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DÉTERMINATION DE LA MYOPIE

que certains confrères, se sont mis à prescrire à leurs malades la correction complète de leur trouble de réfraction et, de leurs observations, il résulte que, loin d'agir défavorablement sur la marche de la myopie, cette correction complète paraît avoir eu une influence heureuse sur la myopie. Il est difficile cependant de juger cette question sur des faits précis, car il faudrait pour cela avoir des statistiques portant sur un très grand nombre de myopes suivis pendant de nombreuses années; mais il est encore bien moins démontré que les complications oculaires de la myopie sont le résultat de l'usage des lunettes correctrices, puisque ces complications s'observent aussi bien chez les malades qui ont fait usage des verres que chez ceux qui n'en ont jamais usé.

Chez l'enfant, après avoir déterminé exactement le degré de la myopie, on prescrira des verres correspondant à la correction totale. Ces verres seront portés d'une manière continue aussi bien pour la distance que pour le travail. On y combinera un verre cylindrique s'il existait de l'astigmatisme. 11 n'y a aucun inconvénient à prescrire d'emblée la correction totale, quel que soit le degré de la myopie : c'est qu'en effet, chez l'enfant, les rapports réciproques de l'accommodation et de la convergence peuvent être plus facilement modifiés sans qu'il en résulte de gène dans l'équilibration.

Chez l'adulte, au contraire, si la myopie est élevée, il ne faudra pas prescrire d'emblée la correction totale; mais on augmentera progressivement la force des verres jusqu'à atteindre cette correction parfaite. Une fois entraîné et habitué à se servir de ces verres, le myope adulte pourra, sans inconvénient en

VICES DE RÉFRACTION

faire usage pour la vision à distance; par contre, pour la vision de près, il devra, de préférence, se servir des verres d'un degré moins élevé : si, par exemple, il est atteint d'une myopie de 10 D, les verres dont il se servira pour le travail, ou la vision de près ne dépasseront pas 7 à 8 D.

Voici quelles seront les indications générales à suivre pour un adulte myope qui n'a pas encore fait usage de verres correcteurs : si Ja myopie est faible jusqu'à 3 ou 4 D, on prescrira, pour la vision à distance, le verre le plus faible donnant une vision satisfaisante. Dans la myopie moyenne jusqu'à 6D, on commencera par corriger la vue de loin, par des verres un peu plus faibles que la myopie ; si la lecture se fait en deçà de 25 centimètres, il y aura avantage à prescrire des verres, qui correspondront alors à la moitié de la myopie. Par l'emploi de ces verres, on diminuera l'effort de convergence qu'entraîne une vision Jtrop rapprochée. Ainsi, à un myope de 5 D, on prescrira au début 4, ou 4,50 D, pour la vision à distance, et 2,50 D, pour la vision de près. Après quelques mois, il n'y aura aucun inconvénient à donner la correction totale pour la vision à distance.

Enfin, dans les degrés élevés de myopie, on s'inspirera des mêmes principes. Ainsi, chez un myope de 12 D, on commencera par prescrire des verres de 8 à 9 D, pour la vision à distance, et encore il sera nécessaire de ne faire porter ces verres que pendant quelques heures durant les premiers jours. On pourra, par contre, prescrire la correction totale en face à main.

Pour la vision de près, les verres ne devront pas dépasser 4 à 5 D au début.

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