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MALADIE DE LITTLE

La maladie de Little ou tabès dorsal spasmodique vrai de Marie, semble résulter d'un défaut de développement des faisceaux pyramidaux. C'est donc une atlection congénitale, qui ne saurait être confondue avec la paralysie spasmodique survenant dans l'enfonce, et que M. Marie décrit à part sous le nom d'états tabeto-spasmodiques. Que l'atTection soit congénitale ou secondaire à une lésion cérébrale chez le nouveau- né, notre conduite sera la même. Nous devrons conseiller les pratiques de la kinésithérapie (gymnastique active et passive) et du massage.

l'AHALYSIES

SYPIlU.lTIOUK

ï^seutlo-pai'alysîe ^yplillil iqiie

MALAHIE DE PARROT.

Cette curieuse manifestation de la syphilis liéréditaire précoce est caractérisée par des lésions osseuses juxta-épipliysaires, entraînant l'impotence fonctionnelle relative ou absolue; elle frappe de préférence l'articulation du coude, ou mieux, l'extrémité inférieure de l'humérus. Bilatérale d'ordinaire, elle est assez souvent unilatérale, et même elle peut se généraliser aux quatre membres. Quoi qu'il en soit, ce qu'il faut savoir reconnaître, au point de vue thérapeutique, c'est qu'il s'agit là d'une manifestation d'hérédo-syphilis, et que cette manifestation est parfaitement curable. Parrot niait la guérison parce que ses observations portaient sur des enfants assistés, soumis à de détestables-conditions hygiéniques. Mais le traitement, bien réglé, donne des succès incontestables (1). Il doit conqirendre : 1° Vallaitemefit par la mère, ou à l'aide du lait stérilisé ; 2" le traitement spécifique, parfaitement toléré, à la dose de une à deux cuillerées à café de liqueur de Van Swleten par jour, et comportant encore l'usage do la friction mercurielle (volume d'un pois d'onguent napolitain). MM. Lannelongue etPanasontobservé des enfants qui supportaient bien le mercure en injections sous-cutanées.

Si la maladie est abandonnée à elle-même, elle peut entraîner la formation d'ostéophytes, des dévialions des os longs, des courbures et des nouures

(1) Congrès de Bordeaux 8 août 18!)b, section de pédiAti'ie ; discussion de MM. Bèzy (Toulouse), Moussons, Négrié, Rousseau Saint-I'liiliinie (Bordeaux), Lannclongue, Broca (Paris).

comparables à celles du racliitisine, avec lesquelles Parrot el bon nombre d'observateurs ont eu tendance à les confondre. A ce degré d'avancement, les lésions ne sauraient rétrocéder, et deviennent justiciables des inlervenlions orthopédiques.

I^analysies obstêti'Icales.

Le nerf facial et le plexus brachial (5° et 6'^ nerfs cervicaux) sont souvent lésés dans les interventions oijstétricales. L'application du forceps peut déterminer la paralysie faciale ; le dégagement défectueux des bras, avec ou sans version, peut causer la paralysie radiculaire. Les désordres sont extrêmement varial)les, en étendue et en intensité; le traitemeni curatif reste naturellement subordonné au degré d'altéralion des nerfs. Nous nous bornerons ;i (juelques indications d'ordre général.

Paralysie faciale. Si elle est très légère,' elle guérira spontanément en quelques jours ; si, au con- Iraire, elle dépend d'une altération profonde du nerf, il faut encore s'abstenir de l'électrisation intempestive, car elle peut entrainer dans les muscles atteints un état de dégénérescence, qui aboutit à une contracture détinitive. Dans les cas moyens, où l'électrisation s'impose, il faut se borner à l'emploi des courants légers (d'une intensité de trois milliampères, par exemple), à intermittences assez éloignées; la durée des séances ne devra pas excéder 3 à 3 minutes [i].

On protégera l'œil qui reste à découvert, par siiiic! de la paralysie de l'orbiculaire ; on surveillera

(i) Vov. tfiiF.T. p;icL-lnitlicr;i|iie, in Manuel inéd p. S.'iO et

KUiv.

CONVl'LSIONS — ICCLAMI'SIE INFANTILK 271

lu succion, el on l'era l)oife l'onfaiil qui, pendanl un lemps vai-i.iblc, lèln mal ou insiitrisamment, elc.

La panilijiiie radindaire usl, ou Uinith (groupe du deltoïde, du biceps, el des supinateurs), ou totale.

Dans un cas comme dans l'aulre, il n'est plus ([uestion ici d'attendre l'amélioration spontanée, qui ne viendrait guère; il faut agir d'une façon hâtive, en pratiquant la faradisation d'intensité moyenne, et en répétant les séances presque quotidiennement.

Il est rare que, dans cette forme, on ait à combattre des contractures consécutives; les cas graves se caractérisent par une paralysie flasque avec atrophie musculaire, contre laquelle échoue l'électrisalion, même prolongée.

Convulsions. Éclampsie inTanlile.

Le spasme vasculaire paraît plus fréquent chez l'enfant ; ce spasme produit l'anémie, el est suivi d'un état de relâchement des vaisseaux, de congestion; ces changements de la contractilité artérielle, agissant sur des éléments nerveux physiologiquement incomplets, contribuent à produire des déviations fonctionnelles passagères, telles que les convulsions. Notre ignorance absolue des conditions physiologiques de la convulsion, dite idiopathique^ la difficulté de la recherche étiologique jirécise pour les convulsions, dites réflexes^ laissent place aux interprétations les plus aventurées, et nous expliquent le désarroi de la thérapeutique.

Nous procéderons aussi méthodiquement (jvie possible, en étudiant d'abord le traitement symptonuilique ou (h; l'accès; puis, le traileinent étiologiipic.

Traitement symiiloiiiatiqiic. — Au moment de l'ac-

ces, on se conformera à la pratique Iradilionnelle : exposition à l'air frais, ilégagement des vêtements, excitations diverses par flagellation, par frictions aromatiques, etc. S'il y a tendance à la récidive et si, surtout, les accès se rapprochent, il peut être utile d'intervenir par la balnéation, qui est un sédatif puissant (l'eau tiède est préférable à l'eau froide) ; enfin, par la médication antispasmodique. On emploie d'ordinaire le chloral en potion ou en lavement; nous préférons de beaucoup, pour notre part, les inhalations de chloroforme ou d'éther. Le chloral, en efTet, favorise les tendances asphyxiques ; une fois introduit dans l'économie, son action peut se prolonger; au contraire, la bouffée de chloroforme ou d'éther n'a qu'une action fugace, et sullit à calmer l'accès; si celui-ci se reproduit, il est loisible de recommencer les inhalations, alors qu'on ne peut, sans danger, renouveler les doses de chloral.

Traitcuicnt ctiologiquc. — En présence de convulsions, il faut s'efforcer de les calmer, puis d'en prévenir le retour; il est indispensable alors de remonter à la cause probable des accidents, et d'établir un traitement préventif. Voyons à ce propos les renseignements que peut nous fournir la nosologie.

Les convulsions toxigim^ si fréquentes chez l adulte, sont exceptionnelles chez l'enfant; nous faisons surtout allusion aux intoxications professionnelles (plomb), accidentelles (vapeurs de charbon;, alimentaires (alcool). Il faut cependant y songer, car l'enfant peut être intoxiqué indirectement par une nourrice alcoolique, par exemple, ou directement même, dans les milieux ouvriers.

D'ordinaire, les convulsions toxiques sont liées à rinsuHisauce rénale; elles se rencontrent dans cer-

CONVL-LSIONS — ÉCLAMPSIB INFANTILE "tiô

laines maladies infectieuses, nolamnient dans la scarlaline et la diphtérie. Cette question a été traitée ailleurs; ici, nous ne devons nous occuper que des convulsions dites sijmptomatiqim^ ou idiopalhiques .

Pour ce qui concerne ces dernières, nous pouvons dire que nous ne les déclarons telles qu'en , raison de notre ignorance des causes, nous faisons jouer un rôle capital à la prédisposition, et nous instituons une thérapeutique préventive. Elle est peu elFicace, hâtons-nous de le reconnaître. Très fréquemment, cette sensibilité nerveuse excessive n'est qu'une manifestation précoce de l'épilepsie. Il ne peut être question d'un traitement préventif de l'épilepsie; toutefois, nous ne restons pas désarmés en présence de ces divers états éclamptiques mal définis, et trop fréquents chez les enfants. En dehors de l'emploi des sédatifs (bromure, valériane, chloral etc.), dont on doit se montrer, à notre avis, plus sobre qu'on ne l'est en général, il y a lieu d'appliquer des règles d'hygiène importantes; au premier âge, il faut l'allaitement régulier et prolongé; plus tard, une alimentation strictement réglée, écartant tout régime excitant, et surveillant avec sévérité, le bon fonctionnement des fonctions digestives. Pour sauvegarder le système nerveux hyperexcilable. on devra plus tard soustraire les enfants aux émotions vives, aux terreurs de certains récits et des l(!ctures, au surmenage de la mémoire, etc.

I.es convulsions symptomatiques sont subordonnées à un état congestif extrême des centres nerveux- ce que nous avons dit delà congestion leur est donc 'applicable, et il semblerait que la révulsion énergique, pnr les émissions sanguines, en particulier, dût être un remède effîcace; mais il ne faut pas

^74 MALAIUKS DU SYSÏÉMIC NERVEUX

ouljlier que l'uiiôniic cérébrale esL une cause ronvulsive iH)ii moins acLiA-e que la congestion.

Nous voyons ces convulsions, d'ordre congestil'. au cours de l'évoluUon des tumeurs céréJ)rales. sous forme de poussées, sans que nous puissions réellement intervenir; nous ne pouvons rien non plus contre les convulsions passives, liées à la stase veineuse dans les états quasi-asphyxiques qui surviennent dans la coqueluche, ou la broncho-pneumonie; de même, s'il est possible d'atténuer el de supprimer les convulsions qui marquent le début des maladies aiguës l'ébriles, nous sommes désarmés contre les convulsions tardives de ces mêmes affections. Quoi qu'il en soit, il faut toujours lutter, agir vite, et énergiquement; il ne faut pas hésiter à recourir à la balnéation froide, au bain sinapisé, à l'enveloppement par le drap mouillé ; cette pratique est le plus souvent suivie d'une véritable détente.

Si, maintenant, nous abordons le groupe des conl'idsions rèfl.exfiH^ nous voyons le rôle de la thérapeutique devenir prépondérant; et, pour nous en tenir aux faits bien probants, nous rappellerons l'influence incontestable d'irritants périphériques ou internes, sur la genèse des convulsions : téls sont les corps étrangers du nez, des oreilles, du larynx, de la conjonctive, les pi(|ùres ou les brûlures des téguments ou des muqueuses. Les troubles fonctionnels viscéraux, comme l'iiuligestion ; la gastro-entérite et les irritations liées à la présence de vers intestinaux agissent de môme. Nous réservons entièrement la question de la denlition dont le rôle est, pour nous, plus ([ue douteux.

i.a suppression de la cause irritante amène la guérison iriiniédialc, radicale.de ces convulsions réllexes.

Kl'lLKl'SIl':

Épilepsie.

Nous éliminerons loul ce ([ui concerne i'épiiepsie jacJisonnienne, ou épilepsie parlielle, qui, le plus souvent, est symplomatique d'altérations corticales, contre lesquelles on a tenté récemment un traitement chirurgical (Voy. tumeurs cérébrales), et nous ne nous occuperons que de I'épiiepsie vraie, ou idiopathique.

Celle-ci est justiciable d'un traitement étiologique qui, s'il ne peut être préventif, peut du moins permettre une diminution de fréquence dans le nombre des attaques, ou un atîaiblissement dans l'intensité des accès. Ce traitement répond à un chapitre spécial qui pourrait être intitulé : hygiène des petits épileptiques. Quant au traitement symptomali(]ue, il se résume dans l'emploi de l'hydrothérapie et du bromure de potassium.

Hygiène des épileiitiques. — Dans certains milieux, l'alcoolisme joue un grand rôle sur le développement de I'épiiepsie, aussi bien chez les parents que chez les nourrices, et même chez les enfants. Nous devons nous efTorcer de prévenir et d'atténuer les conséquences de cette intoxication, si funeste à l'enfance. Nous proscrirons, en outre, le surmenage intellectuel, les émotions vives, et nous combattrons les troubles viscéraux, ou les lésions périphériques qui, dans certains cas, par voie réflexe, provo(juçnl ou favorisent hi crise : désordres gastro-intestinaux, génitiiux, même ciiez h's enfants, car l'ovaire, en |)ar(iculier, est fréquemment sensible de bonne iieure chez certaines lillelles, irritations sensorielles (nez, oreilles), etc.

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Contre l'élément spasniodique, est-il utile de conseiller l'hydrothérapie? Cette pratique est excellente chez l'adulte ; mais elle est plus problématique chez l'enfant.

L'emploi du bromure est soumis aux règles suivantes : son usage sei'a quotidien, régulier, et non intermittent, à doses renforcées; les doses varieront suivant l'âge : 2 grammes, de 4 à 8 ans; 3 à -4 grammes, de 8 à 15 ans; on continuera l'administration du remède pendant plusieurs mois, trois au moins, el on n'en cessera momenlanémenl l'emploi, que s'il se produit des accidents de bromisme, ou s'il survient une amélioration vraiment durable.

Hystérie.

Le traitement de l'hystérie infantile est complexe. Cette névrose peut être latente, avérée ou confirmée.

Traitement prophylactique. — L'iulluencepsychique est tellement prédominante, elle peut intervenir chez des sujets si jeunes, alors qu'on ne la soupçonnait pas, qu'il est sage, dans les familles névrosées, d'agir sur l'enfant par un isolement précoce. Toutefois, nous nous demandons si certains médecins ne tombent pas dans l'exagération, lorsqu'ils s'opposent à l'allaitement maternel. Lorsque l'enfant commence à vivre de la vie intellectuelle et affective, il est indispensable de le soustraire à la vie active et factice des villes, il i'aul lui donner une éducation physique et morale, exclusive de la fatigue, du surmenage, il faut éloigner de lui les exemples dangereux et l'élever hors des pensions ou des écoles. Néanmoins, la prédisposition peut être telle qu'elle triomi)lu' de toutes les précautions prises, et que la

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