EXAMEN SUBJECTIF OU MÉTHODE DE DONDERS
elle est fréquemment oblique et son obliquité correspond à un des méridiens principaux. Il suffira de faire osciller le miroir autour d'un axe parallèle et perpendiculaire au méridien principal trouvé et à chercher pour un méridien, puis pour Fautre, le verre convexe ou concave qui change la marche de l'ombre dans ces méridiens. Supposons par exemple que nous trouvions pour le méridien horizontal une hypermétropie de -\-^Dei pour le méridien vertical une hypermétropie de + 4 D nous en concluons qu'il existe un astigmatisme de 2 D combiné avec une hypermétropie de -|- ^ I^-
Lorsqu'on se sert du miroir concave, le rapport des ombres avec les différents états de la réfraction du globe oculaire est exactement le contraire de celui que nous venons d'indiquer : image inverse dans l'emmétropie et l'hypermétropie, image directe dans la myopie. Le miroir concave a d'ailleurs certains inconvénients sur lesquels il est inutile d'insister, mais qui l'ont fait rejeter dans la pratique courante.
EIxameii subjectif ou méthode de Oonders
L'examen subjectif se fait à l'aide de l'échelle visuelle placée à 5 mètres au moins et de la boîte d'essai. L'examen portera sur les deux yeux successivement. L'œil non examiné sera recouvert par la main du sujet ou par un verre dépoli.
Si le sujet à examiner lit facilement à 5 mètres les petits caractères de l'échelle, on peut en conclure qu'il est emmétrope ou hypermétrope. Nous avons vu que l'hypermétrope pouvait corriger son insuffisance de réfraction par un effort accommodatif.
VICES DE RÉFRACTION
Pour distinguer remmétropie de l'hypermétropie, on placera devant l'œil examiné un verre convexe -j- 1 D. Si la vision en est troublée, Toeil pourra être considéré comme emmétrope. Il y a cependant des hypermétropes et le fait s'observe principalement chez les jeunes sujets, dont l'accommodation est en état de contracture et dont la vision à distance pourra par conséquent être troublée par l'interposition d'un verre convexe. Il est très utile, lorsqu'on a à déterminer la réfraction des enfants de paralyser leur accommodation par des instillations biquotidiennes de collyre d'atropine répétées 3 ou 4 jours au moins avant l'examen.
Si Ja vision n'est pas troublée par le verre convexe + 1 D, on en placera un de 2 D et ainsi de suite jusqu'à ce que Je malade indique un verre qui trouble la vision. Dans l'hypermétropie, en effet, il ne faut pas chercher le verre qui améliore la vision, mais le verre le plus fort qui ne produit pas de trouble visuel. La force de ce verre indique le degré de l'hypermétropie.
Si le sujet ne lit pas à 5 mètres les caractères les plus fins de l'échelle visuelle, le trouble visuel peut dépendre soit d'un trouble de la réfraction, soit d'une diminution de l'acuité visuelle consécutive à une lésion des milieux ou des membranes sensibles.
Avant de conclure à un affaiblissement visuel pathologique, on devra s'assurer que l'acuité visuelle n'est pas améliorée par des verres correcteurs.
La myopie est l'état de la réfraction qui, le plus fréquemment, entraîne le trouble de la vision à distance; mais l'hypermétropie forte et l'astigmatisme peuvent également produire le même effet.
On commence donc par un verre concave de 1 ou