TICS CONVULSIFS
maladie se révèle sous ses aspects les plus variés.
Ti-ai(emcut général. — Lorsque l'hystérie est établie, indiscutable, il laut isoler les enfants. Quelquefois, l'internement dans une maison de santé s'impose comme une suprême ressource. Le traitement consistera dans l'emploi de l'hydrothérapie froide ou chaude, de l'électricité faradique ou galvanique; dans la prescription de certains médicaments antinerveux ou toniques, tels que la valériane, l'aconitine, l'exlrail de malt, l'arsenic, le perchlorure de fer associé à la liqueur d'Hoffmann. Les esiu\ de Bagnères-de-Bigorre et de Néris ont été très vantées, notamment par J. Simon, dans le traitement des enfants nerveux, irritables, franchement iiystériques. Par contre, certains médicaments, comme l'alcool, et le séjour au hord de lamer doivent être rigoureusement proscrits. Les attaques convutsives peuvent être amendées par la compression des zones hystérogènes, lorsqu'on les trouve; les paralysies, et les contractures seront traitées par les aimants. Chez les enfants, les influences psychiques, qui comprennent la suggestion verbale, à l'état de veille, doivent être préférées à l'hypnose, d'un maniement toujours dangereux.
Xles conviilHir».
lien existe deux variétés qui, nosologiquement, paraissent distinctes, et qui ne sont, à vrai dire' que deux degrés de la même affection : dans la première catégorie se placent les mouvements anormaux purs et simples; dans la deuxième, se groupent des manifestations complexes où des désordres mentaux, plus ou moins accentués, s'ajoutent aux tics
THÉRAPEUTIQUE (.NKANTILE. — T. r. jfi
moteurs. Dans les deux cas, rélémenl psychique prend une telle part dans letiologie, que nombre de tics semblent dus à l'imitation et à l'habitude.
Dans ces conditions, on comprend comment, parfois on tirera plus d'avantages de l'isolement que ■de toute autre médication; il faut soustraire les enfants à leur milieu habituel, éviter les réunions d'enfants, les lectures émoliounantes, les travaux intellectuels, et, en un mot, tout ce qui stimule et surexcite. Ainsi, il est des enfants qm n'ont leurs lies que les jours de fatigue et de surexcitation. Ce même caractère psychique permet encore d'intervenir, avec chances de succès, par la suggestion.
lîst-il besoin d'ajouter que le repos à la campagne, qu'une hygiène fortifiante, que des exercices modérés au grand air, que l'emploi raisonné de l'hydrothérapie, sont des adjuvants indispensables, et plus utiles assurément que les calmants des formulaires (bromure, chloral, valériane, etc.). Toutefois, il y aura lieu d'agir plus directement, lorsqu'il s'agira, par exemple, de tics réflexes liés à quelque irritation tégumentaire ou muqueuse, ou encore a des troubles de la vision, ce qui est très fréquent. Parfois même, le tic affecte une localisation assez précise, intéressant un groupe musculaire bien délini; on peut en conclure que ce tic dépend alor^^'un trouble d'innervation central ou périphérique, contre lequel on dirigera un traitement révulsif énergique. Mais il est indispensable d'intervenir dès le début; sinon, une fois le tic confirmé, loule intervention devient
illusoire.
Chol'ée.
Les Irailements de la chorée soni innombrables comme les théories qui les guident, et le choix se présente au clinicien comme plein de doutes et de, contradictions même. Pour sortir d'embarras dans un exposé des inodes thérapeutiques de l'alleclion, on peut procéder de deux façons : ou bien s'en tenir à la simple énumération des moyens proposés tour à tour contre le mouvement choréique, principal symptôme observé, et faire ainsi la revue des traitements empiriques; ou bien, interpréter les phénomènes à l'aide des doctrines, et montrer comment on. cherche à agir contre les effets ou symptômes, par la suppression de la cause supposée, ce qui constitue le traitement pathogéui(fue. Il y a certes à critiquer, à laisser et à prendre des deux côtés; et, comme il s'agit ici d'un exposé des traitements de la chorée, nous diviserons notre sujet de la façon suivante : après l'énumération des médicaments principaux, proposés empiriquement contre le trouble fonctionnel, nous verrons ce que l'interprétation, pathogéniqiie a ])u. fournir de nouveau aux données, thérapeutiques; enfin, nous exposerons le traitement de la chorée, au point de vue purement clinique^ en nous aidant de ce que l'empirisme et la théorie ont pu fournir de plus profitable.
Triiitcment empirique. — De tOUS temps, et aU-.
jourd'hui encore, on a tenté de juguler la chorée, grâce à une nuklication nerveuse active, s'adressant à son symptôme le plus frappant, le mouvement choréique. — Nous passerons rapidement en revue la liste des médicaments, tout en insistant sur ceux qui ont
5!8t) MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
paru les i)lus efïicaces (antispasmodiques, hypnotiques, slimulants nevvins).
Antispasmodiques. — Parmi les antispasmodiques, on a employé: l'oxyde de zinc, le valérianate de zinc, l'opium et la belladone, soit isolément, soit conjointement, le camphre, le musc. Tassa fœtida, etc., tous médicaments à peu près abandonnés. Il est à noter que les bromures n'ont pas joui, pour la chorée, de la réputation qu'on leur accorde pour l'épilepsie et pour l'hystérie. Cependant, ils ont été recommandés avec raison. ■ Par contre, l'antipyrine, est actuellement préconisée, presque à l'exclusion des autres i-emèdes, comme modérateur par excellence de l'excitation cérébro-spinale, et de nombreuses statistiques favorables sont venues corroborer cette confiance (Legroux, d'Heilly). On donne le médicament progressivement à un gramme, puis à deux, trois et quatre grammes par jour, soit en cachets, soit en potion.
Moncorvo, partisan de l'antipyrine, lui préfère encore l'exalgine, à dose quotidienne de 13, 30 et 40 centigrammes par jour. Dana et Moncorvo ont, disent-ils, obtenu de tels résultats qu'ils sont tentés de regarder ce médicament comme spécifique (l';. L'enthousiasme s'est calmé avec le temps, car l'exalgine et l'antipyrine ont pu provoquer des accidents toxiques.
Hypnotiqms. — Le sommeil calme les mouvements choréiques. Le médecin doit donc se soucier de le procurer artificiellement à ses petits malades. Lés hypnotiques peuvent tous réussir, mais on n'emploie guère que le cldoral.Le chloroforme est délaissé
(1) Moncorvo, lUill. (jén. de thérap., 'M mai 92, p. 437. T)x's\, Joi/rn. of iipi v and inenl. diseuses, 92, ]i. 525.
CHOHÉK 281
parce que son action est momentanée; le sulfonalagit très lentement et d'une t'ac,ton insullisante. Quant au chloral, donné, soit progressivement, de 1 à 4 grammes dans les 24 heures, soit d'emblée, à dose massive de i et même de fi grammes, il peut être administré en potion ou en lavement, et il amène une sudation manifeste, qui peut durer plusieurs heures. C'est donc un bon médicament du spasme choréique ; mais, est-il le remède de la chorée? C'est là une autre question. On a cité, il est vrai, des cas de guérison définitive ; par contre, d'autres statistiques importantes, celle de Jofl'roy, par exemple, nous annoncent une durée de six semaines, c'est-àdire la durée moyenne de la maladie. D'autre part, le chloral oH're des dangers, notamment lorsque le cœur est lésé ; son emploi doit être alors interdit.
Les alcaloïdes comme le sulfate d'ésérine, les principes extraits de la jusquiame sont des paralysants, d'un maniement dangereux.
L'émétique n'est plus employé à la dose hypos- Ihénisante, comme le recommandait (iillelte.
Stimulants. — Kn opposition avec les médications précédentes, qni tendent à diminuer le pouvoir excito-motenr des centres, se présente la médication neuro-sthénirjue. lille comprend comme agent médicamenteux la strychnine, et comme moyens adjuvants i'hydrotliéi-apie, la balnéation, le massage, l'électrisation, la gymnastique. Trousseau avait formulé un sirop de sulfate de strychnine répondant à un quart de centigramme par cuillerée à café, qu'il donnait à doses progressives de deux, quatre et six cuillerées a café par Jour. Ce sirop aurait pu produire, même à faible dose, des accidents mortels. On peut cependant l'employer dans les formes pa-
28i2 MALADIES lin SVSTKMK NIÎHVKC.V
reliques, à la coiidilioa d'en surveiller les effets. L'hydrothérapie comporte la douche chaude ou froide, simple ou sulfureuse, l'enveloppement dans te drap mouillé; la balnéation comprend les bains simples, froids, tièdes ou chauds, et les bains médicamenteux, en particulier, le bain sulfureux. Nous reviendrons plus loin sur ces moyens adjuvants : certaines chorées ont pu céder uniquement sous leur influence.
En résumé, de l'énumération qui précède, nous ne pouvons tirer aucune conclusion positive : les mêmes médicaments guérissent, ou ne guérissent pas; par contre, la guérison peut s'obtenir, pour des cas semblables, avec des agents d'influence contraire (calmants et excitants); il en résulte que l'assertion de Bouteille est toujours vraie : « L'idée d'un remède spécifique de la chorée est une idée chimérique. »
Traitement patho^éiiiqne. — La chorée n'est pas exclusivement un simple trouble fonctionnel nerveux, essentiel, idiopathique, mais elle s'accompagne d'ordinaire de désordres delà santé générale, ou de symptômes particuliers qui peuvent prédominer, au point de fixer spécialement l'attention, et qui peuvent servir à guider le traitement par la notion étiologique. Examinons les diverses théories qui servent de base à ce traitement pathogénique.
La théorie réflexe suppose qu'un organe périphé rique quelconque, qu'un viscère est lésé, et que do ce point en souffrance partent des irradiations douloureuses centripètes, qui vont mettre enjeu l'excitabilité molripe des centres. On a été plus loin. Triboùlet, après lui Archambaull et leurs élèves, ont révélé l'existence de points douloureux sur les nerfs
CIIORÉE
périphériques, poinis dont la pression exaspérait le mouvement choréique.
On prévoit les conséquences thérapeutiques de ces diverses constatations. Il faudrait examiner soigneusement chez un cluiréique l'état des viscères, puis atténuer les troubles gastriques, gastro-intestinaux, etc. ; l'amélioration locale pourrait conduire à la guérison du symptôme nerveux. L'exemple le plus frappant est offert par ces chorées, vraiment réflexes, qui ont cédé à l'expulsion de lombrics ou d'ascarides. Ou bien il faudrait explorer minutieusem^ent la sensibilité du système nerveux périphérique. La douleur des nerfs, provoquée par la pression, chez les choréiques, d'après Triboulet, indique le point de départ de la voie centripète d'un réflexe morbide qui paraît entretenir l'excitation du centre moteur et, par suite, le spasme choréique, d'où une thérapeutique rationnelle tendant à atténuer cette névralgie spéciale : la révulsion par les frictions, par l'iode, par les vésicatoires, l'emploi des pulvérisations d'éther, de chlorure de méthyle (Ollivier).
Vcmémie est si constante et si prononcée, au cours de la chorée, qu'on a tenté d'expliquer la perturbation fonctionnelle nerveuse par l'ischémie (Bouchut); et, pour y remédier, on s'est adressé aux traitements antianémiques et toniques : fer et quinquina, sous toutes leurs formes. Pour d'autres médecins, l'anémie n'est pas seule en cause; il faut songer à l'état général qui la provoque. M. le professeur Grasset a exposé h ce sujet des considérations thérapeutiques détaillées (1). Le professeur de Montpellier emploie
{I) Grasset, Clin. méd. de Monlpellier, ma.rs 93.
284 MAFiADlKS UU SYSTKMK NKHVEUX
l'anLipyrine dans lous les cas, quelque soille « fonds.» sur lequel la maladie se développe : anémie, arthri- Lisme, lymphatico-scrofulose. La médication de ce a fonds » varie seule. S'il s'agit d'une cliorée avec anémie,rauleurconseille:riiydn)lhérapie, sous forme d'immersion dans' un bain froid l'enlrer et sortir:, suivie de frictions et de réaction; le fer réduit, à la dose de 0 gr. 10 et accompagné d'une cuillerée à soupe de la solution titrée au 1/300 d'acide chlorhydrique.
Contre la chorée des arthritiques, il préconise les frictions sèches quotidiennes, les bains sulfureux de 20 minutes, trois fois par semaine, les préparations arsénicales et phosphatées, alternativement et de la façon suivante :
1° Pendant 20 jours, k chaque repas, une cuillerée à café de la solution suivante :
Eau distillée 300 grammes
Arséniate de soude 0 t-''"- '^^
T Repos de 10 jours.
3' Pendant 20 jours, à chaque repas, une cuillerée à soupe de la solution suivante :
Eau distillée 300 grammes
Biphospliate de chaux 1" "
Acide lactique "
Enfin, dans la chorée, chez les lynqjhatico-strumeux, on fera alterner, d'un jour à l'autre, l'immersion froide avec la balnéation tiède, salée, de 10 à 15 minutes ; puis, on prescrira la solution chlorobromo-iodurée suivante :
Eau distillée 300 grammes
lodure de potassium 10 »
Bromure de sodium 20 »
Chlorure de sodium *0 »
dont on prendra une cuillerée à soupe, chaque
cuouÉii: "i^o
matin. Repos les 10 jours suivanls; et, pendant 20 jours, après chaque repas, une cuillerée à café de la solution suivante :
Chlorure double d'or et de sodium. 0 gr. 10 Eau distillée 300 grammes
Or, ce traitement, si minutieusement exposé, est le traitement des convalescents, en général, et n'offre rien de particulier à la chorée. Celle-ci ne saurait être interprétée comme un spasme nerveux purement fonctionnel, justiciable d'un médicament univoque, Tantipyrinc, ni comme trouble survenant chez des anémiques strumeux ou arthritiques, puisqu'elle s'accompagne de désordres graves de la santé géné-' raie : fièvre, endocardite, etc. D'après les données pathogéniques récentes, ces manifestations sont le résultat de l'infection, qui fait une lésion, comme l'endocardile, par localisation microbienne directe, et engendre des troubles nerveux choréiquespar une intoxication à distance. Que cette intoxication soit due à la surcharge humorale par produits microbiens sécrétés en abondance extrême, ou qu'elle relève d'une élimination rénale insuffisante de l'agent toxique, comme le pense Bouchard, ou d'une atténuation incomplète par le foie, comme le suppose Teissier de Lyon, c'est bien l'infection qui est premièrement et spécialement en cause. Aussi le traitement rationnel de la chorée semble-t-il dirigé contre l'infection. Si tout le monde paraît d'accord sur le rôle de l'infection, il n'en est plus de même sur sa nature. Jusqu'à nouvel ordre, et aussi longtemps que l'infection se révélera par ses allures générales, sans localisations précises, elle restera inattaquable par nos nif)yens actiiels. Nous iii^ sommes pas plusavan-
iJ86 MAi.ADiKs Dr .systi':mi". .mokvkix
cés dans ce sens que Sydenhaui qui purgeait el soignait ses malades, pour extraire le principe inorbilîque faisant irruption sur les nerl's (1).
L'infection peut revêtir le type rhumatismal : elle est aisée à diagnostiquer, en raison des localisations articulaires ([ui précèdent, suivent, ou accompagnent lachorée; cette association est assez fréquente pour qu'on ait pu admettre la nature rhumatismale de la chorée, et, conséquemment, la médication salicylée. Malheureusement le salicylate de soude, dont les heureux effets sont bien connus contre la fièvre rhumatismale, est sans action contre la chorée.
Traitement cliuîqiie. — Les considérations dans lesquelles nous sommes entré, aboutissent à nous convaincre de notre impuissance relative. Nous ne possédons aucun médicament exclusif, aucune méthode curatrice, susceptibles d'enrayer et de guérir la chorée, dans un espace de temps donné et précis. Nous devons donc aborder le traitement de la chorée, sans idée préconçue, empruntant à l'empirisme lui-même ce qui nous semblera utile et efficace, sans négliger toutes les indications qui découlent de la symptomatologie et de la pathogénie de la chorée. L'étude clinique de cette alfection nous permet d'envisager d'une part, le troul)le nerveux, et, d'autre part, l'état général du malade. Ces deux modalités de la chorée ont leur importance propre; chacune
(1) Toutefois, nous devons à la notion de l'infei-lion la connaissance de produits microbiens d'action dilïérente, ou parfois contraire (poisons paralysants, et poisons convulsivanls), comme l'a montré Courniont pour les extraits alcooliques des cultures de staphylocoques. On a sontjé alors à comljattre la chorée (convulsions) à l'aide de produits d'action contraire (paralysie), comme l'avait déjà proposé M. Mario pour ré|)ilensie (2'.
(2) Voy. Lannois, Lyon méd., p. 2t;7, 23 cet. 112.
peut prédominer, ou entraîner des complications spéciales. Nous les envisaj^erons successivement pour chaque période de l'aftection à laquelle nous assignons : im début, une période d'état, un déclin, lequel se confond d'ordinaire avec la convalescence.
Période de délut. — Le trouble nerveux, plus ou moins longtemps inaper(;u, est, à l'origine, peu marqué; on pense à un désordj-e fonctionnel léger et on prescrit une petite dose d'antipyrine. La santé générale est rarement altérée; il est sage cependantde rechercher s'il n'existe pas de manifestations gastro-intestinales ou d'accidents rhumatismaux. Il peut être utile d'appliquer le traitement de Sydenham : la pur-gatidn, ou renq)loi de'l'émétique, à •dose modérée.^ }q:';)>;î: ;j ;'':'• : t \ ■ i ; - Période: d'état. — " L'e .'désordre nerveux, 'complexe, com'prënd le mouvement anormal à . tous ses degrés : ■léger, fort, extrême; la douleur provoquée des nerfs périphériques et des paires' rachidienries, en particulier. A ces sjtnptômes peut se joindre de la parésie; celle-ci peut prédominer et on a alors la •variété dite chorée molle ou mieux clwrée ^paralytique. . A cette période d'état de l'afï'ection, on a préconisé successivement, ou conjointement, la plupart des remèdes que nous avons énumérés, et bien <rautres encore. Nous avons dit ce Iqu'il fallait penser de lenr efficacité ; ils restent sans action aussi longtemps qu'on les applique, avant la période de déclin. " ;' '.
Quelle conduite devons-nous adopter? Si le spasme reste' faible, on devra le combatire avec l'antipyrine; s'il augmente, on élèvera la dose médicamenteuse, sans dépasser 4 grammes par jour, en raison des accidents possibles.
288 MALAIMKS l>U SYSTKME NERVKU.V
Si le mouvemenl, gagne encore en inlensilé, s'il entrave le sommeil, il est indispensable de provoquer le repos et de remédier à l'insomnie, à l'aide du chloral, suivant les préceptes que nous avons précédemment énoncés ; on peut y joindre l'hydrothérapie, mais sous forme de douche, d'enveloppement dans le drap mouillé (1) ou de Lain : l'emploi de l'eau est encore mal réglé dans cette affection.
La douleur provoquée des .nerfs est un symptôme trop négligé des cliniciens ; elle est justiciable des frictions révulsives légères et répétées, que nous préférons aux pulvérisations intenses d'éther ou de chlorure de méthyle et même aux vésicatoires. Il est rare que les moyens conseillés ci-dessus restent insuffisants; ils ne sont cependant que des palliatifs. Aussi, malgré leur emploi, l'agitation peut devenir extrême. Dans ces cas d'hyperchorée, le traitement médicamenteux doit être surveillé avec soin, afin dé ne pas dépasser les doses physiologiques, qui semblent nécessaires pour obtenir le calme; ici, le traitement reste limité et on est obligé de s'en tenir, pendant quelque temps, à de simples précautions quasi mécaniques ; on évite les frottements et les contusions, en matelassant les parois qui entourent le malade, et on panse soigneusement les excoriations, qui peuvent devenir le siège de coinplications phlegmoneuses graves.
L'état paralytique léger, inhérent à toute chorée, peut s'accentuer au point de devenir le phénomène prédominant, alors que l'élément spasmodique passe au second plan ; on remplacera les calmants par les stimulants, et on prescrira les préparations de sLry-