flexible, constituée par un faisceau de fils métalliques fins;, cette tige communique d'un côté avec une armature supportant une boule métallique légèrement ovoïde. On porte la boule jusque dans la vessie, puis on la retire de la quantité nécessaire pour redescendre jusqu'à la portion membraneuse. Il ne reste plus qu'à placer l'autre pôle sur le pubis ou le périnée. Le courant doit être au début de faible intensité, et la séance ne dure que trois à cinq minutes. Le nombre des séances varie de 12 à 15, avant d'obtenir un résultat satisfaisant.

Cette méthode constitue le meilleur traitement de l'incontinence d'urine; elle est simple et d'une innocuité absolue; elle donne des résultats rapides et durables; c'est toujours par elle qu'il faudra commencer. En cas d'échec, il est toujours temps de songer aux médicaments préconisés i)ar Trousseau.

L'incontinence d'urine n'est pas toujours, chez les enfants, la conséquence d'un trouble de lamotilité; elle peut dépendre de véritables lésions de l'appar(!il génito-urinairc. Souvent, en effet, le ])hin)osis, l'Iiypospadias, l'élroitesse du méat, les calculs vésicaux (;hez le garçon, l'abouchement direct de l'urèthre dans le vagin chez la tille, s'accompagnent de (roubles de la miction, analogues à ceux' de l'inconlincncc esscnl icilc.

Ij'examen altenlil' des organes génito-urinair(îs s'impose donc loujoui's ([iiand on se trouve en ])ré-

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