‹ Thérapeutique infantile (volume 2)Chapitre 8 sur 58 · II. — IiireRtions ânteslîiiales aiguës · texte numérisé non relu

II. — IiireRtions ânteslîiiales aiguës

Hygienfi, des noun-'issoiis ddiia ses rapjwris avec les maladies des voies dirjeslives . — L'alimentation défectueuse dos enfants en has ùgc est, avons-nous dit, en dehors de toute lare acquise ou hérédilaire, la cause fondanKMilale des troubles gnslro-inlestinaux. Il y a donc lieu, dansunlraitê de lliérapeulique, d'en (ixcrles règles qui ont U\ privilège, dans leur simplicité, d'être applicables à tous les enfants, quels

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qu'ils soient. Celle rigidilé de principe doil être bien précieuse pour le médecin qui a à luller sur ce point, dès le début de sa carrière, non seulement contre des préjugés sans fondements, mais trop souvent aussi contre des partis pris d'élevage dans les familles, vis-à-vis lesquels viennentécliouer les raisonnements, l'autorité de la science acquise et trop souvent aussi les plus lamentables malheurs (1).

La base de l'alimentation des nourrissons est le lait. Cette alimentation peut être faite par la mère, par une nourrice; elle peut se faire avec du lait provenant de diËférents animaux, vache, chèvre, ânesse ; elle peut enfin se faire à la fois au sein et au biberon. De là, trois modes d'alimentation :

AllaUemenf natvrel, par la mère ou par la nourrice.

Allaitement artificiel.^ par le lait des animaux, ingéré au moyen du biberon.

Allaitement mixte^ lorsque, par insuffisance de la nourrice, on administre eu même temps le lait provenant d'animanx.

Chacun de ces systèmes, dont nous apprécierons plus loin la valeur hygiénique, présente des particularités que le médecin doit connaitre.

Allailement vatvrel. — Cet allaitement, surtout lorsqu'il est fait par la mère, est le procédé de choix; c'est lui qui constitue la meilleure prophylaxie contre les affections gastro-intestinales ou autres du jeune Age. Il doil être mis en pratique toutes les

(1) Nous no pouvons f|u'rlrc li'cs Ijrcf sur toutes ces iiuoslions. Nous renvoyons, |iour plus de détails, aux arlicles Nourrissons et Lactation, des dictionnaires, aux différents traités de patliologie infantile, en particulier aux lc(,'ons de jMM. .\rcliambauU, J. Simon, lle-nocli, etc

fois qu'il n'y aura pas de ('onlre-indicalion formelle, du l'ail de la sanlé de la mère : tuberculose, dyspepsie gastro-inleslinale, anémie, chlorose, nervosisnie, ueuraslhénie, lésions organiques du cœur, du foie, etc., et toutes les fois que, la santé de la mère le permettant, celle-ci veut bien s'astreindre au genre de vie que comportent ses nouveaux devoirs. Nous nous expliquerons sur ce point.

Le bon fonctionnement du tube digestifdes enfants soumis à cette alimentation, dépend alors des conditions dans lesquelles il s'efTectue, conditions qui sont liées :

1° à la régularité des tetées;

2° au temps pendant lequel l'enfant tettc ;

li" à la quantité de lait ingérée ;

i" k la qualité de celui-ci.

1. La réfjularité des tetèes est essentielle. L'enfant doit, en général, être mis au sein toutes les deux heures, mais pendant le jour seulement, de 7 heures du matin par exemple à 7 heures du soir. Pendant l;i nuit, c'est-à-dire de 7 heures du soir à 7 heures du matin, on arrive assez facilement, la plupart du temps, et lorsque les conditions d'allaitement sont bonnes en quantité ou en qualité, à réduire à 2 ou 3 au plus les tetées de la nuit. Ce résultat est précieux à obtenir, car il permet le sommeil prolongé de l'enfant et surtout de la mère, (jui en a besoin pins qu'à aucun autre moment de son existence. Moins espacées, les lelées ne laissent pas à l'estomac cl au tnbo digestif un repos suffisant; pins espacées, elles forcent l'enfant à prendre gotilnment une trop grande quantité de lait, eu égard aux dimensions de son estomac. Les tetées irrégulières ne déterminent pas, dans les actes organi-

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ques mis en jeu, celle périodicilé si favorable à leur bon fonctionnement.

2" Il est plus délicat de fixer, d'une manière générale, le temps pendant lequel les enfants doivent être laissés au sein; en réalité, il est subordonné à la force de succion des enfants, à la facilité avec laquelle le lait sort du sein, et à la quantité que le nourrisson prend dans un temps déterminé. Mais ce qu'il est possible au médecin de préciser, c'est le temps qui convient à chaque nourrisson en particulier, et c'est à celle analyse qu'il doit donner son attention, dès les premiers jours de la naissance. En moyenne, dix à quinze minutes sont suffisantes, avec un enfant bien portant et qui lotte régulièrement. En procédant ainsi, on est à peu près certain de donner la même (luantité de lail à chaque letée.

Les letées de la nuit peuvent être un peu plus longues, bien que l'enfant, plus affamé, telle avec plus d'énergie.

3° La quantité de lait, ingérée à chaque letée, n'est pas rigoureusement la même pour tous les enfants. Dès la naissance, des différences s'accuseni pour ce qu'on peut appeler le minimum de la ration d'entretien. Ici encore, c'est au médecin de fixer, pour chaque enfant et par l'observation de quelques jours, la quantité en deçà de laquelle il y a inanition, au delà de laquelle il y a, au contraire, excès. En moyenne, voici d'après M. J. Simon, la quantité de lait nécessaire selon l'âge de l'enfanl:

:iO grammes le ]ii'emiei' jour.

150 ■ — le ilouxicmo jour.

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