PROPHYLAXIE DES AFFECTIONS OCULAIRES
meilleur marché n'est pas le moins actif au point de vue de la désinfection des mains. Plutôt que de compliquer les mesures prophylactiques par l'emploi de procédés que leur complexité rend inapplicables, il nous semble bien préférable de recourir à des . mesures simples, qui sont à la portée de tous et que | l'on aura plus de chance de voir entrer dans la pratique.
Nous avons déjà dit que les écoles, les asiles, les crèches sont des centres de dissémination des affections oculaires contagieuses (comme du reste d'un grand nombre de maladies transmissibles). Il ne serait cependant pas très difficile de diminuer la fréquence de ces contaminations. Il suffirait pour cela d'interdire la fréquentation de l'école ou de l'asile à tout enfant dont les yeux présenteraient le trouble le plus léger et à ne le laisser rentrer qu'avec un certificat médical, mais à la condition que le médecin sache qu'il n'y a aucun rapport entre l'intensité de la réaction conjonctivale, l'abondance de la sécrétion à laquelle elle donne lieu, et le degré de contagiosité de fafrection.
Dans les grands centres, où la conjonctivite aiguë contagieuse, la conjonctivite subaiguë, sont endémiques, ces mesures n'auront pas, cela va sans dire, l'importance qu'elles ont par contre dans les petites localités. Nous sommes persuadés qu'il y a un grand intérêt au point de vue de l'hygiène à ce que l'attention du médecin soit appelée sur ces faits.