‹ Thérapeutique magnétique règles de l'application du magnétisme a l'expérimentation pure et au traitement des malades par m. le baron Du PotetChapitre 23 sur 62 · CHORÉE. — TREMBLEMENT. — CONVULSIONS · texte numérisé non relu

CHORÉE. — TREMBLEMENT. — CONVULSIONS

Toutes ces maladies sont caractérisées par l’excitation des muscles.

1° Caractères de la Chorée. — Mouvements singuliers, bizarres, irrésistibles, d’une mobilité excessive, soit d’une partie, soit de tout le corps. Le siège de la maladie peut être même borné à un point excessivement limité, à la tête, aux membres supérieurs ou inférieurs, à la langue, etc. La digestion n’est ordinairement pas troublée, non plus que la sensibilité ni l’intelligence, à moins que la maladie n’ait eu une longue durée.

2° Caractères du Tremblement. — Le nom de la maladie les indique suffisamment. Le tremblement n’affecte ordinairement qu’une partie du corps : tantôt le repos le suspend, tantôt le mouvement; il peut être périodique ou continu, et sa durée est variable.

3» Caractères des Convulsions. — Mouvements variés, spasmodiques des doigts, des orteils, de la tête, des yeux, du diaphragme; contraction dularynx, cris étranges et inarticulés, palpitations violentes, mouvements péristaltiques des intestins, et parfois vomissements et déjections involonlontaires. Les convulsions peuvent être partielles, et alors leur siège le plus fréquent est surtout aux paupières et à la

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commissure des lèvres ; puis aux membres supérieurs, aux membres inférieurs, et enfin au tronc. A leur degré le plus violent, elles entraînent la perte complète de la connaissance, la respiration est gênée, la transpiration et les sécrétions sont supprimées. Elles ont de la tendance à se reproduire, mais souvent elles disparaissent naturellement sous l’influence d’un flux quelconque.

Dans les convulsions doivent être comprises l’ Éclampsie des nouveaux-nés et celle des femmes en couches.

Quand on interroge la science sur le principe de ces maladies, on ne rencontre point l’unité de vue désirable ; mais, au contraire, une divergence d’opinions propre à désespérer le chercheur : la cause véritable de nos douleurs ou agitations nerveuses, l’agent actif qui nous remue et nous convulse n’ayant pu jusqu’à ce jour être saisi ni démontré. Estce un fluide subtil, une vapeur ou de simples vibrations qui remuent les chairs? Qui peut dire où se forment ces courants électriques qui parcourent certaines parties de nos organes comme l’éclair traverse les nuages? Qui sait où se forme ce galvanisme dont nous sentons intérieurement parfois la présence? Ces agents entrent-ils en nous comme ils en sortent? Sont-ils un produit de nos humeurs ou de notre sang ? Et si l’on ne sait rien sur des choses si importantes, comment parviendrait-on à empêcher le développement et à neutraliser les effets d’agents si puissants. Si nous n’en souffrions point, la science ne devrait pas moins les étudier, ne serait-ce que par curiosité ; mais communément la douleur succède aux atteintes de ces fluides; souvent même ils

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