MALADIES DE L'APPAREIL GÉNITO-URINATRE
sence d'un enfant atleinl de celte affection. Le diagnostic étiologique a, en effet, une grande importance. Daas les incontinences symptomatiques d'une lésion de l'appareil génilo-urinaire, le traitement est exclusivement chirurgical.
Il existe encore un certain nombre de troubles de la miction, liés à l'hystérie, à l'épilepsie, à la dégénérescence héréditaire, qu'il ne faudrapas confondre avec l'incontinence essentielle ; le traitement de ces cas particuliers se confondra avec celui de la névrose, dont ils sont une manifestation. 11 faut savoir d'ailleurs que l'incontinence nocturne d'urine peut être un symptôme de l'épilepsie larvée.
Enfin, l'incontinence nocturne peut être aussi la conséquence de rêves. Or, le rêve ne se produit guère que dans un sommeil incomplet.
Toutes les causes qui tendront à rendre le sommeil moins profond, pourront mettre l'enfant dans un état de demi-conscience, dans lequel la sensation du besoin sera perçue, mais dans lequel la volonté inhibitriceseraencore endormie. Le somnambulisme n'est pas rare dans ces conditions. 11 arrive souvent alors que l'enfant se réveille complètement au moment où il vient d'uriner, et se rend compte que, dans son rêve, il urinait à un endroit déterminé, autre que son lit. Mallieureusement, il est souvent ilifTicile d'oblenir ce renseignement des enfants, qui craignent d'avouer qu'ils ont eu, même en rêve, la sensation qu'ils urinaient.
La cause la plus ordinaire peut-être de cette inc()iilinenc(^ du rêve, c'est l'occlusion nasale par végélalions adénoïdes, déviation de la cloison, etc. C'est (Ml particulier au momeni où l'enfant n'a pas encore pris IVancliement l'habilude de respirer par
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la bouche, que la dyspnée, par insuffisance nasale, l'empêche de dormir profondément. La dyspepsie qui[est souvent, chez l'adulte, une cause d'insomnie et de mictions nocturnes, pourrait également être, chez l'enfant, pour la même raison, une cause d'incontinence. Il importe donc, on le voit, de considérer l'incontinence nocturne comme une conséquence de causes diverses, qu'il faut déterminer, si l'on veut faire une thérapeutique efficace.
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L'inflammation des organes génitaux externes est très fréquente chez les petites filles. Le plus souvent, il s'agit d'une infection blennorrhagique, communiquée ordinairement par la mère ou une grande sœur, qui ont mis l'enfant avec elles dans leur lit. Dans quelques cas, c'est un frère, souvent enfant lui-même, qui est le coupable. (Petits ménages.)
Les fièvres éruplives, l'eczéma, l'impétigo, l'herpès vulvaire, peuvent également provoquer cette vulvo-vaginite ; on la rencontre enfin chez des enfants atteints d'oxyures. (Voir le chapitre consacré aux vers intestinaux.)
Quelle que soit l'origine de cette alTection, elle est éminemment contagieuse et exige des mesures prophylactiques sévères.
L'infection se fait presque toujours par les objets de toilette : éponges, linges divers; pur les bains pris en commun ; quelquefois, dans les hôpitaux, par les thermomètres introduits dans le r(!cLtini et souillés par le mucopus provenant de la vulve.
Le linge, les éponges, devront être rigoureusement personnels ; les objets, susceptibles d'être uti-
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iisés par d'aulres enJ'anls, seront au préalable lavés dans des solulions antiseptiques ou bouillis; si la vulvite n'est pas d'origine blennorrhagique, on se contentera de laver, plusieurs fois par jour, les parties malades avec de la ouate bydropliile, imbibée d'une solution tiède d'acide borique. Après chaque lavage, la ouate devra être brûlée. On préviendra l'accolement des deux lèvres en plaçant devant la vulve une compresse d'eau boriquée,ou en saupoudrant cette région avec une poudre isolante, antiseptique, comme l'acide borique pulvérisé ou l'arislol.
Les injections boriquées, tièdes, semblent indiquées toutes les fois que la vaginite apparaît intense; elles doivent être faites au moyen d'une petite sonde en gomme très flexible, et adaptée à une seringue ordinaire.
Les vulvo-vaginites à gonocoque exigent de plus grandes précautions: les injections seront plus fré- ([uemment répétées, trois ou quatre fois par jour, et pratiquées avec des solutions de permanganate de potasse à 1/5000 ou de sublimé àl/-4000. Pott préconise l'usage des crayons à l'iodoforme, introduits dans le vagin, et maintenus par un léger tampon.
Les mains de ces enfants seront surveillées avec sévérité; elles doivent être fréquemment lavées. Il faut veiller à ce que ces mêmes enfanls ne portent januiis leurs mains à leur ligure, et prévenir ainsi toute conjonctivite blennorriiagiipuv
Ajoutons une recomnuindation uu sujet de la vulvo-vaginite des petites Mlles. Les ])arcnts sont parfois tentés de l'attribuer au médecin, qu'ils poursui- V(!iU, en justice sous l'inculpation de viol; or, devant les tribunaux, rien n'est dangereux comme le lénu)i-