GANGRÈNE DE LA VULVE
KiHige d'un enlant. souvent inconscient. Il sera bon de ne jamais examiner une petite fille sans témoin. On sait qu'aux Enfants-Assistés, on a dû instituer une place spéciale d'interne pour examiner la vulve des petites fdles, dès l'entrée des enfants dans l'hospice, de façon à éviter par la suite les réclamations souvent intéressées de leurs familles.
Gangrène de la vulve.
La gangrène de la vulve, comme le noma, s'observe dans le cours des fièvres éruptives, ou se «lontre consécutive à un érysipèle des parties génitales.
On trouve, sur les grandes et les petites lèvres, des taches gangreneuses, violacées ou noirâtres, qui -se transforment en masses molles fétides, et s'entourent d'une ligne de démarcation.
Cette complication devient de plus en plus rare, grâce à la pratique de l'antisepsie préventive des jnuqueuses, pendant toute la durée des maladies infectieuses.
C'est surtout au cours de la rougeole que les soins ■doivent être minutieux. On fera pratiquerdes lotions <ie la vulve avec la solution saturée d'acide borique; puis, on saupoudrera ces parties, soit avec de l'acide borique pulvérisé, soit même avec de l'iodoformc <;omme le fais.-iit Parrot, soi! avec l'aristol ou une antre poudre antis(!ptiqu(;. Il sera bon, en outre, de glisseï- f'ntre l(!s lèvriîs de la, vnive une mèche de <.)ual(! on (J(; ga/e a:ntiscpli([ue,])()ni' isoler les parties. En soimne, h; iné(l('(;in (hivra, dans c(!s cas, exercer par lui-mèm(! la pins active surv(!illam;e pourévilci- 'les surprises.
TUliRAl'EUTKjUE INKA.NTrLE. — T, II. 13
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L'escharre une fois produite, il l'auL s'efforcer delà limiter, de l'isoler. Dans ce but, on aura recours à des lavages fréquents avec des solutions antiseptiques : permanganate de potasse, ou sublimé à 1/4000; les lavages effectués, il sera utile de placer devant la vulve une compresse imbibée de la même solution antiseptique.
Si, malgré ces précautions, la gangrène s'étend, il ne faut pas hésiter à détruire au fer rouge la plaque sphacélée, et même à pratiquer tout autour un sillon profond au moyen du thermo-cautère, de façon à la limiter complètement.
Quand l'escharre se détache, elle laisse à sa place une surface rouge, granuleuse, taillée à pic. Il faut alors surveiller attentivement la cicatrisation, isoler les surfaces bourgeonnantes et éviter ainsi la formation de brides vicieuses. L'emploi de crayons à l'iodoforme ou à l'aristol, placés à demeure dans le canal vaginal, est un des meilleurs moyens d'éviter les rétrécissements cicatriciels. 11 n'est pas toujours aisé d'empêcher, d'une façon complète, la formation de soudures; lorsqu'elles existent el causent une gêne manifeste, il est indispensable de recourir à une intervention chirurgicale.
Oplitalmîe purulente <les jeunes enTants.
L'ophtalmie purulente des jeunes enfants constitue la cause de beaucoup la plus fréquente de la cécité. Elle résulte le plus souvent de l'inoculation des sécrétions vaginales au moment du passage de la tète pendant l'accouchement. Lederschold (de Stockholm) a montré que les enfants de mères atteintes d'écoulement vaginal ou uréthral, présentaient trois fois plus d'ophtalmies purulentes que les autres. Dans les maternités, les crèches, la contagion peut avoir lieu, après la naissance, par l'intermédiaire des linges, des éponges, etc.
l>e traitement préventif consiste dans la désinfection du vagin de la mère, avant et pondant l'accouchement (injections bi-quotidiennes de sublimé à •l/iOOÛ ou d'acide borique à 3 0/0. Dès que l'enfant est né, on lui lavera les yeux avec de l'eau ])oriquée ou mieux avec une solution de sublimé à 1/4000. En Allemagne, on a conseillé de faire des instillations préventives avec II goiilt(!S d'une solution de nitrate d'argent à 2 0/0. Cliez tous les nouveau-nés, Pinard emploie h; jus de citron, et Valude les insulflations d'iodofornie finfîmcnt pulvérisée.
Pour éviter les inoculations par dos ol)j(!ts de pansement, on fera usag(! d(! compresses et de tam])ons d'ouate hydrophile, qui s(!ront ensuite bi'ùlés. L'iso-
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lement des enfanls s'impose dans les hôpitaux el dans les familles où il y a plusieurs enfants.
Dans les cas rares où un œil seul est atteint, on protégera l'œil sain par un pansement occlusif ou à l'aide d'un verre démontre fixé par des bandelettes de diachylon (A. Trousseau) ; de plus on le lavera soigneusement deux fois par jour avec de l'eau boriquée. . TrîiiteuicMt cupatif. — Le traitement généralement adopté consiste dans l'emploi de cautérisations au nitrate d'argent à 2 0/0 ou 3 0/0; ce traitement institué à temps permet de sauver une proportion considérable d'yeux.
On commencera par débarrasser la conjonctive du pus qui la recouvre, à l'aide d'un tampon d'ouate hydrophile trempée dans une solution d'acide borique à 3 0/0. Après avoir mis à nu toute la muqueuse conjonctivale, en retournant sur elle-même la paupière supérieure, on pratiquera la cautérisation avec im pinceau de blaireau imbibé de lasolution de nitrate d'argent à 2 0/0. Dès que la conjonctive blanchit, ou neutralise l'excès de nitrate d'argent avec un autre pinceau trempé dans de l'eau salée. Si l'ophtalmie est bilatérale, il faut employer un pinceau difl'ércnl pour chaque œil. Les cautérisations doivent être pratiquées deux fois par jour ; lorsque la sécrétion purulente diminue et dans les cas légers, une seule cautérisation par jour suffit. Plus tard ou espacera davantage les cautérisations elon emploiera des solutions de moins en moins fortes. A rhô])ilal Trousseau, nous avons nuiintes fois employé, avec succès, les gi-andcs irrigations avec une solution de nitrate d argent à 1/1000, suivant la prali(|ue d'Abadie. On peut [•(•iiipiacer le nitrate d'argcnl juirle ])crmanganale de l>otasse.
OTITE EXTKHNE
Dans riiitervalle des rautérisaHons les paupières seront recouvertes de compresses imbibées d'eau boriquée à 3 0/0, fréquemment renouvelées. Pour diminuer l'intensité de l'inflammation, il est préférable de se servir d'une solution boriquée refroidie par des morceaux de glace, qu'on y laisse fondre, ou d'appliquer, par-dessus les compresses boriquées, des petits sachets de glace.
Toutes les deux heures, on fera, avec la même solution boriquée, des lavages destinés à empêcher la stagnation du pus dans les culs-de-sac conjonctivaux. On se servira de tampons d'ouate hydrophile pour tarir tout liquide au niveau de l'angle interne de l'œil.
Si la conjonctivite devient chronique^ on touchera la muqueuse avec un crayon de sulfate de cuivre ou avec un cristal d'alun. (Valude.)
OTITES
Otite extei-ne
[Circonscrite et diffuse).
I.i' fui-oiiclc (le roreille des nourrissons est la soulf! l'ornif de l'iilile externe circoiixriite^ qui mérite d'être nienlionni'c. I.cs instillations son vent répétées (le liquides antisepli(iu('scliaudsiafi(le borique iVi 0/0, calment la donitMir et modènmt l'inllammation. On |>(!ut les rcmplaci'r par le cataplasme antisepti(|ne de Lubet-Harboii, (jui consiste dans l'emploi d'iiii petit tampon d'ouate liydropliile. iiili'odiiil dans le c(Miiluit auditif, (|ii'on laisse 24 heures cm place et (|u'on aiTos(! loiilcs Icsdeux heures avecuiie soluli(Mi
à parties égales de glycérine et de liqueur de Van Swieten. L'incision précoce, avec la pointe d'un bistouri, constitue le moyen de choix pour les furoncles facilemen t accessibles.
L'olite externe diffuse aiguë est très fréquente chez les enfants, même chez le nouveau-né. Ses causes habituelles sont : les traumatismes, l'eczéma et la propagation au conduit auditif externe d'un exanthème : rougeole, scarlatine, variole, érysipèle, etc.
A la période initiale, la principale indication consiste à calmer la douleur et à modérer l'inflammation. Le bain d'oreille chaud est le traitement qui réussit alors le mieux. On emploiera de l'eau chaude, une décoction de racines de guimauve, de fleurs de sureau, de tète de pavot, ou encore la solution suivante (Menière) :
Eau 60 grammes
Laudanum 4 à o »
Acide borique "
On fait chauffer une cuillerée à café d'une de ces solutions et on la verse dans l'oreille du petit malade, la tête étant inclinée du côté sain. Le bain sera fréquemment renouvelé et durera o à 10 minutes.
Dans l'intervalle des bains, (Ui applique sur l'oreille des compresses trempées dans une solution chaude d'acide borique à -4 ()/0. L'enfant sera mis à la diète, au lil, et prendra un léger purgatif (10 à 15 grammes de ci traie de magnésie dans un peu d'eau sucrée). Les médicaments hypnotiques ne seront administrés (|ue dans les cas très aigus; chez les adolescents, on pourra alors appliquer quelques sangsues au-dt vaid du Irogus.
L'incision des parois du conduit est à rejeter, de