‹ Thérapeutique Médico-Chirurgicale de l'Orchite Blennorragique: Essai de Traitement MéthodiqueChapitre 7 sur 52 · C. — Guérison dans l’orchite blennorrhagique · texte numérisé non relu

C. — Guérison dans l’orchite blennorrhagique

Mais avant d'entrer tout à fait en matière, nous avons le devoir de bien établir ceque l’on doit appeler guérison en matière d'orchite. On est bien souvent étonné du défaut d’entente des chirurglens à cet égard : quelques-uns accordent l’exe at à un malade que le confrère regarde comme digne

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de lhospitalisation ; ailleurs nous voyons deux praticiens employer lé même traitement et ce traitement amener la guérison en 10 jours au dire del’un, en 20 jours et plus au dire de l’autre. Cest qu’il est nécessaire de bien s'entendre sur le mot guérison.

Brusque et aiguë par son début, l’orchite blennorrhagique est fort lente dans sa résolution et ce n’est pas d’un jour à l’autre, mais en une semaine, parfois plus, suivant la thérapeutique employée, que le progrès insensible de chaque jour amène en définitive la guérison. Dès lors, àquélmoment précis celle-ci doit-elle être considérée comme obtenue ?

Si l’on s’en rapportait à la restifutio adintegrum parfaite, c’est par mois qu’il faudrait compter puisque ce n’est qu’au bout d’un temps fort long que la résorption du noyau de la queue de lépididyme si lente et si rebelle devient complète, mais c’est reculer beaucoup trop loin les limites du traitement.

Trois signes principaux, comme le remarque à juste titre Dormand (1) constituent la symptomatolog'ie essentielle de l’orchite : la douleur, l’épanchement vaginal, le gonflement de l’épididyme et du testicule ou de l’épididyÿme seulement.

(1). Loc. cit.

Et comme, d’autre part, la marche de l’épanchement vaginal suit très exactement celle de la tuméfaction orchi-épididymaire, comme la douleur paraît en grande partie liée à l'abondance de l’'épanchement vaginal, nous pouvons, en fin de compte, conclure:

Qu'on peut considérer comme guérie foute orchite blennorrhagique dans laquelle la douleur et le gonflement sont devenus nuls, sans tenir compte autrement qu’en vue d’une récidive possible de l’induration caudale de l’épididyme, seul vestige, parfois même indélibile, de la lésion première.

Voilà donc un terme bien défini qui nous permet à la fois de constater le résultat obtenu, et d’entrevoir ce qu’il faut faire pour l’obtenir : favoriser la résorption de l’épanchement vaginal, hâter la résolution de l’inflammation épididymaire.

Nous allons étudier maintenant, en n’insistant que sur les plus importants, les procédés par lesquels les chirurgiens se sont efforcés d'obtenir ce double résultat.

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