AFFECTIONS DU PANCRÉAS, DU FOIE, ETC. SIS
tant de la maladie ; il y a en outre une douleur épigastrique sourde, puis pongitive, profonde et fixe, qui augmente avec les fortes inspirations et la plénitude de l’estomac, f.o malade ne peut quelquefois se coucher sur le dos ni sur un côté. La fièvre accompagne ces symptômes. Pour les autres altérations dont le pancréas est susceptible, le diagnostic en est fort obscur.
Caractères de l’Hépatite. — Les coups, les chutes sur l’hypocondre droit, les grands efforts pour soulever des fardeaux, les violentes secousses du corps, l’abus d’aliments stimulants, l’emploi intempestif des drastiques et. des émétiques, le passage subit du froid au chaud, la suppression des hémorrhoïdes, la disparition de douleurs rhumatismales ou d’un exanthème, les émotions violentes de toute nature, peuvent produire l’hépatite. Cette affection est difficile à reconnaître, à moins de trouver réunis les caractères suivants : une douleur, ordinairement précédée de frissons et le plus souvent sourde, dont le siège est à l’hypocondre droit, et qui s’étend à la poitrine el jusqu'à l’épaule du même côté : cette douleur est augmentée par l’inspiration, la toux et le décubitus sur le côté gauche, soulagée au contraire par le décubitus sur le côté droit. L’inspection fait apercevoir quelquefois les côtes légèrement repoussées en dehors, et comme en général le foie se trouve augmenté de volume, on le sent, si l’on palpe, dans des points où on ne le rencontre pas h l’état normal. La percussion est un auxiliaire sur pour reconnaître le degré de la congestion sanguine, son siège
et l’influence du traitement. L’ictère n’existe pas toujours, à moins qu’il n'y ait obstruction des canaux hépatiques ou cholédoques. La langue présente un enduit jaune-vert et noirâtre; la bouche est amère, l’appétit nul, la soif assez vive; il y a des rapports de gaz fétides, des vomissements jaunâtres, enfin constipation, ou flux de matières noires liquides. La fièvre existe toujours avec ou sans les symptômes précédents; avec l’aggravation de la maladie surviennent la prostration, le délire et des symptômes typhoïdes prononcés.
Caractères de l’Ictère. — La sclérotique, d’un blanc bleuâtre ordinairement, prend dans l’ictère une teinte jaunâtre; puis c’est le pourtour des lèvres, des yeux, les ailes du nez, etc. , qui se colorent en jaune, et cette couleur se répand bientôt dans tout le corps. L' 'intensité de la couleur dépend de la marche des lésions. La peau est le siège de démangeaisons extrêmement vives qui ne sont suivies d’aucune éruption. Très-so ivent il y a constipation, mais quelquefois diarrhée précédée de. coliques avec épreintes. et les matières rendues sont fortement mélangées de bile jaune, verdâtre ou noirâtre; quelquefois ces matières sont semblables à de l’argile, à de la substance crayeuse. Toutes les sécrétions, sans exception, peuvent être imprégnées de matière colorante biliaire.
Le diagnostic des autres maladies qui peuvent affecter le foie est tellement peu sûr, qu’il serait ici sans utilité de le donner. 11 en est de même de quelques maladies de la rate.