PURPURA
s\ iiiplùinos, lo plus apparent il osl vrai, d'une maladie .^•('nérale probablement dénature inleclieuse.
Dans le premier cas, il s'ap,it d'un purpura secondaire, n'impliquant pas une thérapeulique spéciale : les indications de la médication sont celles de la maladie causale. Pourtant, comme le purpura indique dans ces cas une infection ou une débilitalion profondes, il faudra tonifier l'organisme, au moyen de l'alcool ou de vins généreux; et, si le purpura s'accompagne d'hémorragies, avoir recours aux hémoslatiques.
Dans le second cas, le purpura est dit primitif; sa pathogénie est encore mal connue; il est le résultat d'une infection dont l'agent est indéterminé. Plusieurs microbes semblent pouvoir le déterminer, mais on ignore comment ils agissent. Dans certains cas, ils semblent impressionner surtout le système nerveux, moelle ou ganglions, et donnent lieu alors il la forme rhumatoïde; dans certains autres, ils agissent sur le sang dont ils altèrent la constitution, et déterminent la forme infectieuse.
Dans le purpura rhumatoïde, le malade gardera le lit, les membres inférieurs légèrement élevés : ceux-ci sont, en effet, le siège de douleurs articulaires, d'œdèmes et d'ecchymoses ; on les entourera d'un bandage ouaté légèrement compressif.
On administrera du sulfate de quinine, de l'antipyrine, du salicylate de soude onde l'opium, si la douleur est très vive. Cette forme guérit toujours.
I)ans les formes dites infectieuses, la thérapeuti(|ue sera souvent inactive : dans le purpura fulminons de Hénoch, où la mort est fatale et survient en quelques heures, tout Iraitenient est inutile. L'infection peut être moins rnpide cl moins inte nse : dans
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la lurnie Lyplioïde, par exemple, ou ly|)lius aiigéifjhémalique de Landoiizy et Gomol, la gtiérisoii pciil être obtenue, et, dans la maladie de Werlliof oii l'inl'ection est moindre encore, elle reste la réfute.
On emploiera les toniques (quinquina, alcool, etc. i; (jn fera prendre des boissons acidulées : limonade au citron, limonade sulfurique. Les liémorraKi''^^ intestinales seront combattues jjar la glace intus el extra, par les lavements froids, et par l'emploi des hémostatiques : perchlorure de fer, ergot de seigle en potion, ergotine en potion ou en injections sonscutanées.
Uly xœt il ème .
Le myxœdème que l'on constate chez l'enfant esl congénital et semble lié à l'absence ou au développement insuffisant du corps thyroïde.
11 devient manifeste surtout après le sevrage. Il a les mêmes caractères que chez l'adulte, mais il a pour conséquence, chez l'enfant, un arrêt de développement physique et intellectuel.
Cette affection dont la pathogénie n'est entrevue que depuis quelques années, est restée longtemps sans traitement : on se contentait de donner aux enfants myxœdémateux une éducation spéciale, mais dont les résultats étaient peu brillants. Aujourd'hui la thérapeutique du myxœdème est entrée dans une voie qui permet de concevoir les plus belles espérances, et les résultats obtenus déjà sont desplus encourageants.
Quand on en! constaté que l'ablation du corps thyroïde ])roduisait le myxœdème, dit opératoire, l'idée vint que h^nyxonlème congénital pouvait bien
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(Mit (lù à rabsencc du à l'incomploL développement (le cello Irlande ; la IhérapeuUque fui alors orientée de ce côté.
Après les expériences physiologiques de Scliifl", ou lenla d'abord la f^reffe animale du corps thyroïde chez reniant myxœdémateux. Lannelongue, Bireher, Kochcr , Battcncourt et Serrano, Merkli'ii et Walther obtinrent par ce procédé des résultais encourageants chez l'adulte et chez l'enfant.
On eut recours ensuite aux injections hypodermi([ues de suc thyroïdien.
Aujourd'hui, depuis qu'Howilz a montré que l'ingestion du suc de la glande thyroïde donne des résultais aussi satisfaisants^ sans présenter les inconvénients des méthodes précédentes, on traite le myxœdème parce procédé. MM. Marie et Guerlain, Brissaud et Souques et toutdernièrement encore M. Lebreton ont publié des exemples démonstratifs de la valeur (Ih celte méthode.
On choisit généralement la glande thyroïde du mouton, connue en boucherie sous le nom de «glande du cornet ». On donne chaque jour un lobe cru, ha;ché dans du bouillon, ou en cachet, pendant quatre ou cinq jours, puis un lobe tous les deux jours, pendant deux ou trois semaines.
Sous l'influence de ce traitement, l'oulème disparaît rapidement, la température redevient normale, la face change d'aspect, bientôt la métamorphose est complète.
Mais (luand l'enfant est guéri, il doit continuer, (•liiu[ue s(!maine ou toutes les (huix semaines, à al)- S(U'i)cr uu lobe de corps thyroïde sous peine de récidive.
IGG
MALADIES GÉNÉHALES INKECTIKUSKS
CelLii méthode, oxcellonLe la guérisoii du
inyxœdème, doit être étroitement surveillée. I'im' ingestion trop abondante de glande tliyroïde n'csl pas, en en"et,Kans danger: elle petit produire une véritable intoxication, se li-aduisant dans les cas légers par de la céphalalgie, de l'insomnie, des coliques, quelquefois par de l'albuminurie, de l'angor pectoris. des syncopes et, dans quelques cas, elle apu entraîner la mort. Bien surveillée, c'est une méthode merveilleuse, à laquelle on doit des guérisons incontestables.
Les enfants, soumis à ce traitement, retrouveni vite l'activité physique des enfants de leur âge; mais il faut surveiller avec soin le surmenage qui peul exister chez eux. Depuis longtemps, en eilel, ils sont plongés dans la torpeur, et ils se livrent tout à coup à des exercices physiques auxquels ils ne son! pas habitués ; on a signalé, dans ces derniers temps, deux cas de mort dus à ce surmenage (Pilre, Th. de Lyon).
La substance thyroïdienne elle-même aurait aussi occasionné quelques accidents mortels. Ce mode de traitement doit donc être surveillé de très près.
Impaludisme.
L'impaludisme frappe également l'enfant et l'adulte; d'après certains auteurs, les enfants sonl atteints les premiers, quand l'infection éclate dans ' une localité.
Elle est surtout fréquente de 2 à 7 ans, d'après Bolin; l'enfant à la mamelle n'en est pas exem|)t ; il pourrait même, d'après ,1. iM-anck et Boudin, être contaminé par le lait de sa nourrice. Même avani sa